‹ La douce et sainte mortChapitre 15 sur 20 · Acte de foi · texte numérisé non relu

Acte de foi

On en petit produire sur toutes les vérités de notrereligion , et sur tontes les perfections divines.

Je crois, mon Dieu, vérité incréée et infaillible , que vous êtes le premier principe et la dernière fin de tontes choses. Je crois que vous êtes mon Seigneur, et que je suis votre serviteur. Que je viens de vous , et que je m*en retourne à vous.

O mon Dieu, je crois que vous êtes infiniment grand, sage, puissant et bon ; que vous aimez infiniment tous les hommes, et que vous avez un désir în0ni de vous donner à nous.

Je crois , Père très-saint , que vous avez créé Tunivei^, et qu'il n'arrive rien au monde que pair

?58 IL PÂHTDU

les ordres de votre providence. Je crois qne c'est vous qui m'avez envoyé cette maladie ^ et qu'il m*est plus avantageux pour votre gloire et pour mon bien d'être comme je suis , que d'être d'une autre manière.

Je crois , 6 mon Sauveur , que vous êtes le Fils de Dieu vivant , qui êtes venu au monde et qoi vous, êtes revêtu de notre chair pour le salut de tous les* hommes. Je crois que vous êtes mon Rédempteur ^ que vous êtes mort pour moi^ et que vous êtes monté an ciel pour me faire part de votre gloire.

Je crois en vous ^ 6 saint-Esprit ^ très-doux et très-aimable consolateur de nos âmes. Je crois que c'est par votre opération que le corps de Jésus- Christ mon Seigneur a été formé dans le sein de la très-pure Vierge Marie , et que mon âme a été régénérée dans les eaux du baptême.

O très-sainte et très-adorable Trinité , mon Seigneur et mon Dieu , je vous bénis et je vous adore. Je crois que vous êtes une divinité très-simple, subsistante en trois personnes.

Je proteste devant les anges et les hommes^ qne je suis enfant de la sainte Eglise catholique , apostolique et romaine , et que je meurs dans sa communion. Je déteste toutes les erreurs et toutes les hérésies contraires aux vérités qu'elle enseigne ; et si j*ai avancé quelque chose qui ne leur soitpas conforme > je le rétracte , je le condamne , et je le désavoue.

On peut faire produire à un malade des actes de foi sur tous les articles du Symbole des Ap6tres,

qa'on loi pourra faire réciter ; ou s'il y a danger que 80B eq^t ne s'embarrasse , on pourra le faire parYOie d'Oraison en cette manière :

BénisseiHDioi > très-sainte et très-adorable Trinité^ le Père 9 le Fils et le saint Esprit

Binisseï-moi^ Père tont-puissant^ qui avez créé le cid et la terre^

Bénissei-moi , Jésus-Christ mon Sauveur , vrai Dieu et vrai homme , qui êtes né de la Vierge Blarie» etqni êtes mort pour notre salut sur une croix.

Bénissez-moi , très-saint Esprit , amour substantiel du Père et du Fils , et Élites que je sois éternellement une même chose avec vous ^ etc. .

Actes et motifs (tEspérance^

L'Espérance est l'héritage des pauvres , et la consolation de tons les malheureux : mais c'est proprement ta vertu des malades : c'est elle qui adoucit leurs maux, qui détache leur cœur y qui calme leur esprit, qui épanouit leur âme , et qu'on peut appeler une possession anticipée du paradis , puisque les saintes lettres nous assurent que celui qui espère en Dien sera inOaiiUiblement sauvé. Voici quelques petits mots qu'on pourra de temps en temps suggérer au malade, pour réveiller son esprit et pour fortifier son courage; car, comme dit saint Augustin, TEspérance est à l'âme ce que les ailes sont à l'oiseau. Le chrétien est un oiseau du paradis , et l'Espérance lui donne des ailes pour y voler.

Le psanme In te , Domine , speravi est le plus

260 IL PAETI&

doux y le plas tendre et le plus propre pour conso* 1er un malade. En YOici quelques versets sur lesquels le confesseur pourra faire quelques paraphrases dévotes et consolantes.

