SCÈNE III
PBÉDBKIC, qui Bsl descendu à gauche.
Monsieur Varner...
YAB>ER.
C'est toi ! Comment ai-je pu faire Poûr ne te pas voir ?
CALHERrS'E, à part.
Oui, c’est étonnant, cela.
Il est SI peu distrait.
VARNER, à Marguerite.
Savais-tu qu’il fût là ?
(A Frédéric.)
Bonjour, mon cher enfant... Mais va prendre une chaise. •
FRÉDÉRIC
Monsieur...
VARNER.
Point de façons; mets-toi donc à ton aise.
Catherine, une chaise à Frédéric... va donc...
A quoi rêves- tu là ? N’entends-tu pas?
CATHERINE
Pardon,
.le vous entends très-bien : vous voulez une chaise ’t*
VARNER.
Pourquoi n’en pas donner?
CATHERINE
C’est, ne vous en déplaise.
Que nous n’en avons pas une qu’on puisse offrir,
A cause des bouquins qui les viennent couvrir.
En voilà des monceaux... Voulez-vous qu’on les ôte ? •le vais...
VARNER.
Garde-toi bien de toucher à mon Piaule.
Alorjj...
VARNEH.
Ne donne pas de siège, voilà tout.
(A Frédéric.)
Du reste, pour causer on est bien mieux debout Des livres, que c’est beau ! ,
CATHERINE
J’aimerais mieux des rentes.
VARNER.
Voilà bien des propos de femmes ignorantes.
CATHERINE
Tout beaux qu’ils sont pour vous, vous n’en trouveriez pas. Si vous vouliez les vendre un jour, cinq cents ducats.
VARNER.
Oui ? demande au plus fort libraire de la ville,
Muller, qui m’en offrait hier encor six mille.
CATJtBRINE.
Comment? Vous n’avez pas sur-le-champ accepté ?
VARNER.
Eh ! ce n’est pas le tiers de ce qu’ils ont coûté. CATHERINE.
Cette bibliothèque?...
VARNER.
Est d’une valeur rare.
Ne crois pas que jamais d’elle je me sépare ;