‹ La doctrine sur la Vierge MArie, ou marialogie de saint Thomas d'AquinChapitre 62 sur 71 · Comp. theoL, c · texte numérisé non relu

Comp. theoL, c

§ 44. — Marie avail l'ail un vœu de perpéluelle virginilé.

La mère du Seigneur ne fut pas seulement vierge et perpétuellement vierge, elle fut de plus une vierge consacrée à Dieu, Elle avait fait un vœu perpétuel de chasteté. Cette consécration élève à une hauteur encore plus sublime la vertu de Marie et lui donne une incomparable valeur. Saint Thomas ne doute pas un instant que la vierge n'ait fait un vœu '.Il en trouve la preuve dans le caractère de la Mère de Dieu et dans les paroles qu'elle prononce (Luc, i, 34). Il fallait que dans la Mère de Dieu fût concentrée toute l'essence de la perfection morale. Marie devait être vierge, mais il fallait qu'elle le fût de la manière la plus parfaite. Or, la virginité n'atteint toute sa perfection que lorsqu'elle se consacre librement à Dieu par le vœu -d'une chasteté perpétuelle -. Ainsi pour correspondre à sa sublime vocation, il fallait que Marie fût une vierge consacrée à Dieu.

1. in. qu. 28, a. 4; IV. dist. 30, qu. 2, a. 1. — Itaque iûter catliolicos concertatio non est, quin B. IMaria virginilatem voverit... Tota ergo coniroversia est, quantlo emiserit hoc votum. Snarez iu III. qu. 28, a. 4, disp. 6, sect. 2, n. 1.

2. In matre Cbristi debebat omuis esse perfeclio. Sed votum virginitatis est de maxiinis perfectiouibus. Ergo non debuit ei déesse. IVdist. 30, qu. 2, a. 1, in contr. Perfec-lionis opéra magis sunt laudabilia, si ex voto celebreutur. Virginitas autem in Matre Dei prœcipue debuit pollere, ut ex supra dictis ratiouibus palet. Et ideo convcniens fuit, ut virginitas ejus ex voto esset Deo consecrata. III. qu. 28, a. 4, c.

DES PPaVILÈGES DE LA MÈRE DE DIEU. 233

Elle ].'a été en effet, et ce n'est que dans cette hypothèse que l'on peut interpréter la question qu'elle adresse à l'Ange, lorsqu'il lui annonce qu'elle concevra et enfantera un fils. (( Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme? » Ces paroles ne donnent pas seulement à entendre que la Yierge était fermement résolue à demeurer dans le célibat, mais encore que sa liberté était enchaînée et qu'il ne lui était plus permis de contracter un mariage. En effet, si jusque-là elle avait vécu dans le célibat, et même si elle avait arrêté dans sa pensée de vivre dans ce saint état, on ne s'expliquerait pas l'espèce d'anxiété qui se révèle dans cette question : Comment cela se fera-t-il? D'où il suit que ces paroles : Je ne connais point d'homme, ne signifient rien autre chose, sinon ceci : Il n'est plus en mon pouvoir de m'unir à un homme, et par conséquent de devenir mère, selon la voie commune de la nature. Car, j'ai aliéné ma liberté, j'ai fait vœu de garder une perpétuelle virginité. La sainte Yierge n'élevait aucun doute sur la véracité, du messager céleste, ni sur la réalité des grandes choses qu'il lui annonçait. Mais elle était anxieuse de savoir comment l'accomplissement de cette prédiction pouvait se concilier avec son sentiment intime^, avec sa résolution et son vœu de perpétuelle virginité '. Pour confirmer son explication,

1. Qui.i plenitutliuem liabuit bumoris graliae, iJeo uon coutenla fuit ?ervare virginilalein modo coiisiielo scil. per coutiiieuliam conjugaleui, sed iillra comuuiiiem usum iu proposito habuil lirmissime iii periieluo servare virgiuUalctn. Uode dixit : « Quomodo fiel istiid,

le Docteur angélique en appelle à l'autorité de saint Augustin, qui dit expressément, que les paroles de la sainte Vierge supposent qu'elle était liée par un vœu : u Elle n'eût certainement point parlé ainsi, dit le Docteur d'IJippone, si elle n'eût fait auparavant le vœu de se consacrer à Dieu, » Annunlianti Angclo Maria rcspondit: Qiiomodo fiel istud, quoniam vlriim non cognosco? Qiiod profecto non dicerct^ nisi prias se Virginem Deo vovisset. » {De s. Virg. cap. iv) '.

