SCÈNE XI
JÜA8GUBRITE.
Qu'il faut nous dire adieu.
FBÉUBRIC.
Monsieur Varuer a dit?...
CATHERINE
Qu’il fallait être eu joie.
Que tout allait au mieux.
MARGUERITE
Faut-il que je le croie, Quand il me dit cela d’un air tout consterné?
FRÉDÉRIC
Comment?
CATHERINë.
Oui , comme nous vous seriez étonné.
Si vous aviez pu voir sa mine singulière :
Il avait en parlant un ton, mie manière...
Enfin il est allé nous ne savons pas où,
Sans nous en dire plus et comme ù moitié fou.
Il m’a presque grondée.
Nest-ce pas?
FRÉDÉRIC
O ciel !
CATHERINE
Mauvais présage.
MARGUERITE
C’en est fait de notre mariage !
Votre père n’a pas consenti...
FRÊDÉniO.
Vous croyez?
Ecoutez, Marguerite : oui, je jure à vos pieds Que mon amour Jamais ne trahira le vôtre,
Que je mourrai plutôt qu’ôtre l’époux d’un autre.
Et qu'arrivé bientôt à ma majorité.
Rien ne m’empêchera...
MARGUERITE
Non, j’ai trop de fierté,
Frédéric, sachez mieux juger mon caractère.
Pour épouser un fils sans l’aveu de son père.
Quand par une famille on se voit rejeter.
Oui , l’affront est cruel ; Mais il faut l’accepter ; *
* Et je ne veux pas, moi, que jamais on m’accuse De voler sans pudeur un nom qu’on me refuse,
* Et de vouloir, d’un père osant braver la loi,
Entrer dans la maison qu’il ferme devant moi.
FRÉDÉRIC
Vous vous opposeriez à mon vœu légitime?
Mon amour?...
, MARGUERITE
J’aime mieux encore votre estime.
FRÉDÉRIC
Vous me désespérez en me parlant ainsi.
SCfîNE XII.