‹ La douce France. Illus. de J.M. BretonChapitre 47 sur 81 · I. Côtes-du-Nord · texte numérisé non relu

I. Côtes-du-Nord

2o6 LA DOUCE FRANCE.

toutes les mains françaises? Quel grand bien ce serait, de rouvrir ces sources d'énergie et de les distribuer à travers les âmes I Je ne puis le faire ici. La campagne de Chine tiendrait trop de place vraiment dans cet ouvrage dont les chapitres doivent être courts, et trotter vite, comme les daims qui sont enfermés dans les parcs pour amuser les enfants, et qui ont tous le poil moucheté différemment. Je citerai cependant deux réponses, l'une d'un officier, et l'autre d'un soldat. Elles ne sont point faites avec des formules ronflantes. Mais elles viennent du même fond intrépide, qui est celui de la race.

Un navire de guerre, le Pascal, arrive le 14 juin en rade de Takou, à l'embouchure du fleuve qui mène à Tien T'sin. A peine a-t-il mouillé ses ancres, qu'un lieutenant de vaisseau est appelé, au moyen des signaux à bras, à bord du vaisseau amiral le d'Entrecasteaux. Il ne connaît pas les nouvelles, qui sont mauvaises, nouvelles de Pékin ou de Tien T'sin. Le voici qui entre chez l'amiral. Celui-ci vient à lui. Il est soucieux.

— Bonjour, Monsieur Daoulas, dit-il; je me suis souvenu que vous êtes l'adjudant-major du corps de débarquement, et j'ai décidé de vous envoyer à Tien T'sin cette nuit. Vous serez accompagné de quatre-vingts hommes et du canon de 65 millimètres du Pascal.

Il continue, en résumant les dépêches et les rapports qu'il a reçus. La situation est inquié-

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