§ 4o. — Saint Thomas répond aux difficultés soulevées à propos de ce vœu et du mariasse de la sainte Vierge.

Mais comment concilier un pareil vœu de virginité avec le sentiment qui dominait dans le peuple d'Israël relativement à la haute dignité du mariage, puisque c'était par cette voie que le Messie promis devait venir? Comment concilier ce vœu de virginité avec la

quoniam virum non cognosco? » i. e. non cognoscere propono. Seiino de Nat. B. Virg. (in / Gigli a Maria, 1. c, p. 131, sqq.). Cf. Saarez : 1. c, n. 5.

1. III. qu. 28, a. 4, in cont. De la même manière s'expriment saint Ambroise {in Luc, 1. 2.), Sophrouius, Jean le géomètre, Jacques le moine (Serm. in Deip. annunt.). Voir les témoignages dans Ballerini : {Sylloge mon., II, p. 88, sqq., p. IGo, p. 261, sqq.), saint Anselme (hom. in Luc, 10), Béda [in Luc, c. 1); et avec la dernière précision, saint Bernard (liom. 4, super Missus est, n. 3) : Non dubitat (B. Virgo) de facto, sed modum requirit et ordinem. Nec enim quœrit an fiet istud, sed quomodo. Quasi dicat : Cum sciât Dominus meus, testis conscieutiîE meœ, votum esse ancillœ srix non cognoscere virum, qua lege, quo ordiue piacebit ei, ut fiât istud? etc.

vocation de la femme juive qui devait donner naissance au Sauveur du peuple, et considérait la maternité comme un très grand honneur et la stérilité ou le célibat comme une humiliation insigne ? Comment surtout une vierge de la tribu de Juda, une descendante de la famille royale de David, de cette tige de Jessé qui devait fleurir et apporter la bénédiction promise pouvait-elle faire un vœu de chasteté, au moment même où la promesse était sur le point de s'accomplir et oùle Sauveur attendu était si proche? Bien que l'étal conjugal ait été regardé comme préférable à la virginité, à l'époque précise de l'attente du Messie, il n'en reste pas moins incontestable que le vœu de virginité fut considéré de tout temps comme un état supérieur, plus respectable et par conséquent plus parfait, Yoilà pourquoi la très sainte Vierge qui réunissait en elle toutes les vertus au plus haut degré avait fait un vœu de chasteté. Elle ne s'était point engagée, il est vrai, d'une manière absolue, mais elle avait mis à son vœu une condition tout à fait honorable en ajoutant : « S'il plaît à Dieu qu'il en soit ainsi, ou si sou adorable volonté n'en dispose pas autrement. » Ce ne fut point une hésitation quelconque, une incertitude de conduite qui dicta à Marie cette restriction. Elle voulait rester vierge, s'il lui était permis de le faire. Il n'y a donc point dans ce vœu conditionne! un signe de défaillance morale, mais au contraire une preuve de cette obéissance toujours humble qui se soumet à la volonté de Dieu, alors même qu'elle aspire aux meilleures choses, et qui

lire du respect de cette volonté une plus haute valeur pour la chose promise \

La forme conditionnelle de ce vœu répondait parfaitement à la place qui était faite à Marie dans l't'^conomie de la rédemption. La bienheureuse Vierge se tient sur les confins de l'ancienne et de la nouvelle alliance. Elle est comme l'aurore entre la nuit qui finit et le jour qui commence. Tandis qu' Eve représente la nuit qui couvrit l'humanité, à partir du premier péché, Marie apparaît comme l'aube matinale, comme l'aurore qui annonce le lever du soleil de justice ■. Considéré dans sa substance, son vœu de virginité appartient à la nouvelle alliance ; considéré dans sa forme, et en tant qu'il renferme une condition, son vœu est conforme à l'esprit du temps où elle vécut •". 11 fallait que Marie comme Mère de Dieu

