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FIN DES NOTES DU CHANT VIII

\»-< e fut jadis la prude Scudêri , etc.

Madeleine de Scude'ri , auteur des romans de délits du grand Cyrus , etc. : ouvrages qui n'ont plus de lecteurs.

A cet emploi succéda Gr-f-gny.

Des lettres d'une métaphysique précieuse, sous le nom d'une Péruvienne ; une comédie romanesque , prise d'une autre comédie du même genre, intitulée la Goui'crnantz , firent à madame de G*** quelque réputation de son vivant : encore n'est-il pas bien avéré qu'elle fût l'auteur de ces ouvrages.

Sottise après fit choix de Du E-c-ge.

Madame Du B*** est connue par une tragédie des Amaioms , et par un poème imité du Paradis perdu, deMilton. Une femme née pour les grâces, devait être peu jalouse de figurer à la suite de Calliope et de Melpomène. .Madame Deshouliéres fit une tragédie de Genscric ; on lui conseilla de retourner à ses moutons.

Elle y viendra, cette Ricc-b-ni ,

Qui n'a point fait le marquis de Cressi , etc.

Jolis romans , que beaucoup de gens refusent à l'auteur dont ils portent le nom.

P-ys-eux peut-être aura son tour aussi.

On a retenu d'un des romans de cette dame, intitulé Zamor et Jlmaiïnz, une naïveté' précieuse à conserver. « La princesse s'ennuyait fort du sé- « rail : le moyen de ne pas périr d'ennui avec des « eunuques ! »

Vous étiez là , vaillante hermaphrodite , Belle Malcrais , etc.

L'original de la fameuse Mériadec de la Métromanie. C'était un poète Breton, qui, sous le nom de mademoiselle Malcrais de la Vigne, adressa des vers flatteurs à tous nos écrivains célèbres, qui lui répondirent par des hommages galants , et même par des déclarations fort tendres. Il crut avoir acquis le droit d'avouer son sexe , et les hommages se convertirent en huées :

Voilà de tos arrêts , messieurs les gens de goût !

Se souvenant d'avoir eu pour guidon , Dans ses beaux jours , la comtesse Fréron.

Fréron } qui avait été jésuite, puis sous-lieu-

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tenant d'infanterie , sous le nom du chevalier Fréron , puis abbé , puis marié , puis remarié , etc.. avait été aussi comtesse. Ses premières feuilles s'appelaient Littres de la comtesse * **.

Trompette en bouche , et clairon au derrière , etc.

On sait que la renommée s'est enrichie d'une nouvelle trompette, qui n'est pas aujourd'hui la moins employée.

Lorsqu'avisant Fréren son chancelier , Qui soupirait encor de son injure.

Le double passe-droit que lui a fait la déesse en faveur du général.

"Wasp est le mot qui fait aller la bèr-1.

fp^asp , ou Frelon, personnage du faiseur de feuilles dans la comédie de Y Ecossaise.

Qui , pour signal de sa gloire future ,

Se met soudain à beugler comme un veau, etc.

Ceci est imité de Pope avec discrétion. Il dk que Martin Scribler, venant au monde, beugla comme un veau, bêla comme une brebis, caqueta comme une pie , grogua comme un porc, hennit comme un cheval , croassa comme un corbeau, miaula comme un chat, imita le cri des oies qui sauvèrent le Capitole , se mit à braire

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comme un une. . . ; et que le lendemain on le trouva jouant dans son lit avec deux hiboux.

a Invulnérable aux affronts , aux injures , a Comme les "Wasps de Quimpercorentin.

On prétend que la maison \Yssp est originaire de Quimpercoientin.

Telle autrefois l'immortelle Thétis , etc.

On sait qu'elle plongea son fils Achille clans le Styx , pour le rendre invulnérable; mais elle oublia d'y plonger scn talon : précaution que la Stupidité ne néglige pas en faveur ce son jeune élève.

D'après ce cri dont retentit le lac , Par la déesse il fut nommé Kakouac.

Allusion aux mémoires pour servir à l'histoire des Cakouacs. Ce mot dérive du grec ; et Ton connaît la secte que l'auteur avait prétendu désigner.

De plaisanter , sans craindre les arrêts , Mieux que Zoïle , ou que l'abbé Mords-les.

C'est ainsi que, dans leur correspondance, Voltaire et d'Alembert écrivaient le nom du mordant abbé Morellet. L'ennui qu'il inspire est le calmant de ses morsures.

DU CHANT NEUVIEME. ibl

Fougueux Gilbert , au regard frénétique , Humble Pindare , etc.

Il nous reste de Gilbert quelques satires et quelques poésies chrétiennes. Il s'était trompé , s'il avait cru expier les unes par les autres. Ses satires ont scandalisé les dévots, et ses vers chrétiens diverti les incrédules.

Toi dont j'ai craint l'encens adulateur, etc.

Nous avons sous les yeux une lettre très-doucereuse de Gilbert à l'auteur , dans laquelle il avait la modestie de se représenter comme un écolier aux pieds de son maître. Il le priait d'accepter la dédicace d'une de ses nouvelles satires , et surtout de lui procurer le débit de la première. L'auteur ne parut pas se prêter infiniment aux caresses de Giibert. Le zèle de ce dernier s'alluma depuis contre la Ditnciade , au point d'en parler comme d'un ouvrage très-obscène ; mais Molière lui avait répondu pour nous :

Vous êtes donc "bien tendre à la tentation ?

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