In te s Domine , speravi; non confundar in Merr mon ; injusiiiiâ tuà libéra me. J'ai toujours » mon Dieu et mon Seigneur ^ espéré en vous ; car vous êtes mon Père 9 mon créateur et mon rédempteur , qui avez pour nous des entrailles de bonté et de miséricorde ; et c'est ce qui me fiut e^érer que vous me donnerez votre paradis » quoique j'en sois indigne. mon Dieu , que je ne sois pas confondu ni frustré damon espérance ! sauvez-moi , je vous en conjure , par votre justice, et non pas parla mienne^ car je n'ai rien fait qui puisse mériter votre gloire ; mais les mérites de votre Fils suppléeront au défaut des miens : c'est ce qui me console et qui soutient mon espérance.

Inclina ad me aurem tuam : accéléra ut eruas me. Vous voyez à quelle extrémité de misères je suis réduit ; voilà mon corps accablé de douleurs ^mm âme environnée des frayeurs de la mort , et prête à tomber clans les Enfers. O je vous prie, mon Dieu5 écoutez ma prière , rendez-vous sensible à mon affliction f et délivrez-moi du danger où je suis.

Esto mihi in Deumprotectorem et indomum refugîi: utsalvum mefacias. Vous êtes un Dieu sage, un Dieu riche, un Dieu fort, un Dieu puissant, soyez-moi aussi un Dieu protecteur , et un lieu de refageoùje me puisse sauver de la fureur des (Ic'inonsmes cnneinis.

Là sAiimnnfc m u mobt. 26i

Qmniamfariitudàmeaet refugiunimemieê tu :

H propter nomen tuum dtduces me et enutrîês me. Car 9 6 moa Dien , vons êtes tonte ma force et tout moii refage : poar moi^ Je ne suis que lEaifliIesse et qa'infiniiité : aussi n'est-ce pas par ma vertu que j'espère être sauvée mais par la vôtre et par la grâce de votre Fib : c'est vous qui me conduire! et qui ra'assistereipour la gloire de votre saint nom : c'est vous qui me délivrerei du piège secret que m'ont tendv mes ennemis.

In mamu tua» commendo spiritum meum : retkmùttme. Domine Dem veritatis. Je vous re-* commande mon esinrit^ je vous le remets entre les mabis comme une chose qui vous appartient ; car vous m'avez racheté , Seigneur , qui £tes un Dieu de vérité : et qui ne manquerez jamais à votre pro-

Le psaume 70 est du même sujet , et peut fournir à un confesseur des motifi très-doux pour fortifier et pour consoler un malade. On pourra encore dé temîM en temps lui suggérer quelques-uns de ceux qui suivent

Sperantem in Domino muèricordia circumdabit.

Celui qui espère au Seigneur , sera environné de sa miséricorde : quelques efibrts que fassent ses ennemis 9 ils ne pourront lui faire aucun dommage ^ ni même approcher de lui.

Qtuxre tristis es s anima mea, et quare contur-^ bas me? Spera in Domino , quomam aUhuc confi-

262 il. TABTIE.

iebor iUi : mlutare vultûs mei,et Demmem (1). Mon âme , d'où vient que ta es triste ? et poarqooi me troubles-ta ? Quecrains-ta ayant Dieu pour ton Père et son Fils pour ton Sauveur ? espère en ton Seigneur 5 car il est ton salut et ton Dieu, et ta chanteras éternellement ses louanges dans le paradis.

Tu spes mea , Domine , partio tnea in terra vioen^ tium (2). Vous êtes mon espérance. Seigneur : vous êtes mon partage dans la terre des vivants.

Satvum foc servum tuutns Deus meus , sperwhtem in te. Mon Dieu, sauvez votre serviteur qai n'es^ père qu^en vous. Protégez-moi , Seigneur , car c'est en vous uniquement que je mets mon elqiérance.

Conserva me. Domine, quoniam speraviin te (3). Conservez-moi , mon Dieu, parce que j'ai espéré en vous.

