Le combat fut autorisé par Lazare
2. Il faut entendre par plumes les lames de fer disposées comme des rayons à l'extrémité des masses d'armes.
assaillir Lazare. Murat-SoIiman est à leur tête. Ils pillent, ils brûlent villages et villes.
Lazare ne peut endurer leur ravages ; il rassemble son armée. Il appelle à lui Vuk Brancovicii; il appelle le béros Milosch Kobilich.
Il prépare un festin de princes, car princes sont les conviés du festin. Quand ils eurent bien bu du vin, il parla ainsi aux seigneurs assemblés :
— Écoutez, mes héros, vous ducs et princes, mes braves éprouvés, demain nous attaquerons les Turcs. Nous obéirons à Milosch Kobilich.
» Car Milosch est un preux chevalier : Turcs et chrétiens le redoutent; il sera le voïevode* devant l'armée ; et après lui, Vuk Brancovich.
Ces paroles sont amères à Yuk; car il ne peut plus voir Milosch. Il appelle Lazare, et lui parle en secret.
— Ne sais-tu pas, gracieux seigneur, qu'en vain tu as réuni tes soldats? Milosch Kobilich te trahit: il sert le Turc, il a menti à sa foi.
Lazare se tait; il ne répond rien; mais, à la fin du souper, Lazare boit dans la coupe d'or. Ses larmes coulent en gouttes pressées, et c'est ainsi qu'il devise doucement :