CHAPITRE DIXIEME
Monsieur de Maillefort , enlendaiit l'appel d'Herminic, qui le suppliait de rester, se retourna vers elle, et, le visage triste, sévère, lui dit:
— Que voulez-vous, Mademoiselle?
— Ce que je veux, Monsieur ! — s'écria-t-elle la joue en feu, les yeux brillants de larmes d'indignation et d'orgueil,— ce que je veux... c'est dire, devantvous, à cet homme, qu'il a menti...
— Moi? — dit M. Bouffard, — c'est un peu fort! quand j'ai les jaunets en poche !
— Je vous dis que vous mentez, — s'écria la jeune fille en faisant un pas vers lui avec un geste d'une admirable autorité, — je n'ai donné à personne... le droit de vous payer... de me faire ce sanglant outrage ! !
Malgré la grossièreté de sa nature et de son intelligence, Monsieur Bouffard se sentit ému, tant la fière indignation d'Hermiaie était irrésistible et sincère; aussi, reculant de deux pas, le propriétaire balbutia-t-il en manière d'excuse:
— Je vous jure ma parole d'honneur la plus sacrée...
Mademoiselle... que, tout-à-l'heiire, en montanl, j'ai élé arrêté sur le palier du premier étaj^e par un beau jeune homme brun qui m'a donné cet or pour payer votre terme ... je vous dis la vérité, foi de Bouffard ! !
— Oh! mon Dieu! humiliée... outragée à ce point... — s'écria la jeune fille, dont les larmes, long-temps contenues, coulèrent enfin.
Tournant alors vers le bossu, muet témoin de cette scène, son beau visage baigné de pleurs, Herminie lui dit d'une voix suppliante :
— Oh ! de grâce, monsieur leMarquis, ne croyez pas que j'aie mérité cette insulte!
— Un marquis! ! — dit. M. Bouffard, en ôtantson chapeau, qu'il avait jusqu'alors gardé sur sa tète.
M. de Maillefort s'approcha d'Herminie, le coeur épanoui, dégagé d'un poids cruel, lui prit paternellement la main et dit:
— Je vous crois! je vous crois! ma chère et noble enfant! ne descendez pas à vous justifier... Vos larmes, la sincérité de votre accent, votre généreuse indignation, tout me prouve que vous dites vrai.,, que c'est à votre insu que cet outrageant service.... vous a été rendu?...
— Ce qu'il y a de sur, c'est que moi qui viens quasi tous les jours dans ma maison — dit M. Bouffard , presque attendri, — je n'ai jamais rencontré ce beau jeune homme;... mais enfin, quevoulez-vous, machèrcdemolselle... votre terme est payé... c'est toujours ça... il faut vous consoler, il y en a tant d'autres qui voudraient être humiliés... de cette manière-là... Eh! eh! eh! — ajouta M. Bouffard, en riant de son gros rire.
— Cet argent, vous ne le garderez pas, Monsieur ! — s'écria Hermiuie, — je vous en supplie... vendez mon piano, mon lit, tout ce que je possède: mais, par pitié, rendez cet argent à celui qui vous l'a donné... Si vous le gardez, la honte est pour moi, Monsieur! !
— Ah ça! mais, un instant, diable! comme vous y allez ! — dit M. Bouffard , — je ne me trouve pas insulté du tout pour empocher mon terme, moi; vn bon tient vaut mieux que deux tu l'auras... et, d'ailleurs, où voulez-vous que je le repêche cebeau jeune homme, pour lui rendre son argent? Mais il y a moyen de tout arranger... quand vous le verrez, ce godelureau, vous lui direz que c'estraalgré vous que j'ai gardé son argent, que je suis un vrai Bédouin, un gredin de propriétaire... allez, allez! tapez sur moi, j'ai la peau dure... et, comme ça, il verra bien, ce joli garçon, que vous n'êtes pour rien dans la chose !