Suscipe me secvndùm etoquium tuum , etvieam:

et non confundasme ab expectatUme meâ (&). Recevez-moi , Seigneur , en votre protection selon votre parole , et ne me confondez pas dans mon eqsérance.

Miserere met, Deus, mUerere met, quoniam in te confiait anima mea : et in umbra atarum tuanan sperabo donec transêat iniquitas (5). Ayez pitié de moi , mon Dieu , ayez pitié dé moi , parce que mon âme met sa confiance en vous : j'espérerai soos l'ombre de vos ailes , jusqu'à ce que l'iniquité soit passée.

(I) PtaL II. -- (%) Psai. Hl. — (3) Pio/. 13. — (I) Psai. 118.

— (5) PsaL 56. 2.

Lk SANTEli; DE tA MORT. 26u

Toilk fous mes ennemis qui s'approchent pour me: perdre , et pour dévorer mon âme ; mais le Seigneur eatmalnmièreetmoasalut : quel sujet ai-je de craindre t Domiruu UtkmùuUia mea et sahumea : quem timebo (1) ?Le Seigneur est le protecteur de ma ▼ie : ^ est-ce que j^àppréhenderai ? Dominui pro^ tector vitœ mem : àquo trepidabo ?

Quand je me verrai assiégé par une armée campée à Tentour de moî^ mon cœur ne craindra point ; quand tous mes ennemis s'élèveront pour me livrer combat, j'eq[»èrerai toujours au Seigneur.

Ecce Deus sahator meus ^ Fiduciatiter agion , et nùn timebo (2). Voici mon Dieu et mon Sauveur y je ne craindrai point , mais je traiterai confidemment avec lui.

Inpace in id^mtm darmiam et requiescam : gu(h niant tit. Domine» singutariter in spe comtituisti me (Z). Je demeurerai en paix , et je me reposerai sur le san de mon Diea; car c'est dans lui que j'ai établi mon espérance

Caro mea requie$cet in spe (ft). Ha chair se va reposer dans le tombeau , sur l'espérance que j'ai qu'elle ressuscitera à une meillieure vie. .

. Gloriamur in spe filiorum Dei : non solim aU" tem , sed et gloriamur in trilmùjLtionibus , scientes çuàd trUndatiù patientiam operatur; patientia probationem ; probatio autem spem; spes autem non confundit , etc (S). Nous nous glorifions ^ dit

(t) Psai. 26.— (2) //. 12. — (8)t Psai. 6. - (4) Psui. 15. — (5) Rom, 5.

26/i H. PABnE.

saint Paul j dans Tespérance des enfants de Diea : et non - seulement dans cette espérance ^ mais nous nous glorifions encore dans nos afflictions : sa* chant que Taffliction produit la patience^ la patience l'épreuve , Fépreuve Tespérance.

Or Tespérance ne trompe et ne confond pmonne.

Ainsi y mon Dieu , J'espère sur YOtt^ bonté 5 sur votre parole ^ et sur les mérites de votre Fils» que vous me pardonnerez tous mes péchés 5 que vous me donnerez la grâce de persévérance 5 et que votas oms recevrez au nombre des bienheureui pour vous louer éternellement

Tu es Domine, spes mea: tiuîdquid agendum , quidquid declinandum, quidquid tôkrandum, quidquîd optandum ; tu es, Domine »^ spes mea (1). Vous êtes. Seigneur 5 toute mon espérance : quoi qu'il faille faire , quoi qu'il faille éviter , quoi qu'il faille souffrir , quoi qu'il faille désirer , vous êtes mon Dieu 5 toute mon espérance. Ce sont les paroles de saint Bernard.

Si lorsque nous étions les ennemis de Dieu , dit saint Paul » nous avons été réconciliés avec lui par fa mort de son Fils ; combien plus devons^nous espérer qu'étant maintenant dam ses bonnes grâces, nous serons sauvés par la mort de son Fils (2) I

Je suis la résurrection et lavie. Celui qui croit et espère en moi , vivra , quoiqu'il soit mort ; et qui" coique croit en moi, ne nwurra point d'une mort

{i] Bcrnardas, -(2; Lur. !5. 10.

