‹ La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits;Chapitre 30 sur 88 · L'ambassade de ConstanUnople · texte numérisé non relu

L'ambassade de ConstanUnople

2. « L'orateur entre dans le développement des diverses dépenses de son ministère. Son discours, plein des convenances parlementaires, nourri des

CHATEAUBRIAND MINISTRE 24i

cupe, vous ne le voulez pas : voilà les amis. Je viendrai mercredi, pourtant après ma journée faite, c'est-à-dire à 3 heures, si cela peut conduire [convenir] à B... Je vous verrai, au reste, ch matin à midi, en allant sur la montagne.

[Mai], mardi matin.

Les nouvellea de la Catalogne sont enfin arrivées *. Elles sont bonnes. Il paraît que les troupes de Mina ont été coupées. Une partie s'est retirée dans Barcelone, et Tautre, conduite par Mina, remonte vers la Cerdagnc. Donadieu est entré dans [Vich] Vique, et Mina sera obligé de se battre ou de se rendre. Je vais au Conseil et ne serai pas sorti assez tôt pour vous voir.

Jeudi matin, i7 juillet [1823].

Oui, certainement, j'irai vous voir. Je veux très bien que vous me disiez des tendresses, et en répondre.

Rien de nouveau d'Espagne. Nous attendons toujours quelque chose de Cadix. Voilà le mauvais temps revenu, mais pourtant l'air de la campagne doit vous faire du bien.

Jeudi soir, 9 heures [17 Juillet].

Au verso :

Morillo s'est remis à Bourke avec 3.000 hommes. Le général Sarfield s'est rendu au général Moncey. Notre flotte devant Cadix a pris 30 à 40 bateaux chargés de grain.

Les Comuneros et les Francs-Maçoîis sont prêts à en venir aux mains dans cette ville.

Voilà ce que j'apprends ofliciellement à l'instant.

Vendredi [18 juillet].

Je vous ai écrit hier au soir à 9 heures et demie. Ce matin, 8 heures, il n'y a rien de nouveau. Vous vous noircissez la tête

souvenirs de l'histoire et où respire Thonneur français, est accueilli par les murmures les plus flatteurs. » Ami de la Religion. Discours sur le budget des affaires étrangères prononcé à la Chambre des députés, dans la séance du 7 avril 1823. Voir, dans les Œuvres, Opinions et Discours. 1. Pigueras fut pris le 25 avril et Olot occupé le 5 mai, en Catalogne.

toute seule. Croyez-moi, vous m^enterrerez. Ce temps me désole pour vous.

Mardi soir 29 [juillel].

Cette affaire de la Corogne traîne. Je ne suis plus même sûr du Ferrol. Rien de nouveau d'ailleurs, si ce n'est le départ de M^*" le duc d'Angoulême pour Cadix. Il a dû se mettre en chemin hier 28 juillet]. Je souffre horriblement de la tôle, des oreilles et des yeux.

5 heures et demie.

Le Ferrol est réellement près : ainsi la Corogne ne tardera pas de l'être. Rien de nouveau, d'ailleurs ; on fait cent fagots pour faire baisser les fonds. Je souffre toujours, mais un peu moins ; rien de Cadix.

Dimanche matin [1823].

Chère sœur, j'ai, à deux heures, des ambassadeurs qui vont me manger ma matinée. Je craindrais donc de vous faire partir trop tard. Je ne sais, mais j'espère vous voir vers la fin de cette semaine à Andilly. Cadix sera peut-être tombé, et vous me lirez le Moine.

Mardi matin, 22 [juillet].

Henri, toujours discret, ne m'avait pas dit qu'il allait trois fois par semaine coucher à Andilly, et vous n'envoyez pas chez moi tous les jours à cinq heures, comme cela était convenu : je ne pouvais donc vous écrire. Les nouvelles sont assez bonnes aujourd'hui : on espère pour Cadix. Je ne vous parle que de Cadix, car le reste n'est rien. Les espérances ne sont fondées sur aucun fait important, mais sur une multitude de petits faits qui prouvent que Cadix ne tiendra pas longtemps.

J'irai vous voir la semaine prochaine, et puis viendra le grand jour de la délivrance de Ferdinand. Soignez-vous bien^ et surioui ne vous livrez pas à toutes vos folles tristesses. Travaillez, faites un nouveau Moine ; votre tête vous laissera en repos.

CHATEAUBRIAND MINISTRB 243

Lundi.

Je ne parlerai que demain *. Je n'ai pas le temps de répondre. Je suivrai vos conseils.

Lundi matin.

Je ne verrai pas le Roi ce maiin> mais la Reine, c'est-à-dire

Page 1