‹ La double vieChapitre 7 sur 26 · LES PROMESSES DE TIMOTIIÉE · texte numérisé non relu

LES PROMESSES DE TIMOTIIÉE

Certes il y avait dans ces mésaventures autre chose que de la fatalité ; quand mùme le flair quf? j'avais pu acquérir dans de précédentes épreuves ne m'en aurait pas averti, ma raison, ma mémoire m'en fournissaient la preuve manifeste. En comparant la chaleur des protestations de Timothée à la timidité de ses réponses après que je l'eus mis en demeure de s'exécuter, il n'était pas douteux que le Toulousain après s'être ridiculement vanté par l'effet de l'ostentation innée chez ses compatriotes , n'osait par le même motif en convenir et préférait me leurrer indéfiniment, plutôt que de m'avouer franchement qu'il s'était trop avancé. Or, j'étais par une expérience récente, trop habitué à la mauvaise chance pour qu'un nouveau mécompte me pesât beaucoup ; mais il me paraissait inutile et môme dangereux de rester plus longtemps dans l'incertitude. J'étais d'ailleurs choqué de l'idée que je servais la vanité d'un sot en prolongeant inutilement vis-à-vis de lui le rôle de solliciteur.

J'écrivis donc à Timothée une lettre polie, mais significative, où laissant percer le soupçon de son embarras, je lui offrais de reprendre sa parole ; j'ajoutai que j'irais moi-même chercher sa réponse à l'heure qu'il m'avait indiquée le jour précédent , quatre heures.

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