LA SAINTETÉ DE lA MOIT. 265

iierneUe (!)• Ce sont les paroles de Notre Seigneur.

JiiUS-CArùt nmu a été donné de Dieu pour Hre notre justice j, notre sanctification et notre ré-' demptkm (2)«

Je me suis réjoui quand on m*a dit > nous irons en ta maison du Seigneur (3).

J'entendis une voix , dit saint Jean ^ qui disait : Voici le tabernacle de Dieuavec les hommes, et U demeurera aoec eux , et ils seront sonpeuple , et Dieu demeurant avec euxseraleur Dieu. Ilessuyera toutes les larmes de leurs yeux ,etla mort ne sera plus ; les plaintes, les cris, et les travaux cesseront, parce que ce qui a précédé sera passé (&)•

Sous n'avons pas ici^bas de demeure permanente; mais nous cherchons celle oà noue devons habiter un jour (5).

Hâtons-nous donc d'entrer dans ce lieu de repos (6). Ce sont les paroles de saint Paul.

Actes et motifs de Charité.

S'il y a temps en la vie auqael l'homme soit obligé de produire un acte d'amour de Dieu , c'est en sa dernière maladie: et quand il n'y aurait point d'obligation , l'intérêt de son salut qui est en si grand danger, lui doit faire prendre tous les moyens imaginables de l'assurer. Or c'est le sentiment de tous les théologiens , qu'un seul acte d'amour de Dieu suffit pour effacer tous les péchés de la vie y et

(i; Joan, tu— («j2. Cor. c. 3. 5. — (3) Psaf. 221.— (1) ^poc. 21. 7. — (5) Heh. 13,14.- (6) Heb. I. 12.

266 R. PABIUU

pour mériter te ciel. J'avoue qu'il uTeat pas-sf fitcife que quelques-uns si rimaginent ^ d'en produire de i^tables ; je veux dire purs , désintéressés , et qui procèdent d'un cœur détaché de toutes les^ créatures. C'est pour cela qu'il en faut produire quantité : car il se pourra faire que le cœur s'épanouira à quelque rayon de la grflce et qu'entre plusieurs coups perdus il y en aura un qui donnera au cœur. Une maison qui est en feu embrase aussitôt odle qui la touche, et un cœur qui brûle de Famour de Dieu , communique sa chaleur à celui d'un malade^ en formant de temps en temps quelques actes de charité. Voici quelques paroles de TEcriture et des Pères dont le confesseur pourra toucher son cœur après l'avoir entretenu fort succinctement des bontés de Dieu , de l'amour qu'il lui a porté ^ et des biens qu'il lui a faits.

BenetUc anima mea Domim » et cnmia quœ mr ira me sunt nomini sancto ejuB (1). Mon âme , bénis ton Seigneur, et que toutes mes entrailles louent son saint nom. O mon âme , bénis le Seigneur , et n'oublie jamais les grâces qu'il t'a faites.

Qui prapiîiatur omnibus iniquitatUnu tuU. Car c'est lui qui te pardonne toutes tes offenses. Qui sanai omnes infirmîtates tuas. C'est celui qui guérit toutes tes infirmités. Qui redimit de interitu vitam tuam. Celui qui t'a racheté , et qui a tiré ton âme du gouffre de la mort. Qui coronat te in mise'-

\ (1) Psal. 102.

Ik fiMRTRÉ DB lA MMT. 367

rk€rdii et rnikeraîkmUnu. C'est lai qui t« cooroii-' ne defrlce et de miséricorde. Qui replet in bonis éukierium iuum. Cest loi qui remplit tes désirs de Tabondance de ses biens. BenovabiiurtU aquUa jwMfniu» tua. Il ya renouveler ta jeunesse comme ceOe d'an aigle ^ il va te revêtir de gloire et d'immortalité.

