‹ La doctrine sur la Vierge MArie, ou marialogie de saint Thomas d'AquinChapitre 63 sur 71 · Ibid. a. 2, c · texte numérisé non relu

Ibid. a. 2, c

3. Proies non dicitur bonum matrimonii solum in quantum per matrimonium gcneratur, sed in quantum in malrimonio suscipitur eteducatur; et sic bonum illius matrimonii fuit proies illa, et non

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i242 LA DOCTUINE SUR LA VIERGE MARIE.

quoi nous sommes autorisés à dire avec saint Augustin qu'il ne manque à cette union typique aucun des biens qui appartiennent à l'essence du mariage, ni la fécondité, ni la fidélité, ni le lien surnaturel qui consacre l'union des âmes '. C'est dans ces conditions que la sainte Vierge, conformément à la coutume de sa nation et à l'ordre de Dieu, contracta un vrai et réel mariage, tout en gardant inviolablement sa virginité, puisque son époux avait fait le même vœu qu'elle -. Ainsi Marie, qui était à la fois vierge et vraie Mère du Christ, jNotre-Seigneur, fut aussi vouée et consacrée à Dieu, et pourtant la véritable épouse de Joseph. Comme vierge, elle est le type de la vie con-

primo modo. Nec tamen de adulterio natus, uec filius adoptivus, qui in matrimouio educatur, est bonum matrimonii: quia matriuaouium non ordinatur ad educationem illorum, sicut hoc matrimonium fuit ad hoc ordinatum spécialité)', quod proies illa susciperetia- in co et educavetw. IV. dist. 30, qu. 2, a. 2, 4>n.

1. Nonne fuit verum matrimonium? Diceudum, quod sic, quia ibi fuerunt tria bona matrimonii. Proies, ipse Deus; fides, quia uullum adulterium ; et sacramentum, quia iudivisibilis conjunctio auimarum. In Matth., c. 1, 1. c. It. III. qu. 29, a. 2, (en s'appuyant sur saint Augustin : De nuptiis et conciip. \. I. c. IL).

2. Beata Virgo autequam contraheret cum Josepb, fuit cerLiQcata divinitus, quod Joseph in simili proposito erat, et ideo non se commisit periculo nubens. IV. dist. 30, qu. 2, a. 1, sol. 2, 2™.; ibid. a. 2, !"•. Beata Virgo mater Dei ex familiari instiuctu Spiritus Sancti credendaest desponsari voluisse, confideus de diviuo auxilio, quod nunquam ad carnalem copulam perveniret. Hoc tamen divino commisit arbitrio. Unde in nullo detrimeutum passa est virginilas. III. qu.29, a. 1, 1"'. — Cfr. Suarez in III. qu. 29, a. 2, disp. 7, sect. 1. — Vega : Tlieol. Mar., Pal. 22, cert. 2, n. 149G sq. — Novatus : De eminentia Deip., t. II, c. 6, qq. 1-3.

templative, comme épouse, elle est le modèle de la vie active. Elle unit dans sa personne ce double état de vie \ et en accomplit les devoirs.

A cette première question se rattache la suivante : Si Jésus-Christ a vouln naître d'une vierge, pourquoi fallait-il que sa mère lut fiancée-'? Quelles sont les raisons de ce mariage virginal ?

Les saints Pères allèguent un grand nombre de raisons que saint Thomas groupe sous trois points de vue principaux :

Il fallait, dit-il, que la Mère du Christfùtune vierge engagée dans le mariage, soit que l'on considère la personne du Christ, ou la personne de sa mère, ou notre propre avantage.

11 convenait que le Christ naquît d'une femme légitimement mariée pour quatre motifs principaux : pour ne pas donner à ceux qui n'ont pas la foi l'occasion de le diffamer, de le mépriser et de le rejeter en raison de sa naissance ; pour continuer et clore la série généalogique de ses ancêtres selon la ligne masculine ^ ; pour dérober à la connaissance des puissances ennemies le mystère de l'incarnation du Fils de Dieu et le commencement d'exécution du plan de la Rédemption * ; enfin pour donnera l'Enfant-

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