‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 23 sur 44 · SCÈNE VH · texte numérisé non relu

SCÈNE VH

Sans doute.

VARNi"!!.

HERMANN

Et lu consens à nous donner ta fille ?

• VARNER.

Je t’ai dit que j’étais tout prêt à l'accorder:

Mais commence d'abord par me la demander.

HERMANN

Tu vois que pour cela je suis venu bien vite.

C’est donc conclu : je vais l’apprendre Ji Marguerite.

HERMANN

Attends un peu.

VARNER.

Pourquoi?

HERMANN

Mais pour que nous voyions A nous mettre d’accord sur les conditions.

VARNER.

Sur les conditions ?

HERMANN

Je dois d’abord t’apprendre, Varner, ce qu’à sa femme apportera ton gendre.

VARNER.

Bon ! ce que tu voudras; tout sera pour le mieux.

HERMANN

C’est parler en enfant : sois un peu sérieux.

Des choses de la vie acquiers donc la science ;

Aux amants la tendresse, à nous la prévoyance.

VASMEB.

Ehl bien, parle ; ton fils?... J’écoute, hâte-toi.

HEBMAJKN.

Je suis riche ; il aura ma fortune après moi.

Quoique mineur encor, je prétends, en bon père.

Le rendre possesseur de celle de sa mère.

Dont vingt mille ducats composent le total.

Voilà, mon cher ami, son apport conjugal.

Es-tu content?

V4RNER.

Hermann, je sens mon impuissance A t’exprimer ma joie et ma reconnaissance.

Digne ami 1

BEILMANN.

Pour conclure, il ne faut plus qu’un mot.

De ta fille, dis-moi, quelle sera la dot?

VARNER.

Plalt-il?

HERMANN

Il te faut bien, toi, donner quelque chose.

Que me proposes-'^?

Ce que je te propose?

Comme toi ce que j’ai, mais après moi.

HERMANN

Fort bien ;

Et pendant ton vivant !

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