‹ La duchesse Martin: comédie en un acteChapitre 9 sur 44 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

JACQUES

Non?...

LARIVIÈRB.

Cent fois, mille fois non. . .

JACQUES

Pourquoi dites-vous non?... A cause de Texisteiice que j'ai menée, sans doute?... Parce que j*ai eu des maîtresses, parce que j'ai mangé ma fortune?

LARIVIÈRE

Écoutez donc... si je vous répondais que c'est en effet à cause de cela, il ne manquerait pas de gens dans le pays qui trouveraient que je n'ai pas tort...

JACQUES

Mais vous savez bien que je ne suis plus le même homme, vous savez bien que maintenant...

LARIVIÈRE

Voyons, mon ami...

JACQUES

Voyons, quoi ?

LARIVIÈRE

Ce n'est pas sérieusement?..

JACQUES

Si fait, c'est très sérieusement, je Faîme, votre fille, je l'adore...

LARIVIÈRE

Depuis quand, mon Dieu î

■ - ' f ii<N

JACQUES

Depuis tout à Theure. . .

LARIVIÈRB.

Ah...

faut bien que cela commence à un moment quelconque... Moi aussi, jusque-là, je l'avais prise pour une enfant... Mais tout à Theure, quand vous m*avez dit qu'elle était sur le point de m'aimer...

LARIVIÈRE

C'est à ce moment-là que cela a commencé ?

JACQUES

Oui, et depuis...

LARIVIÈRE

Depuis ?

JACQUES

Vous ne pouvez pas vous figurer quels proiçrèsî.. et ça continue, vous savez, et ça n'a pas Tair de vouloir s'arrêter, ça monte, ça monte... vous ne me croyez pas?...

LARIVIÈRE

Pourquoi ne vous croirais-jo pas?... Simonne est très gentille après tout.

JACQUES

Je crois bien qu'elle est gentille I...

Page 1