RIT NN
© Homme de 25 ans, paludéen ; syphilitique depuis 5 ans. Entre à l'Hôpital, le 18 septembre 1916, avec. asthénie, polydypsie, polyurie. Aucun trouble nerveux, en dehors des troubles oculaires : amblyopie, hémianopsie bilatérale. Ÿ On fait le diagnostic de méningite syphilitique intéressant le chiasma et la région du tuber cinereum.
Huit jours après, troubles de la parole. On suspend ie traitement, tout s’amende. ; Le 29 octobre, lé sujet tombe dans un sommeil profond - d’où il est impossible de le tirer. Cette crise de narcolepsie qui dure 5 heures environ laisse, au réveil, le sujet amnésique et étonné. Il ne se souvient plus comment il est entré Er l'Hôpital. Examen du système nerveux négatif. Bacillose . du sommet droit en évolution.
- Janvier 1917. — À plusieurs reprises, attaques de narcolepsie, analogues à la première.
Février 1917. — Mort par phtysie.
Autopsie. __ Tuméfaction rétro-chiasmatique fluctuante. Hypophyse normale comme la selle turcique ; elle ne paraissait pas comprimée et la section de la tige pituitaire ne fit pas s’écouler le liquide contenu dans la tumeur. Celle-ci
‘occupait la région interpédonculaire, refoulant latéralement
les deux pédoncules cérébraux, en arrière les corps mamillaires, en avant le chiasma et les bandelettes optiques dont la partie interne apparaissait manifestement aplatie.
Sur une coupe. frontale des hémisphères, les rapports de la tumeur avec les parois ventriculaires apparaissent nettement. Cette tumeur est formée d’une membrane isolable, distincte de la paroi épendymaire, formant une cavité close, indépendante du ventricule qu’elle remplit : tumeur épithéliale développée aux dépens du revêtement du II Ven-
tricule. - :
Cette tumeur distend le ventricule, écarte l’une de l’autre les couches optiques, mais amincit surtout le segment infé-
rieur du ventricule, l’infundibulum et la lame terminale,
laissant complètement intacte l’hypophyse dont la, tente n ‘apparait même pas déprimée. Le Les ventricules latéraux sont légèrement distendus.
«e Ainsi une tumeur kystique exactement limitée à la partie inférieure du Il°ventricule et à l’infundibule a provoqué chez ce malade... des troubles de la fonction du sommeil. ; L |
« Gertains auteurs (Salmon notamment, qui a édifié une théorie hypophysaire du sommeil) ont tenté d’établir que la narcolepsie des néoplasmes basilaires était liée à l’altération de la glande pituitaire. On voit la fragilité de cette théorie contre laquelle vient s'incrire cette observation dans laquelle l’hypophyse est intacte.
« S’il existe donc un rapport de causalité entre le développement d’une tumeur basilaire et l'apparition de crises narcoleptiques, il est à chercher dans les modifications du cerveau moyen et non dans la perturbation de la sécrétion hypophysaire. »
L'an à
* Atteinte de l'hypophyse avec hypersomnie