Quant bonus Israël Deus (1) /OqneieDiea d'Israël est bon 7 qu'il est doux I qa'il est aimable 1 qu'il est bienfoisant 1 qu'il est patient ! qu'il est miséricordieux I qu'il est fidèle I O que j'ai de douleur de ravoir offensé ! O que j'ai été aveugle de le quitter pour m'attacher à de misérables créatures ! Domi^ ne, quiêêimiHs tibif Eé, Seigneur, qu'y ar-t-il au ciel et en la terre qui vous soit semblaÛe? Comment est-ce que j'ai pu quitter la source de tous les biens pour aller boire dans des citernes relantes et bourbeuses , qui allumaient ma soif au lieu de l'étancher?

Malheur à mes ténèbres , malheur à mon ignorance 5 malheur au temps que je ne vous ai point aimé. Sera te amavi , pulchritudo tam antiqua et nova (2) f Ah I je vous ai trop tôt offensé^ beauté tonjour ancienne 5 et toujours nouvelle ! Ah I je vous ai trop tard aimé , bonté toujours aimable et toujours bienfaisante! Mais il vaut mieux tard que jamais.

Diligam te. Domine ^ fortitudo mea : Domimts

(I) Piaf. 72. - (2) S. Jue. Confetti

firmamenium meum et refugtum meum, H Sèèm rater meus (1). Je vous aimerai , mon SeigMiur^ |iarce que Yomi £tes ma force , mon appqi , mon refuge 9 et mon libérateur.

Je Yons aimerai , parce que vous m*avei diai de toute éternité , et que vous me procurei encoie une bienheureuse éternité pour vous aimer.

Je vous aimerai , parce que vous avei tiré mon âme de l'enfer 5 et que vous avez donné votre vie pour mon amour.

Je vous aimerai plus que toutes les choses du ) monde , parce qu'il n'y a rien qui vous soit comparable , et qui soit capable de rassurer mon connr.

Dieu qui m'avei etéé lorsque je n'étais • point , qui m'aves racheté lorsque j'étais esclave 9 qui m'avez sauvé lorsque j'étais pécheur , qui m'avei cbcrché lorsque j'étais perdu , qui m'aves pardonné lorsque je vous faisais la guerre ! ajoutez à toutes ces grâces , Seigneur, que je vous puisse aimer.

Venez , Esprit de mon Dieu , et remplissez mon cœur de votre amour. Hé quoi ! sera-tnil dit que je sortirai de ce monde sans vous avoir aimé? Cessez de me fiiire du bien , si vous ne voulez pas que je V011S aime.

O que je suis aise , mon Dieu , de ce que vous êtes mon Roi , et de ce que je suis votre petit serviteur ; de ce que vous êtes tout , et de ce que je ne suis rien.

(I) Psal. 17.

lA sAunrBii de ea moet. 16ff

O si je yùùB poavais aimer autant que tous été» aimé des Anges et des hommes I

Que pals-je iaire. Seigneur, pour yoqs témoigner mon. amour? Je ne vous en puis donner de marque plus certaine que de mourir pour vous. Eamiis et no$, ut tnoriamur cum ip$o. Allons donc, mon âme , mourons avec Jésus-Christ et ' pour Jésus- Christ

Quid mihi est in cœlo ? et à te quid volui $uper terram ? Defecit caro mea et cormeum, Deus cordis met, et pan mea Deusinœiemum (1). Que déshréje dans le ciel , sinon tous? Et que puis-je souhai-» ter sur la terre après vous? Ha chair et mon cœur tombent dans la défaillance. Vous voyex que je lan* guis d'amour , ô le Dieu de mon cœur « et le partage de mon âme pour jamais I

Je sens à la vérité de grandes douleurs , les hor* reurs de la mort et de l'enfer m'assiègent de toutes parts : mais l'amour triomphe de la crainte. Quù separabit à charitate Ckristi, etc. Qui est-ce qui me séparera de la charité de Jésus-Christ ? Sera-ce la maladie? Sera-ce la mort? Sera-ce le monde? Sera-ce la chair ? Sera-ce le démon ? Sera-ce l'enfer ? J'espère que ni la vie , ni la mort , ni les hom-; mes , ni les démons , ni le présent , ni l'avenir , ni créature aucune , ne pourra me séparer de l'amour et de la charité que j'ai pour Jésus-Christ , et que Jésus-Christ a pour moi.

(i)rw/.7.

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