‹ La Dyssomnie: Dans La DyshypophysieChapitre 27 sur 33 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

“ (Mauthner in Semaine Médicale, 1890, p. 203). X Résumée

“4 = Femme de 30 ans, réveillée une nuit par un rêve très in- | quiétant et prise d’une excitation extraordinaire. Bientit: ne apparurent de la diplopie, des vertiges et une envie irrésis- 3 tible de dormir.

Il ne s’agit pas de coma, mais bien de sommeil.

2 Re Autopsie. — Lésion localisée dans la partie supérieure de À - la substance grise. On ne trouve qu'une coloration rosée de | Er a substance grise du IT Ventricule. Un examen minutieux

révèle des altérations histologiques et de véritables hémor- … ragies dans cette région.

5e ee OBSERVATION XXV

(Souques in Presse Médicale, août 1918, p. 4r9).

Soldat jusque-là bien portant qui, trois ou quatre jours après une forte commotion cérébrale fut pris d'accès de narcolepsie qui persistent depuis deux ans et demi et se répètent tous les jours, une ou plusieurs fois.

On constate en outre chez lui, l'existence de do croisée, polyurie simple, signe d’Argvyll-Robertson unilatéral,

fous phénomènes montrant que la lésion traumatique a dû intéresser la base du cerveau et speNslenent la région péds culo-hypophysaire.

C’est en effet dans les lésions spontanées et expérimentales de cette région que l’on rencontre la narcolepsie et le complexus symptomatique qui l'accompagne chez ce blessé.

Dans le cas présent, la narcolepsie parait liée à une lésion de cette région.

OBSERVATION XXVI Re (Gayet, Archives de Physiologie, 1875, t. IT, p. 341).

En novembre 1874, entre à l’Hôtel-Dieu de Lyon un homme qui, ayant éprouvé une forte commotion, deux mois avant, était tombé dans un état d’abattement, de faiblesse, d'apathie lui rendant tout effort pénible. De plus, trois jours après l’accident, il ne pouvait plus ni lire, ni écrire. Après quelque temps survient une somnolence invincible si bien que le malade dort presque continuellement, et c’est ce phénomène qui frappe tout le monde, dès le début. Souvent, pendant qu'on l’interroge, le malade s'endort et ce n'est qu’en le secouant vigoureusement qu’on parvient à le rappeler à la réalité. Plusieurs fois il s’est endormi en man-! geant. Pendant les premiers temps de son séjour, on le fai-

. Sait lever et s’asseoir, mais il s’endormait dans son fauteuil . et serait tombé si on ne l’avait pas rétenu.

Du 23 novembre au 18 décembre, somnolence continue. À ce moment. surviennent des modifications dans l’état général, mais la somnolence est toujours pareille jusqu’au 17 février, date à laquelle le malade meurt. ;

Autopsie. — On note « une altération inflammatoire caractérisée par une rougeur assez intense, une apparence de sclérose des tissus jointe à un certain degré de ramollissement, ! le tout évidemment hypérémié » qui, sur une coupe passant par les Testes et les Nates, occupe la partie inférieure des pédoncules cérébraux, des pédoncules cérébelleux supérieurs, ainsi que l’aqueduc de Sylvius et de son pourtour.

Sur une coupe partageant le cerveau et le cervelet en deux moitiés latérales pour observer le III ‘Ventricule, on note que « l’altération signalée, qui englobe le chiasma et le corps pituitaire occupe lé plancher et les parois latérales du* ITT° et du IV° Ventricules ».

À noter l'énorme développement de la commissure grise et la grande dimension de l’aqueduc de Sylvius.

Les couches optiques sont atteintes toutes les deux dans toute leur étendue et d’une manière diffuse.

Le symptôme qui sans contredit domine toute la

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