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C. Sauvageau. — Remarques sur les Spkacélariacées

cellules inférieures sont divisées suivant la hauteur, mais sur les

Fig- 17. — Sphacelaria olivacea Piings., d’Helgoland. — A, Portion du thalle rampant vu de dessous. — B, Portion du thalle rampant vu de dessus; les quatre cellules à contour plus épais étaient les points d’insertion de filaments dressés. — C, Portion d’une file radiale dissociée. — D, E, Coupes dans le thalle rampant montrant des sporanges de Sphaceloderma. — Et G , Fragments de filaments dressés pour montrer les péricystes et la variation de hauteur des articles secondaires. — H, Coupes transversales à la base des filaments dressés. — J, Sporange pluriloculaire sphérique mûr. — K, Sporange pluriloculaire allongé-piriforme non arrivé à maturité ( A à K, Gr. 150; les péricystes sont indiqués par un pointillé et par la lettre p).

parties disséquées, les files verticales sont simples (fig. 1 7 C) comme dans un Lithoderma . Sur les parties planes de la Lami-

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naire, les thalles sont bien réguliers, mais dans les points où sa surface est usée, échancrée, ils pénètrent dans toutes les cavités et les comblent entièrement.

Les pousses dressées n’émettent point de rhizoïdes, et le thalle horizontal s’étend uniquement par cloisonnement marginal ; il a souvent une plus grande épaisseur entre les pousses dressées, où les rangées verticales de cellules tendent à s’élargir au sommet ; selon toutes apparences, certaines d’entre elles, dépassant les autres, s’étalent à leur surface, et sont l’origine d’un thalle nouveau, rampant, superposé au précédent. Les thalles se recouvrent en s’enchevêtrant, et avec moins de régularité que dans le Battersia ; ils vivent longtemps, car on trouve d’autres Algues intercalées entre les strates. Comme dans les Cladostephus, Chætopteris... etc., les pousses dressées sont caduques tandis que le thalle rampant, ou Sphaceloderma , est vivace.

Pringsheim a trouvé les sporanges uniloculaires et pluriloculaires des filaments dressés réunis sur les mêmes individus ; M. Kuckuck, au contraire, les a rencontrés sur des individus séparés (i). Tous les sporanges uniloculaires que j’ai vus étaient ovoïdes ou presque sphériques, relativement volumineux, de 85-105 jj- sur 70-85 y., portés par un pédicelle court, souvent de trois cellules. Sauf quand le pédicelle pousse sur une troncature, il est porté par un péricyste; j’ai vu jusqu’à sept péricystes successifs produire chacun un pédicelle. Je n’ai vu aucun pédicelle ramifié sur la plante d’Helgoland, à l’inverse de celle de M. Reinke.

D’après Pringsheim, les sporanges pluriloculaires sont sphériques, et portés par des pédicelles plus longs que les uniloculaires. Mais M. Kuckuck [94, fig. 5, B ] a ajouté qu’ils sont très variables dans leur forme, de l’état sphérique à l’état piriforme, les premiers étant cependant plus fréquents. Sur les touffes de éù olivacea récoltées en 1893, que M. Kuckuck a eu l’obligeance de me communiqner l’année dernière, je

1. Il est fort possible que les deux cas se rencontrent. Mais Pringsheim dit que tous les sporanges uniloculaires qu’il a vus étaient vidés. Or, il ne m’a pas semblé que les sporanges uni- et pluriloculaires du .S*, olivacea puissent se distinguer les uns des autres avec certitude quand ils sont vidés depuis un certain temps, d’autant plus que la différence de longueur des pédicelles dont parle Pringsheim n’est nullement constante. On peut se demander si Pringsheim n’a pas considéré, comme étant uniloculaires, des sporanges pluriloculaires vidés.

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