REMARQUES SUR LES SPHACÉLARIACÉES
{Suite.)
Par M. Camille SAUVAGEAU.
G. — Sphacelaria britannica Sauvageau mscr.
(S. olivacea Traill, Batters, etc...)
L’Herbier Thuret en renferme deux exemplaires récoltés à Berwick-on-Tweed par M. Batters, qui les rapporte, comme M. Traill, M. Holmes... etc., au S’, olivacea de Dillwyn. L’un, du 27 janvier 1887, donné directement à M. Bornet, l’autre, de janvier 1888, distribué par Hauck et Richter dans le Phykotheka universalis sous le n° 320. J’ai étudié un fragment de chacun. La plante ne peut être rapportée ni au S1, radïcans de Harvey ni au S1, olivacea de Pringsheim, et le S1, olivacea de Dillwyn n’étant pas reconnaissable, je propose pour la plante écossaise le nom nouveau de britannica .
La plante forme des gazons feutrés de plusieurs pieds d’étendue, sur des rochers abrités, à l’ombre, ou dans des grottes, au niveau supérieur de la marée. Les filaments dressés, enchevêtrés, sont mous, souples, flexueux, de un centimètre environ de hauteur; leur largeur, très irrégulière sur un même filament, varie de 14 à 30 y.; certains présentent même çà et là des sortes de renflements atteignant 40-45 [i.. Les articles secondaires, souvent un peu moins hauts que larges, de 10-16 sont simples, ou présentent une cloison longitudinale, moins souvent deux (fig, 16, C à Zi), mais ne sont pas cloisonnés transversalement. La ramification, très irrégulière, sans distinction entre axe et branches, est très variablement divariquée, comme il