Et M. Bouffard, enchanté de son idée, dit tout bas'au bossu:
— Je suis content de lui avoir rendu service, je ne pouvais pas la laisser dans cet embarras, cette pauvre fille.... car je ne sais pas comment cela se lait.... mais... enfin, quoiqu'elle m'ait dû un terme, je me sens tout drôle... pour sûr, voyez-vous, monsieur le Marquis, c'est dans la débine... mais c'est honnête.
— Mademoiselle , — dit M. de Maillefort à Herminie qui, son visage caché dans ses deux mains, pleurait silencieusement, — voulez-vous suivre mon conseil?
— Hélas!... Monsieur... que faire... — dit Herminie en essuyant ses larmes.
— Acceptez de moi... qui suis d'âge à être votre père
...de moi qui était l'ami d'une personne pour qui
vousaviezautanlderespectque d'affection, acceptez, dis-
je, un prêt suffisant pour payer Monsieur Chaque
mois.... vous me rembourserez par petites sommes.... Quant à l'argent que Monsieur a reçu.... il fera son possible pour retrouver l'inconnu qui lelui a rerais... sinon, il déposera cette somme... au bureau de bienfaisance de son quartier.
Herminie avait écouté et regardé le marquis avec une vive reconnaissance.
— Oh ! merci, merci, monsieur le Marquis, j'accepte ce service... et je suis fière d'être votre obligée.
— Et moi , — s'écria l'impitoyable M. Bouffard enfin apitoyé, — je n'accepte pas, ... nom d'un petit bonhomme!
— Comment cela... Monsieur? — lui dit le marquis.
— -Non, sac à papier! je n'accepte pas ! il ne sera pas dit'que... car enfin je ne suis pas assez... rien du tout pour... enfin n'imporle, je m'entends, Monsieur le marquis gardera son argent... je tâcherai de repécher le godelureau; sinon, je mettrai ses louis au tronc des pauvres... je ne vendrai pas votre piano. Mademoiselle, et je serai payé tout de même. Ah! ah! qu'est-ce que vous dites de ça?
— À la bonne heure, mais expliquez-vous, mon brave Monsieur, — répondit le marquis.
— Voilà la chose, — reprit M. Bouffard, — ma tille Cornélia a un maître de piano d'une grande réputation ... M. Tonncrriliuskoff...
— A>ec un nom pareil, — dit le bossu, — on fait nécessairement du bruit dans le monde.
— Et sur le piano, donc! monsieur le Marquis, un homme de six pieds... unebarbe noireconime un sapeur, et des mains larges.... comme des épaules de mouton.... mais ce fameux maître me coîiteles yeux delà tête: quinze francs par leçon, sans compter les réparations du piano, car il tape comme un sourd ; il est si fort ! . .. Maintenant si Mademoiselle voulait donner des leçons à Cornélia, à cinq francs le cachet non... à quatre francs, un compte rond... trois leçons par semaine, ça ferait douze francs... elle s'acquittera ainsi petit à petit de ce qu'elle me doit... et une fois quitte, elle pourra désormais me payer son loyer en leçons.
— Bravo, Monsieur Boufïard ! — dit le marquis.
— Eh bien! Mademoiselle, — reprit le propriétaire, — que pensez-vous de cela?
— J'accepte, Monsieur... j'accepte avec reconnaissance., et jevous remercie deme mettre à même de m'acquilter envers vous par mon travail; je vous assure que je ferai tout au monde pour que Mlle votre fille soit satisfaite de mes leçons.
— Eh bien! ça va... — dit M. Bouffard, — c'est convenu: trois leçons par semaine... à commencer d'aprèsderaaio, ça fera douze francs... la huitaine... Bah! mettons dix francs... quarante francs par mois... huit pièces cent sous... un compte rond?...
— Vos conditions seront les miennes, Monsieur, je vous le répète... et je les accepte avec reconnaissance.
