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FIN DES NOTES DU CHANT I I L

«v-< o tt R s , va remplir ce projet immortel , « Et que ton cœur soit mon premier autel.

Ce vers , qu'on a mis si judicieusement dans la bouche de Cotin , est de la tragédie d'Aris-

tomène :

Viens , cher époux , ton cœur est mon premier autel.

« Je ne vois plus qu'un odieux mélange.

Parodie de quelques vers du beau songe d'Athalie.

« Il a fini par un coup de sifflet.

Autre parodie de ce vers si connu de la tragédie d'jitrée :

Et le songe a fini par un coup de tonnerre.

Ce coup de sifflet annonce le dénouement, et il ajoute au merveilleux du songe.

« Cher Diderot, moderne Lycophron.

Aucun poète ne fut plus obscur que Lycophron ;

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aucun écrivain n'a su l'être autant que Diderot , surtout dans son inintelligible interprétation de la Nature.

L'aigle de Meaux.

Bossuet.

Le cygne de Cambray.

Fénélon.

Et notre Phèdre , etc. La Fontaine.

Et même aussi l'Apollon de Ferney.

Voltaire.

Déjà Le Mière est réduit à deux pages : Son dur poème , hélas ! n'existe plus.

Le poème sur la Peinture. Il est, en général , dénué de grâces , de correction , d'élégance et d'harmonie ; mais on y trouve quelques morceaux de verve qui le rendent très-supérieur à un autre poème intitulé Y An de peindie.

De son courage au moins reçoit le prix , Et du bûcher sauve un coup de théâtre.

Le Mière affectionnait beaucoup , dans ses tra-

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gédies , ces surprises de théâtre, ces événements en attitudes , ces assassinats pittoresques, qui forment un si bel effet au dénouement de la plupart de nos pièces nouvelles. Mais il est plus aisé d'étonner les yeux par de pareils tableaux, que de parler au cœur dans des vers éloquents et harmonieux.

Tout disparaît , et s'envole en bluettes.

Nous avons de Dorât des Poèmes, des Tragédies, des Comédies, des Chansons, des Odes , des Héroïdes , des Epîtres , des Contes , des Romans, des Fables, et beaucoup de Préfaces. On pourrait le regarder comme une espèce de parodie de M. de Voltaire , mais en se rappelant ces vers connus :

Genève imite Rome , Comme le singe est copiste de l'homme.

Que d'opéra bouffons et non joyeux !

L'Opéra- Comique était le dernier asyle qui fût resté à l'ancienne gaîté française. Le Sage, Fuzelier , Piron , n'avaient pas dédaigné de s'exercer dans ce genre facile. 11 est abandonné aujourd'hui au rebut de la littérature.

L'abbé Coyer expire anéanti.

Auteur des Bagatelles morales,

Fayel périt.

Mauvaise tragédie de d'Arnaud.

Zelmiie est consumée.

Tragédie qui n'est guère meilleure , quoiqu'elle sit fait un peu plus de bruit.

De Curtius émule glorieux.

Environ deux mille trois cent trente ans avant cette action héroïque du général , le célèbre Quintus-Curtius, chevalier romain, se précipita dans un gouffre avec ses armes et son cheval, pour le salut de sa patrie.

£t , dépouillant ses entrailles de père , Dans le bycher jette son Bélisaire.

Bélisaire, roman ou conte moral, comme on J'aimera le mieux. Jamais les longues moralités ne furent prodiguées avec moins de discrétion que dans cet ouvrage. Le caractère du vieux Bélisaire, qui parle toujours, semblerait avoir été calqué, par l'auteur, sur le Barbier babillard des Mille et une Nuits.

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