‹ La dynamique des phénomènes de la vieChapitre 7 sur 127 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

A côté des données si instructives que nous 'fournit l'élude des colloïdes et des actions diastasiques ou catalytiques, il serait dangereux de tenir pour négligeables les travaux d'un Ed. van Beneden, d'un Wilson ou d'un Boveri. La complexité des faits morphologiques récemment découverts dans les processus de génération sexuée nous montre de plus en plus combien nous sommes encore éloignés de pouvoir en donner une traduction mécanique adéquate.

Un grand nombre d'observations relatives au développfement ou même à la physiologie des élres vivants prouvent d'ailleurs que ces organismes manifestent dans leur manière de réagir aux excitations du milieu ambiant une élasticité qui semble peu compatible avec l'hypothèse d'un mécanisme étroitement fixé et comparable à celui que nous connaissons dans les machines construites par riiomme.

Très instructives nous paraissent à cet égard les variations évolutives sur lesquelles nous avons à diverses reprises attiré l'attention des biologistes, et que nous avons groupées sous le nom de poecilogonie /

Si, dans la fabrication mécanique d'un objet quelconque, le fonctionnement de la machine est tant soit peu troublé, soit par un facteur externe, soit par une cause inhérente à la nature de l'objet, le produit fabriqué est généralement perdu d'une façon irrémédiable, car la machine n'est pas capable de modifier sa marche, même dans les limites les plus restreintes.

Chez beaucoup d'êtres vivants, au contraire, l'évolution peut être modifiée en cours de marche de diverses façons et le même résultat final, la formation d'un adulte d'un type déterminé, peut être obtenu à la suite d'états larvaires variables avec les conditions de milieu dans

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