— Eh bien ! mon cher Monsieur, dit le marquis à M. Bouffard, — est-ce que vous n'êtes pas plus satisfait de vous mairîtenant... que tout-à-l'heure, lorsque vous effarouchiez cette chère et digue enfant par vos menaces?
La Duchesse. II. ^
— Si fait, monsieur le Marquis, si fait, car eulin cette chère demoiselle.... certainement était bien.... méritait bien... et puis, voyez-vous, je serai débarrassé de ce grand colosse de maître de piano avec sa barbe noire et ses quinze francs par cachet, sans compter qu'il avait toujours ses grandes mains sur les mains de Cornélia^ sous prétexte de lui donner du doigté.
— Mon cher Monsieur Bouffard, dit tout bas le marquis au propriétaire en l'emmenant dans un coin de la chambre, — permettez-moi un conseil...
— Certainement, monsieur le Marquis.
— En fait d'art d'agrément, ne donnez jamais de maîfres à une jeune fille ou à une jeune femme , parce que, voyez, souvent... les rôles changent.
— Les rôles changent, monsieur le Marquis, comment cela?
— Oui, quelquefois, l'écolièredevientla maîtresse,... comprenez-vous? ]a7naùresse... du maître...
— La maîtresse du maître!.... ah! très-bien! ah! j'y suis parfaitement... C'est très-drôle... Eh ! eh ! eh !...
Mais, redevenant tout-à-coup sérieux, M. Bouffard reprit:
— Mais j'y pense... ah! saperlotte! si cet Hercule de Tonnerriliuskoff... si Cornélia...
— La vertu de Mlle Bouffard doit être au-dessus de pareilles craintes, mon cher Monsieur... mais pour plus de sûreté...
— Ce brigand-là ne remettra jamais les pieds chez moi, avec sa barbe de sapeur et ses quinze francs par cachet, — s'écria M. Bouffard. — Merci du consul, monsieur le Marquis. ;
Puis, reveuant auprès d'Herminie, M. Bouffard ajouta:
— Ainsi, ma chère demoiselle, après-demain nous commencerons à deux heures . . . c'est l'iieure de Coruélia.
— A deux heures, ^îonsieur, je serai exacte, je vous le promets.
— Et dix francs par semaine.
— Oui .... Monsieur. . . , moins encore si vous le désirez.
— Vous viendriez pour huit francs?
— Oui, Monsieur, — répondit Herrainie en souriant malgré elle.
— Eh bien, ça va... huit francs... un compte rond, — dit l'ex-épicier.
— Allons donc! Monsieur Bouffard... uu riche propriétaire comme vous, est plus grand seigneur que cela, — reprit le marquis. — Comment! un électeur éligible? ... peut-être même officier dans la garde nationale... car vous me paraissez bien capable de cela.
M. Bouffard releva fièrement la tête, poussa son gros ventre en avant, et dit avec emphase, en faisant le salut militaire :
— Sous-lieutenant de la troisième, du deuxièiiie de la première.
— Raison de plus.... cher Monsieur Bouffard, — reprit le bossu, — il y va de la dignité du grade.
— C'est juste, monsieurleMarquis, j'ai ditdixfraucs, c'est dix francs, j'ai toujours fait honneur à ma signature. Je vais tâcher de retrouver le godelureau... Il fl-ane peutêtre dansles alentours de jna maison pour y revenir toiU-
à-l'heure ; mais je vas le signaler à la mèreMoufflon, ma portière.... et, soyez tranquille... elle a l'oeil bon et la dent idem... votre serviteur, monsieur le Marquis... à après-demain deux heures, ma chère demoiselle...
Mais revenant sur ses pas, 31. Bouffard dit à Herminie :
— Mademoiselle.... une idée... pour prouver à M. le marquis que les Bouffard sont des bons enfants quand ils s'y mettent.
— Voyons l'idée, Monsieur Bouffard, — reprit le bossu.
