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Quand on a enlevé la tumeur, on voit qu'il n’y a plus ni tubercules mamillaires, ni tuber cinereum, ni hypophyse, ni chiasma. Tout cela a été enlevé avec la tumeur. :
Profondément, on voit que la tumeur pénétrait dans le IT Ventricule et arrivait même jusqu'au trigone. | = Par la partie postérieure elle écartait vigoureusement les
= pédoncules cérébraux marquant son empreinte surtout sur
le pédoncule gauche et comprimant ainsi manifestement d'avant en arrière ces pédoncules. Cette tumeur avait la forme et la dimension d’une mandarine. Elle était molle, tremblotante, diffluente, semi-liquide.
Anatomie pathologique. — Cerveau sain partout : aucun vestige de la pituitaire, du tuber cinereum, des tubercules mamillaires. Les tubercules quadrijumeaux sont petits, atro- . phiés. La tumeur appartiendrait à la classe des sarcomes. Elle se serait développée primitivement aux dépens de l’hypophyse.
é: OBSERVATION XVI (1) (relatées in Salmon. La Fonction du Sommeil, 1910). Dans tous ces cas il s’agit d'atteinte hypophysaire sans
; É | acromégalie.
Læccerc. — Epithélioma hypophysaire. Parmi les symp- tômes initiaux, sommeil insolite de douze heures, ayant tous les caractères du sommeil physiologique.
Wappez. — Hypophyse hypertrophiée et très vascularisée. L'hypersomnie ici n'est pas tant remarquable par l’état continu de profonde somnolence que par des paroxysmes de sommeil se prolongeant pendant 36 heures environ.
(1) Nous mentionnons dans cette nomenclature les Observations - qu’il nous à été impossible de nous procurer à leur sounce, d'après
- Jes références données. Beaucoup sont d'origine étrangère et les
Revues qui les ont publiées ne figurent pas dans notre Biblio- thèque Universitaire.
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Formanecx. — Carcinome de l’hypophyse, cas dans lequel le malade souffrait d'un besoin irrésistible de dormir « conime s’il était atteint de la maladie du sommeil ».
LoweLAnp-MarLow. — Le malade dormait continuellement dans ce cas ; il s’endormait même pendant l’interrogatoire et présentait l'obésité, l’hémianopsie puis la cécité sans la stase du fond oculaire, la céphalée, c’est-à-dire les symptômes qui révélaient clairement la tumeur de la pituitaire.
Banuez. — Dans ce cas décrit récemment d'’inflammation hypophysaire avec sclérose initiale de l’hypophyse, on note depuis 4 ans une véritable hypersomnie ayant tous les caractères du sommeil physiologique. L'auteur ne doute pas que cette hypersomnie ne soit en rapport avec la lésion hypophysaire. : |
En outre, sept autres auteurs, dont Salmon ne cite que les noms, ont observé de l’hypersomnie dans des atteintes de l’hypophyse sans acromégalie.
OBSERVATION (1) XVI (Ibidem)
Dans tous ces cas il s’agit d'atteinte de l’hypophyse avec acromégalie.
Packarp. — Sarcome du corps pituitaire : le malade eut trois attaques de sommeil prolongé, dont la première dura trois semaines.
BriGint. — Hypertrophie de l’hypophyse. Le patient tombait, après les repas, dans un sommeil si profond que ses amis crurent plusieurs fois qu'il avait pris des narcotiques.
WayrTe. — Le malade présentait, outre son acromégalie,
(1) Même note que pour l'Observation XVII.
des symptômes de lésion encéphalique et malgré son excitation nerveuse, avait le sommeil très facile : -« He can go to sleep at any time day or night ».
Dent. — Symptômes les plus évidents de tumeur hypophysaire et tendance au sommeil extraordinaire : le patient s’endormait chaque fois qu'il s a même en présence de beaucoup de monde.
Porter. — Il s’agit dans ce cas, non de d’acromégalie, mais de gigantisme däns lequel on a noté une attaque de sommeil de soixante-deux heures.
En outre quarante-sept autres auteurs, dont Salmon ne
cite que les noms, ont observé de l’hypersomnie — et l’un d'eux deux fois — dans des atteintes de l’hypophyse avec acromégalie.
Tumeur para-hypophysaire avec hypersomnie
OBSERVATION XIX (Holte in Thèse Voulfovitch, 1905)
Homme de 26 ans : attaques épileptiformes ; amblyopie ; ralentissement du pouls, incontinence d'urine.
Tendance à dormir et torpeur.
Autopsie. — Tumeur de la partie antérieure de la base et du IIT° Ventricule.