LES PROMESSE> DE TIMOTHÉE
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Cependant une scène désolante se passait chez moi.
Le propriétaire à qui la veille, fort de la promesse de Timothée, j'avais parlé sur le ton d'un homme prêt à payer, voyant s'écouler le délai prescrit, était entré comme la tempête au moment même où la malade reposait après une nuit de délire. Mon absence, qui lui parut une preuve de mauvaise foi^ mit le comble à son exaspération. Il protesta bruyamment qu'il entendait n'être pas davantage dupe de mes défaites, et comme la garde s'avançait pour le supplier de ne pas troubler le sommeil de la malade dont le lit se trouvait dans la pièce voisine , il ne feignit pas de dire que cette maladie n'était qu'un prétexte de plus, un piège tendu à sou humanité et dont il aurait raison sur-le-champ , comme de tout le reste.
La malade éveillée en sursaut, indignée autant qu'effrayée de ses menaces, avait fait un effort pour se lever et était retombée à terre contre son lit, en proie à une crise affreuse.
C'est à ce moment que j'arrivai , averti par un pressentiment de la nécessité de ma présence. En me voyant, le propriétaire, déjà quelque peu ému des conséquences de sa brutalité, crut prudent de