— Vous voyez bien ce joli jardin, monsieur le Marquis?
— Oui.
— Il dépend de l'appartement durez-de-chaussée... Eh bien !... je donne à Mademoiselle la jouissance de ce jardin... jusqu'à ce que l'appartement soit loué.
— Vraiment, Monsieur, — dit Herminie toute joyeuse, — oh! je vous remercie, 'quel bonheur de pouvoir me promener dans ce jardin!...
— A la charge par vous de l'entretenir, bien entendu — ajouta M. Bouffard qui s'en courut d'un air guilleret, comme pour se soustraire modestement à la reconnaissance que devait inspirer sa proposition.
— On n'a pas idée de ce que gagnent ces gaillards-là à être obligeants et généreux, — dit le bossu eu riant, lorsque M. Bouffard fut sorti.
Puis, redevenant sérieux et s'adressant à Herminie :
— Ma chère enfant, ce que je viens d'entendre, me donne une telle idée de l'élévation de votre cœur et de la fermeté de votre caractère... que je comprends l'inutilité
de nouvelles instances , à propos du sujet qui m'a amené près de vous. Si je me suis trompé.,, si vous n'êtes pas la fille de Mme de Beaumesnil... vous persisterez naturellement dans votre dénégation; si, au contraire, j'ai deviné la vérité, vous persisterez à la nier, et en cela vous obéissez, j'en suis certain, à une raison secrète, mais honorable... Je n'insisterai donc pas... Un mot encore.... j'ai été profondément touché du sentiment qui vous a fait défendre la mémoire de Mme de Beaumesnil contre les soupçons.... qui peuvent m'avoir trompé... Si vous n'étiez une fière et digne créature... je vous dirais que votre désintéressement est d'autant plus beau, que votre position est plus précaire, plus difficile.... et à ce propos, puisque M. Bouffard m'a privé du plaisir de pouvoir vous être utile cette fois.... vous me promettez, n'est-ce pas, ma chère enfant... qu'à l'avenir vous ne vous adresseriez qu'à moi !...
— Et à qui pourrais-je m'adresser sans humiliation, si ce n'est à vous... monsieur le Marquis?
— Merci... ma chère enfant... mais de grâce, plus de monsieur le Marquis... tout-à-rheure...au milieu de notre grave entretien... je n'ai pas eu le loisir de me révolter contre cette cérémonieuse appellation., mais maintenant que nous sommes de vieux amis, plus de marquis... je vous en supplie... ce sera plus'cordial, c'estconvenu... n'est-ce pas ? — dit le bossu en tendant sa main à la jeune fille qui la lui serra affectueusement, et répondit:
— Ah ! Monsieur... tant de bontés, tantde généreuse confiance... cela console... de l'humiliation dont j'ai tant souffert devant vous.
— Ne pensez plus à cela, ma chère enfant... cette in-
jure.... prouve seulement que cet insolent inconnu est aussi niais que grossier... c'est d'ailleurs trop lui accorder que de garder le souvenir de son offense.
— Vous avez raison, Monsieur, — répondit Herminio, quoiqu'à ce souvenir elle rougîtencore d'indignation
et d'orgueil, — le mépris... le mépris le plus profond
voilà ce que mérite une pareille insulte...
— Sans doute... maismalheureusementcetoutrage... votre insolement a peut-être contribué à vous l'attirer, ma pauvre enfant, et puisque vous me permettez de vous parler sincèrement... comment, au lieu de vivre ainsi seule, n'avez vous pas songé à vous mettre en pension auprès de quelque femme âgée et respectable?
— Plus d'une fois j'y ai pensé. Monsieur... mais cela est si difficile à rencontrer... surtout... — ajouta la jeune fille en souriant à demi, — surtout lorsqu'on est aussi exigeante que moi...
— Vraiment? — reprit le bossu en souriant aussi. — Vous êtes bien exigeante?
