‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 35 sur 44 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

VARNER, seul, s’asseyant sur des livres il droite.

Ah ! je suis libre enfin d'exhaler ma douleur ;

Qu’à son aise du moins mon pauvre coeur gémisse. Le voilà consommé le cruel sacrifice,

Et vendus à Muller, ces livres que je voi.

Aujourd’hui, déjà même, ils ne sont plus à moi !

Il passe en d’autres mains, le bien héréditaire,

Dont, seul, je fus longtemps l’heureux propriétaire : J'ai signé; c'en est fait. Bientôt je n'aurai plus Qu’un vulgaire logis, des murs vides et nus.

Redemandant sans cesse à ma triste pensée Leur ancienne parure et leur gloire passée.

(Se levant.)

O vous, hôtes chéris de ce modeste lieu.

Recevez aujourd’hui mon éternel adieu.

Loin de vous maintenant que veut-on que je fasse ?

. Je savais de chacun le rayon et la place,

Et promenant sur tous un regard amoureux,

Rien qu’à les contempler je me sentais heureux. Oui, je goûtais, auprès de ces esprits sublimes,

Le doux enchantement des entretiens intimes.

Nous ne causerons plus ensemble désormais ;

Le bonheur d'un enfant le veut : je me soumets.

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