1. In Beata Virgiue debuit apparere omne illud quod perfectionis fuit. Virgiuitas autem, quamvis in se optima, tameu pro tempore illo ei matrimoniuui praeferebatur propter exspectationem benedicti seruinis per viam generaliouis vcnturi; et ideo Ueata Virgo vovit virginilateiu tanquam oplimuni et sibi acceplissimum ; non taraen siuipliciler, sed sub couditioue houestissima, hac scilieet, nisi Deus aliter ordinaret : uec istam condilionem apposuit, ut dubitaret an vellet virgo permanere, sed an deberet. IV. dist. 30, qu. 2, a. 1, sol. 1; ib. a. 3, 6m. — B. Virgo angebatur inter duo. Ex una enim parte angebatur propter maledictum legis, cui subjacebat sterilis ; ex alia parte angebatur propter propositum servaudee castitatis : et ideo virginitatem proposuit, nisi Dominas aliter ordinaret : unda divinse dispositioui se commisit. In Matth., c. 1 (l. c).

2. In Ps., XVII! (Ed. Vives, vol. 18). — 1. II. qu. 103, a. 3, 4™.

3. Beala Virgo fuit coufinium veteris et novae legis, sicit auroru diei et nuctis; et ideo votum ejas sapuit novam legem, in quantum

atteignît une hauteur de perfection morale et de vertu qui dépassât de beaucoup le niveau de l'ancien Testament, où la virginité n'était point comprise. Il fallait d'un autre côté, que l'on vît commencer avec elle cet idéal de vertu et de perfection qui est propre à l'Evangile. Si la plénitude de la grâce ne se montre complète que dans la personne de Jésus-Christ, nous en voyons toutefois le commencement dans la Vierge sa mère \ Le Christ marche le premier dans la voie des conseils évangéliques, mais pourtant nous le voyons en quelque sorte précédé par sa mère. Il y avait d'ailleurs une union tellement intime entre le fils et la mère, que la perfection du modèle réalisé dans la vie du Christ devait avoir comme son premier trait dans la perpétuelle virginité de sa mère. D'autres femmes, sans doute, ont gardé la chasteté avant Marie, mais elle est la première qui ait consacré à Dieu sa virginité par un vœu. Celle du sein de laquelle est sortie la fleur féconde du lis par excellence, devait d'abord contenir en elle la première semence de la vertu des Anges ^ La première, elle a arboré dans le

virginitatem vovit, et veterern, in quantum conditionem apposuif. Ibid. 1".

1. Sicut gratise plénitude perfecte quidem fuit in Christo, et lanien aliqua ejiis inchoatio prfccessit in niatre : ita etiam observatio consiliorum, qnse per gratiam Dei lit, perfecte quidem incepit in Christo, sed aliquo modo fuit inchoata in Virgine matre ejus. III. qu. 28, a. 4, 2™. — Perfeclio consiliorum quantum ad consummationem incipere debuit a Cbristo; sed quantum ad aliquam inchoationem convenienter a matre ejus incepit. IV. dist. 30, qu. 2, a. 1, 2™.

2. Quia ipse [se. Christus) est lilium Cant., ii : « Ego flos canipi et

monde l'étendard de la virginité ' ; elle est la racine sur laquelle ont poussé les rameaux innombrables qui se sont étendus dans toute l'Eglise ". Voilà pourquoi, en sa qualité de « Reine des vierges, » elle a le droit de conduire le chœur des vierges qui suivent l'Agneau partout où il va ^.