— Que voulez-vous. Monsieur? Je ne trouverais a me placer ainsi que chez une personne d'une condition aussi modeste que la mienne... et malgré moi... je suis tellement sensible à certains défauts d'éducation et de manières, que j'aurais trop à souffrir en maintes occasions. Cela est puéril... ridicule... je le sais, car le manque d'usage n'ùte rien à la droiture, à la bonté de la plupart des personnes de la classe à laquelle j'appartiens, et dont mon éducation m'a fait momentanément sortir; mais il est pour moi des répugnances invincibles, et je préfère vivre seule... malgré les inconvénients de cet isolement, et puis enfin je contracterais presque une obligation en-
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\ers la personne qui me recevrait chez elle... et je craindrais que l'on ne me le fît trop sentir.
— Au fait, ma chère enfant, tout ceci est très-conséquent, — dit le bossu après un moment de réflexion , — vous ne pouvez penser ou agir autrement.... avec votre fierté naturelle.... et cet orgueil qu'en vous j'aime avant toute chose, a été, j'ensuis sûr, et sera toujours votre meilleure sauve-garde... ce qui ne m'empêchera pas, bien entendu si vous lepermettez, de venirde temps à autre... savoir si je peux aussi vous sauvegarder de quelque chose...
— Pouvez-vous douter, Monsieur, du plaisir que j'aurai à vous voir?
— Je vous ferais injure si j'en doutais , ma chère enfant... J'en suis persuadé...
Voyant M. de Maillefort se lever pour prendre congé d'elle, Herminie fut sur le point dedemander aumarquis des nouvelles d'Ernestine de Beaumesnil, qu'il devai sans doute avoir déjà vue ; mais la jeune fille craignit de se trahir en parlant de sa sœur, et de réveiller les soupçons de M. de Maillefort.
— Allons! — dit celui-ci en se levant, — adieu, ma chère et noble enfant.... j'étais venu ici dans l'espoir de rencontrer une jeune fille à aimer, à protéger paternellement; je ne m'en retournerai pas du moins.... le cœur vide... Encore adieu... et au revoir...
— A bientôt, je l'espère.... monsieur le Marquis, — répondit Herminie avec une respectueuse déférence.
— Hein? Mademoiselle, — dit le bossu en souriant — il n'y a pas ici de marquis, mais un vieuxbonhouime qui vous
aime, oh! qui vous aimede toutsoncœur,.. n'oubliez pas cela...
— Oh! jamais... je ne l'oublierai, Monsieur.
— A la bonne heure, cette promesse vous absout. A bientôt donc, ma chère enfant.
Et M. de Maillefort sortit très-indécis sur l'identité d'Herminie, et non moins embarrassé sur la conduite à tenir au sujet de l'accomplissement des dernières volontés de Mme de Beaumesnil.
La jeunefille, restéeseule etpensive, réfléchitlonguement aux divers incidents de ce jour, après tout, presque heureux pour elle, car, en refusant un don qui montrait la tendre sollicitude de sa mère, mais qui pouvait compromettre sa mémoire, la jeune fille avait conquis l'amitié de M. de Maillefort. Mais une chose cruellementpénible pour l'orgueil d'Herminie, avait été le paiement fait à M. Bouffard par un inconnu.
Le caractère de la duchesse admis, l'on comprendra que, malgré ses résolutions de dédaigneux oubli, elle devait plus que toute autre ressentir long-temps une pareille injure, par cela même qu'elle était de tout point imméritée.
— Je passais donc pour bien méprisable aux yeux de celui qui a osé ra'offenser ainsi ! — se disait l'orgueilleuse fille avec une hauteur amère, lorsqu'elle entendit sonner timidement à sa porte.
Herminie alla ouvrir.
Elle se trouva en présence de M. Bouffard et d'un inconnu qui l'accompagnait.
Cet inconnu était Gerald de Senneterre.