‹ La Du BarryChapitre 21 sur 154 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

très-abattues. Et encore un bras, un pied, une main.... et mille beautés de détail. 11 y avait en elle la jeunesse victorieuse, la vie et comme la divinité d'une Hébé ; autour d'elle flottait cette atmosphère d'enivrement, cette lumière de déesse amoureuse qui faisait chanter à Voltaire devant un de ses portraits :

L'original était fait pour les dieux !

Répugnances des femmes titrées pour la favorite. — Achat du chaperonnage de la maréchale de Mirepois. — La duchesse de Valentinois, la marquise de l'Hôpital, la princesse de Montmorency. — Habile effacement de la favorite. — T<e souper de Bellevue. — Le don de Luciennes. — Les bassesses des courtisans et la dédicace du chevalier de la Morlière. — Portrait du chancelier Maupeou.

La comtesse du Barry avait donc été présentée par madame de Béarn au Roi, à Mesdames, au Dauphin, aux enfants de France. Le lendemain de la présentation, qui était un dimanche, elle assistait à la messe du Roi et prenait, dans la chapelle du château, la place qu'avait occupée la feue marquise de Pompadour. Ce jour-là il y avait fort peu de seigneurs et de dames de la cour à la suite du Roi; mais on remarqua qu'il était accompagné d'un nombreux cortège d'évêques, en tête desquels était l'archevêque duc de Reims auquel Sa Majesté parla plusieurs fois pendant le service. Au sortir de la messe, madame du Barry paraissait au concert de Mesdames et à celui de monseigneur le Dauphin (1).

(1) Journal des événements qui parviennent à ma connaissance, par Hardy. Bibliothèque nationale, manuscrits.

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