La très sainte Vierge fut donc consacrée à Dieu, mais elle fut en même temps, d'après la coutume et la loi de l'ancien Testament, fiancée et mariée. Avant de conclure ses fiançailles avec Joseph, elle avait résigné entre les mains do Dieu la disposition de son avenir. Lorsque Dieu lui eut révélé qu'il agréait sa résolution de demeurer vierge, elle fit, en même temps que son virginal époux, un vœu formel et sans condition de garder la continence dans le mariage. Cette promesse était faite, lorsque l'Ange vint lui annoncer qu'elle serait mère de Dieu. De là, il est fa-

lilium convallium. » Is. xxxv, in f. (1. c.) — Hsec est euim flos campi, de qua ortum est preliosum lilinm convallium. S. Ang. Seum. ii, de annunt.

1. Ipsa (se. Virgo Maria) castitateni elegit edocta a Deo, non iaducta humano exemple vel scriptura aliqiia vel exteriori verbo. De erud. priuc. lib. V, c. 50. — Egregia Maria, quoe signum sacrœ virginitatis extulit et iotemeratae virgiuitatis piura Chrlsto vexillum levavit. S. Ambrosiiis : De insl. Vv-g., c. 5. Cfr. S. Bernard. : Hom. III, super Missus est, n. 7; Suarez in III. qu. 28, a. 4, disp. 6, sect. 3.

2. Ipsae (virgines) velut ex illa radiée ceu virginal pendent rami. Athan. Fragm. In Luc, i, 46.

3 u Adducentur régi virgines post eam» i. e. post B. Virginem, quia ad Cbristum ejus virgines addueentur ad servandam castitalem et ad exercitium aliarum virliitum. Et hœ sunt proximse ejus scil. B. Virginis, et bœ afferenlur. In Ps. xliv, (1. c.)

cile de comprendre la réponse pleine de décision qu'elle fit à la salutation du messager céleste ' : Je ne connais point d'homme, virum non cognosco. (Luc, i, 34.) Cette parole exprime clairement la situation qu'elle a prise par ses fiançailles avec son chaste époux. Cette déclaration précise faite par l'épouse de vouloir demeurer vierge suppose nécessairement le plein consentement de l'époux.

Mais comment concilier un vœu de chasteté avec un vrai mariage? Le mariage de Marie avec Joseph n'aurait-il été qu'une union fictive et non point un vrai mariage ■ ?

En s'appuyant sur l'Ecriture et les Pères, saint Thomas enseigne positiv^ement qu'il y eut entre la

1. Verum quia tempore legis oportebat generalioui insistere tam mulieres quam viros, quia secundum carnis originem cultus Dei propagabatur, antequam ex illo populo Christus nasceretur, Mater Dei non creditur, antequam desponsaretur Joseph, absolute virginitalem vovisse : seJ licet eam in desiJerio habueril, super hoc tamen voluntateiu suaoi divino comxnhil arhilrio. Postynodutn vero accepto sponso secundum quod mores illius temporis exigebant, simul cnm eo votum virrjinitatis emisit. III. qu. 28, a. 4, c. — Quia videbatur esse lege prohibilum non dare operam ad reliuquendum semen super terram, ideo non simpliciter virginitalem vovit Dei Genilrix, sed sub conditione, si Deo placeret. Postquam autem ei iyinotuit hoc esse Deo acceptum, absolute vovit, antequam ah Anyclo annuntiaretur. Ib. 1"'. ; it. 3". Voir sur ce vœu condiLionnel IVxplication de Suarez in III. qu. 28, a. 4, disp. G, sect. 2.

2. Sed quomodo fuit matrimonium? Votum enim impedit matrimonium conlraheudum, et dirimit conlractum. Cuœ ergo Beata Virgo vûverit virgiailatem, uullum videtur fuisse matrimonium. Prœterea consensil in carnalem copulam, si fuit matrimonium. In Matth., c. 1 (1. c.)

