In Malth., c. 1. (l. c
4. Ut parlus ejus diabolo celareUir, uc scillcet, si ipse sciret, impediret passioueui ejus et frucluiu uostra» redeiupUonis. Ib. (p. 13). Malritnouiuiu est pallium, quo Beala Virgo usa est, quo occullaret
Jésus dans la personne de saint Joseph un père nourricier et un protecteur.
Il fallait que la très sainte Vierge fût engagée dans le mariage pour être à l'abri des châtiments dont la loi frappait la femme péclieresse ; pour écarter de sa personne toute apparence d'un soupçon infamant ', et pour mettre sa virginité dans une plus vive lumière " ; enfin pour (ju'elle eût dans la personne de son chaste époux un aide fidèle et dévoué qui la protégeât pendant l'exil, qui la ramenât dans sa patrie, et pourvût à ses besoins par le travail de ses mains.
Mais c'est aussi à cause de nous-mêmes que ce ma-
cœlfistera coneeplum : sub lioc pallio celaliim c?t^diabolo luyslerinm redeniptioûis nostrae. De erudit. princ, (EJ. Vives, vol. 27).
1. Ce résultat fut pleiuemeut obtenu par les fiançailles conclues entre Marie et Joseph. Car, selon le droit matrimonial des Juifs, les relations qui s'établissaient entre les fiancés différaient à peine, au point de vue du droit, de celles qui naissaient du mariage, (voyez sur ce point Patrizzi : De jirima angeli ad JosepJium legatione, cl., et Grimm : UUnilé des Quatre Evangiles, page 240, ou : Éistoire de VEnfant Jésus, page 123). Ce dernier auteur fait cette remarque : C'est seulement en se plaçant à ce point de vue que, à partir du jour des fiançailles où les futurs époux s'appartiennent réciproquement, que fut atteint le résultat voulu de ménager l'honneur de la mère et du fils, en faisant naître le Messie d'une vierge fiancée. Cette seule circonstance que deux fiancés sont exempts de toute censure, soit que la fiancée se rende dans la maison de son futur époux, comme saint Thomas et saint Chrysostôme le pensent (III. qu. 29,' a. 2, S"".), soit qu'elle ne s'y rende pas, suffit pour détourner de la sainte famille tout soupçon fâcheux qui eût rejailli sur la personne du .Messie lui-même.
2. Conveniens fuit matrem Christi niatrimonio esse junctam... ut major perfectio virginitatis in Beata Virgine osteuderetur, dum in ipso matrimouio virgo permansit.
riage de la très sainte Vierge a été contracté. Dieu voulait donner un fondement inébranlable à notre foi dans le témoignage de saint Josepb en faveur de la fidélité inattaquable de sa virginale épouse, comme aussi dans le témoignage de cette Vierge elle-mèjne qui a d'autant plus de poids, de la part d'une personne mariée, qu'elle n'a plus de motif de mentir pour mettre son honneur à l'abri '. Eu outre, puisque Marie garde, la continence, même dans le mariage, il n'y aura plus d'excuse pour celles qui n'estimeraient pas assez le prix de la virginité ; ou qui seraient tentées déconsidérer l'union conjugale comme la seule source féconde de la vie humaine. Il fallait aussi que le mariage de la AJère de Dieu avec saint Joseph fût pour nous le symbole vivant du mariage du Christ avec son Eglise ^ Enfin, il fallait anoblir à la fois dans la
1. Si enim non fuisset desponsata et diceret se es?e virginem cum esset impraegnata, non viJerelur ob aliud dicere, nisi ut celaret crimen adulterii. Sed cum desponsata erat, non habebat necesse mentiri. El ideo magis esset credeudum ei. In Mallh., c. i, (1. c).
2. Conveniens fuit, Christum de de.tpoiisata Virgine nasci, tuni propter ipsum, tum propler matrem, tu m etiam propter nos. Propter ipsum quidem Cliristuiu quadruplici ralione. Primo quidem, ne ab infidelibus tanquam illégitime natus ahjiceretur... Secundo, ut consueto modo ejus geuealogia per virum describeretur... Tertio ad tutelam pueri nati, ne diabolus contra eum veliemenlius nocumeuta procuraret. Et ideo Iguatius dicit, ipsam fuisse desponsatam, ut partus ejus diabolo celaretar. Quarto, ut a Joseph nutriretur; uude et pater ejus dictus est, quasi nutritius. Fuit eliam conveuieus ex parte Virgiuis. Primo quidem, quia per hoc redditur immunis a pœna; }ie scilicet lapidarctw a Judœis tanquam adnUcra, ut Ilieronymus dicit... Secundo, ut per hoc ab iufamia liberaretur... Tertio ut ei a Joseph ministcrium exhiberetur, ut ilieronymus dicit. Ex parle eliam nostra
personne de la Mère de Dieu et l'état virginal et l'état de mariage '. Il fallait que la très sainte Vierge nous montrât la femme dans les trois conditions où elle peut s"élever à la plus haute perfection, la vierge, la mère et l'épouse; et qu'ainsi elle devînt, sous ce triple rapport, le modèle accompli des vertus de son sexe -.
hoc fuit conveniens. Primo quidem, quia testimonio Joseph comprobatum est, Christum ex virgine catum... Secundo quia ipsa verba Virginis luatris magis credibilia redduntur suam virginilatem asserentis... Tertio ut tollereUir excusalio virginibus, quœ propter suam incautelam non vilant infamiam... Quarto quia per hoc significatur universa Ecclesia; quœ cuni virgo sit, desponsata tamen est uni viro Chrigto, ut August. dicit iu lib. de sancta Yirginjtate. Potest etiam ei quiuta ratio esse, quo<l Mater Doniini fuit desponsata et virgo; quia iu persona ipsius et virginitas et niatrimonium honoratnr, contra haereticos alteri horum detrahentes. III. qu. 29, a. 1, c. Cfr. IV. dist. 30, qu. 2, a. 1, qu. 2, sol. 2; qu. 3, sol. 3. — In Malt/i., c. 1, (1. c).
1. Christus sua nativilate debuit ita virginitatem commendcre, quod nuptiis non derogaret. Non autem ruelius potuit utrumque approbare quam ut de virgine nupta nasceretur. IV. dist. 30, qu. 2, a. 1, qu. 2, in c. — Hune ordincra Beata Virgo inlrare voluit, licetproposuisset servare virgiuilatem, quod non paruoi fuit ad houorem malrimonii : noluit Deus Filius carnein ex ea sumere, nisi donec esset in niatrimonio. De erud. priticipum 1. c.
2. Sicut virginitas et fœcunditas iu Virgine conjuncta fuerunt, ila decuit statum virginitatis et conjugii summa perfectione in eadem Virgine copulari. Nam ex virginitate habuit sunimam corporis et spiritus puritateoi et integrilatem ; ex niatrimonio vero societatis et unitatis viuculuœ, et subjectionem ac obedientiam, quam uxor marito débet. Quo factum est, ut et utrumque statum non iguoraverit et tam virginum quam conjugum fuerit exemplar, Suarez 1. c. n. 3, ia fin.