‹ La Du BarryChapitre 29 sur 154 · CHAPITRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME

pourrait appeler le portrait officiel de la favorite, nous la montre la taille prise dans une veste aux parements militaires pendant qu'autour de son cou nu et sur l'entre-deux de ses seins joue, comme le jabot d'un homme qui s'entr'ouvrirait un peu, une large dentelle d'Angleterre. Elle a une coiffure plate,

livre, portant en haut: T. IV, page 159; le second, Printed and sold,hy Henri van Dussen, London 1775 ; le troisième, J.-G. Jaenniske sculp.; le quatrième, E. Donneville sculp., et en bas : M. Jne Gomart àe Ynubernier.

Il y a encore une feuille oii le portrait de la du Barry figure au milieu de portraits de Charlotte Corday, de Bailly, de Barnave, de Luckner

Enfin, une copie à Taqua-tinte du portrait de Beauvarlet a été faite en Angleterre. Elle porte : Drouais pinxit, J. Walson fecit madame de Barré. Engraved from a Drawing after the original pieture painted by Drouais with possession of Louis XV, published 25 th. 1771.

Enfin Bonnet a fait de ce portrait deux reproductions en couleur :

La première, un pendant du petit portrait de Marie-Antoinette, mais (jui n"a aucune de ses qualités , porte dans le cadre enrubanné et entouré de fleurs : Madame la comtesse du Barry. Grave par Bonnet, 1769.

La seconde reproduction, tirée en rouge ou en bleu , et quelquefois poussée à Timitation du pastel, e.st la tête de madame du Barry représentée de grandeur naturelle dans son habit de cheval. Elle porte : Drouais pinx. Bonnet sculp. ALadame la comtesse du Barry. A Paris, chez Bonnet rue Galande, entre un Chandelier et un Layetier.

Complétons la liste des portraits gravés du temps , par les portraits reproduisant d'autres peintures que les deux portraits de Drouais.

Il y a d'abord un grossier portrait, gravé par un anonjine, de madame du Barry en bacchante.

Un autre portrait, où madame du Barry est représentée en habit de, cour et avec la grande coiS'ure à plumes, porte en bas : Jeanne Gomard de Vaubernier comtesse Dubarry. Décapitée à Paris , le 18 brumaire an II (9 décembre 1793), à l'âge de 42 ans. Bovinet, sculp. à la pointe. C'est ce portrait que Favrolle a mis en tête de ses Mémoires historiques.

Enfin un dernier portrait de madame du Barry, le plus rare de tous ses portraits, sans doute fait à Londres dans un de ses voyages à la recherche de ses diamants, la montre avec un fichu noué d'un nœud lâche, une courte pèlerine à grand plis, une robe blanche dont la taille est sous le sein, dans une toilette qui annonce déjà la mode du Directoire. . Au bas : B. Cosmay pinxit, J. Condé sculp. M. la comtesse du Barry London, pubd. by J. Conde, Feby. 1794, and Sold by J.-F. Tomkins, n° 49 New Bond. Street.

et aeux ou trois mouches jetées çà et là relèvent la mutinerie de ce charmant et crâne petit visage (l)... Aussi quelle foule, quelle presse il y eut de suite autour de ces deux toiles ! Elle fut même si grande,

(1) Indépendamment des deux portraits du Salon de 1769 (vendus à la vente Devère, 17 mars 1855), madame du Barry a été représentée nombre de fois par les peintres de son temps. Drouais, le peintre favori de la comtesse, a encore exposé, au Salon de 1771, un portrait en pied où on la voyait en Muse, gazée d"une draperie transparente marquant le nu de tout le corps et laissant voir les jambes depuis les genoux. Un critique disait de ce portrait : « Drouais a encore raté une fois le portrait de la comtesse du Barry, qu'il nous présente aujourd'hui sous les attributs d'une Flore flétrie et presque fanée. » Soit cette critique, soit d'assez mauvaises plaisanteries sur la nudité de ses charmes, soit clameurs des dévots, le portrait était retiré presque aussitôt qu'il était exposé.

La même année, les il/e'mo/res secrets annonçaient que Greuze travaillait à un portrait de la favorite. C'est le portrait figurant sous le n° 46 parmi les objets choisis par la commission des arts, à Luciennes, après l'exécution de la comtesse; portrait ainsi catalogué : «Un tableau non fini représentant la Dubarry en bacchante. »

Madame Lebrun raconte, dans ses Mémoires, qu'elle fit trois portraits de madame du Barry. Le premier, peint en 1786, représentait la maîtresse de Luciennes en buste de trois quarts, dans un peignoir blanc, avec un chapeau de paille surmonté d'une plume. Un second portrait, peint comme le premier pour le duc de Brissac, montrait madame du Barry habillée de satin blanc et tenant d'une main une couronne. Madame Lebrun le retrouvait plus tard, dans une vente, la figure toute barbouillée de rouge. Un troisième portrait, commencé par madame Lebrun en 1789, et qu'elle avait laissé avec les bras et la taille dessinés seulement, retrouvé par l'émigrée chez le comte Louis de Narbonne, à son retour en France, était repris et terminé.

Dans une lettre d'amour de Rohan-Rochefort , il est question d'un portrait commencé sous la Révolution par Letellier.

Enfin le Musée de Versailles conserve, sous le n° 4357, un portrait de madame du Barry d'un peintre inconnu (est-ce une copie de Drouais?). où elle est figurée en peignoir, les cheveux dépeignés, accoudée à une toilette et remuant avec une petite cuiller une tasse de café, avec Zamor chargé d'un plateau devant elle.

Et n'oublions pas encore qu'elle a été peinte, dans un de ses derniers voj'ages «1 Angleterre, par Cosway.

La gracieuse image de madame du Barry était presque aussi fréquem-

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