2i0 LA DOCTRINE SUR LA VIERGE MARIE.

Vierge Marie et Joseph un mariage véritable et parfait, l)ien que les deux époux fussent demeurés dans la continence. L'évangile appelle Joseph a l'époux de Marie » et Marie «l'épouse de Joseph. » Il nous les mon; tre vivant dans une intimité si grande qu'aux yeux de l'opinion publique ils passaient pour les parents du Seigneur \ D'après le témoignage de saint Jérôme, de saint Ambroise, de saint Augustin, de saint Jean Chrysostûme et d'autres encore, la tradition de l'Eglise a constamment enseigné que ce mariage virginal n'en fut pas moins un réel et véritable mariage ^. Comment ne serait-il point véritable et parfait, si l'on considère l'essence du mariage, qui consiste dans le consentement mutuel 3t librement donné d'instituer une vie commune? Comment ne serait-il pas véritable et parfait, si l'on envisage la fin du mariage, en tant qu'elle se rapporte à l'entretien et à l'éducation des enfants, et non point directement à leur procréation ' ?

1. Per matrimonium non dicuntur aliqui conjnges, nisi sit perfectum. Sed Alaria dicitnr coîij iix ioseph, Matth., i. Ergo fuit inter eos perfectummatrimonium. IV. dist. 30, qu. 2, a. 2, in contr. ; III. qu. 29 a. 2, c.

2. Les témoignages des ?aiDts Pères sont rapportés dans saint Thomas Le.

3. Matrimonium sive conjiigium dicitur veriim ex hoc quod suam perfectionem attingit. Duplex est aulem reiperfectio, ^^rzwza etsecunda. Prima quidem rei perfeclio consistit in ipsa forma, ex qua speciem sortitur. Sec!/??fZa vero perfeclio consistit in operatione rei, per quam res aliqualiter snum finem attingit. Forma autem malrimouii consistit in qiiadam indivisibili conjuuctione animorum, per quam unus conjugum iudivislbiliter alteri fidem servare tenetur. Finis aulem

DES PRIVILÈGES DE LA MÈRE DE DIEU. 2 il

La sainte Vierge consentit à une union conjugale qui donnait aux deux époux une communauté de droit, sans toutefois consentir à l'usage de ce droit. Qui ne sait que le droit peut subsister, sans qu'on l'exerce et que la propriété demeure au propriétaire, sans qu'il en fasse usage? Il en est de même du mariage et de sa consommation \ Le mariage de Marie et de Joseph fut donc un vrai mariage, si l'on considère ce qui en est la perfection essentielle ; tandis que ce qui lui manque n'eu est qu'un caractère accessoire ^. Ce n'est point en effet, dans le but d'engendrer un homme mortel, « né de la chair ou de la volonté de l'homme, » que ce mariage fut conclu, mais pour que, àla faveur de cette union, la Vierge puisse enfanter, et nourrir l'Enfant divin, le fruit surnaturel produit par l'opération du Très-Haut ^. Voilà pour-

matrimonii est proies generanda et eJucanda; ad quorum primum perveoitur per coasensum coiijugalem : ad secundum per alia opéra viri et uxoris, quBe sibi invicem obsequuntur ad prolem nutriendam. Sic igitur dicendiim est, quod quantum ad primam perfedionern, omnino verum fuit malrimonium Virijinis matris Dei et Joseph; quia uterque consensit in copulam conjugalem, uon autem expresse in copulam carnalem, nisi sub condilione, si Deo placeret... Quantum vero ad secuudam perfectionem, quae est per actum matrinionii, si hoc referatur ad carnalem concubilum, per quem proies generalur, non fuit illud lïiatrimonium consunimatum... Habuit tamen illud matrimonium eliam secundam perfectionem, quantum ad jjrolis educationem. III. qu. 29, a. 2, c.

1. IV. dist. 30, qu. 2, a. 1, sol. 2, 3"'. It. m Matth., c. 1, 1. c.

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