‹ La Douleur Tardive Élevée Dans La Rupture TubaireChapitre 9 sur 16 · AD · texte numérisé non relu

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Pozzi ajoute : «L'accident se produisant en pleine santé et peu de temps après le repas, a pu faire croire à un empoisonnement. La connaissance de ces faits est très importante en médecine légale. »

Enfin ce n’est pas tout, et la douleur peut parfaitement différer du type classiquement décrit et s'accompagner d’un cortège symptomatique variable qui ne contribue pas peu à égarer le praticien. Pour en donner une idée, nous citerons ce passage que nous avons relevé dans la’ thèse de Gauthier Sur la rupture de la “grossesse tubaire : «Parfois apparaissent des symptômes surajoutés qui prennent une grande importance, masquent ceux de la rupture et font penser, à toute autre chose qu'à la grossesse extra-utérine, surtout s’il s’agit d'accidents gastro-intestinaux. C’est ainsi que l’on a observé des symptômes d’obstruction intestinale ou bien des coliques avec diarrhée profuse; dans ces cas on a pu croire à un empoisonnement et des enquêtes judiciaires ont été ordonnées. Ces ruptures qui se font sans grand éclat, à allures insidieuses, prolongées; ont donné presque toujours lieu à des ereurs de diagnostic qui pouvaient devenir préjudiciables aux malades. Une femme est prise sans cause apparente de douleurs vagues dans l’abdomen, l’appétit se perd peu à peu, elle a des nausées, des vomissements, parfois du hoquet, ces vomissements peuvent être constants ou ne se montrer qu'à l’occasion des repas, mais à moins d’obstruction intestinale vraie, ils n’ont presque jamais le caractère fécaloïde. L'intolérance de l'estomac est absolue, la constipation peut être très grande mais le plus souvent à force de lavements et de purgatifs on obtient quelques selles peu

Are

‘abondantes mais qui soulagent la malade et éloignent

le diagnostie. Le ventre est ballonné, douloureux à la pression, il peut y avoir retention d’urine, à la fin le facies se grippe, le nez s’effile, la figure revêt le masque péritonéal, les extrémités sont froides, la température abaissée peut descendre jusqu’à 35°. On croit avoir affaire à une occlusion par obstacle mécanique, à une perforation intestinale, à une péritonite subaigue et la mort arrive si l’on n'intervient pas.»

A côté de cette douleur de la déchirure ou rupture tubaire, il y a la douleur de l'avortement tubaire.

Elle aussi est bien connue. C’est la douleur unilatérale, localisée à la trompe gravide, qui a pour caractéristique une véritable périodicité : répétitions plus ou moins rapprochées dues à des contractions douloureuses de la trompe qui ne se terminent qu'avec l'expulsion plus ou moins complète de l’œuf vers l’abdomen.

Nous pourrions aussi citer les douleurs de la grossesse intérsticielle, variété moins rare qu'on ne le croit, qui reste très localisée à l’angle tubo-ovarien habité par l'œuf.

Telles sont les différents éléments douloureux que l’on peut observer avant et pendant la rupture. Arrivons-en maintenant à l'étude des symptômes douloureux qui apparaissent après la rupture.

La déchirure de la trompe s’est accomplie avec une douleur plus ou moins violente, avec une secousse cataclysmique plus ou moins évidente.

C’est à partir de ce moment que la douleur tardive fait son apparition.

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