scène c’est la somnolence presque continuelle dans la
quelle le malade reste plongé. Il a existé du commence-
e ment à la fin, a toujours été s’aggravant, mais sans ja-
mais perdre son caractère pour revêtir celui du coma.
L'auteur avoue être frappé de cette localisation d’une
__ lésion cérébrale, entraînant l’assoupissement, dans un
point où quelques auteurs, à propos de Thypnotisme, avaient placé la région du sommeil.
Tumeur de l’hypophyse avec insomnie OBSERVATION (1) XXVII
(Tumeurs de l’hypophyse : insomnie avec acromégalie)
BLarr. — Acromégalie accompagnée d’insomnie qui diminua par de fortes doses de substance pituitaire. Le même traitement a été également très efficace dans un cas de Rolleston.
EULENBERG. — Acromégalie avec tumeur maligne de l’hypophyse détruisant la selle turcique. Sommeil agité et accompagné de terreurs, d’angoisses et de troubles psychiques.
Enfin douze autres auteurs rapportent des cas de tu- meur hypophysaire avec acromégalie dans lesquels on = constate de l’insomnie. | |
OBSERVATION (4) XXVIH
(Tumeurs de l’hypophyse : insomnie sans acromégalie)
Mosse. — Sarcome. diffus cellulaire de l’hypophyse avec insomnie.
1) Même note que pour l'Observation XVII.
Watan. — Sarcome de la glande pituitaire avec insomnie. # É
Cacwerro. — Sarcome de l’hypophyse avec absence complète de cellules chromophiles : insomnie continue. SEP
Ducxesnéau. — Tumeur hypophysaire avec hypophyse tellement ramollie que lorsqu'on ouvrit la tumeur, la substance glandulaire jaillit presque à l’état de liquide : insomnie. 5
Hozsri ; OsBoRNE : Pecmanre. — Cas qui à l’autopsie pré- | sentèrent l'hypophyse molle, pulpeuse, et s’accompagnaient d’insomnie. A
ANroniNI. — Tumeur maligne de l'hypophyse très mollé
‘avec complète destruction du tissu glandulaire : la malade passait la nuit à se promener dans sa chambre.
Hippez. — Tumeur molle de l’hypophyse avec foyers hémorragiques, dégénérescence hyaline, BP du tissu folliculaire et insomnie.
* BLerTBrEU. — Tumeur Aion complètement. dégénérée de la glande pituitaire avec insomnie.
BaTrTiscoMBEe. — Abcès de l’hypophyse dans es la È glande réduite en°lambeaux trainait dis le pe ::1nsom-. 6 nie. | ET
Tumeur ou compression de l'hypophyse Dee sans dyssomnie à
OBSERVATION XXIX 2 (Berger in Sem. Médic., 1904). ne
Résumée
Jeune garçon de 14 ans, qui présentait les symptômes suivants : céphalée depuis 2 ans ; vomissements même à jeun, protrusion des globes oculaires, arrêt de croissance, obésité.
L’acuité visuelle diminua 18 mois après le début de la
es | + 2 SR LR
maladie. L’affection évolua lentement. On ne note pas de
troubles du sommeil. Mort brusque. ; ; Autopsie. =Z Tumeur siégeant au voisinage du Corps pi- ‘4 tuitaire. É
= Epithélioma de la base du nt comprimant le chiasma empiétant sur l’hypophyse, d’ailleurs intacte, même au
microscope. PRES 3 F
LA
| OBSERVATION XXX 2 (B. Krumbhaar in Revue “Neurologique, 1910)
Adulte ne présentant aucun signe * d’acromégalie, ni de 1 gigantisme, ni de dégénération adiposo-génitale. La. tumeur Ë de l’hypophyse ne détermina pendant la vie d’autres signes
que ceux de l'élévation de la pression intra-cranienne et de
Ë Ja compression locale.
Autopsie. — de de la partie Lahaie de l’hy- pophyse, tumeur bénigne ayant laissé persister la structure normale, tant du lobe antérieur que du lobe postérieur de la glande.
Au microscope, Jes cellules de la tumeur avaient l’aspect des cellules chromophobes du lobe antérieur. Il n’y existait certainement pas de cellules chromophiles, si bien que le cas actuel s ‘accorde avec la théorie suivant laquelle l’aug-
Le mentation de volume de l’hypophyse ne détermine pas l’a-
cromégalie, à moins qu'il n’y ait en même temps augmen- tation des cellules chromophiles. He.
L'auteur examine d’une façon générale les rapports qui existent entre l'acromégalie et la tumeur ‘hypophysaire. Si l’acromégalie n’est pas toujours conditionnée par la tumeur de l’hypophyse, elle l’est si fréquemment qu’une relation étroite entre les deux faits est certaine. Dans le cas où l’acromégalie existe et où l’hypophyse n'est pas augmentée de volume il y a peut-être une mo-
tr
Le —
M TrONEE
dification des autres glandes à sécrétion interne capables
de réaliser précisément le même tableau dystrophique
réalisé habituellement par la tumeur hypophysaire.
Tumeur de l'hypophyse détruite sans dyssomnie
OBSERVATION XXXI (Kollarits in Sem. Méd., 1905, p. 78).
Tumeur. du corps pituitaire ayant évolué sans donner lieu
à aucun signe d’acromégalie, chez une jeune fille de 16 ans
qui, six mois après avoir contracté la syphilis, fut atteinte |
de douleurs de tête violentes, avec exacerbation nocturne. A quelque temps de là, paralysie de l’oculo-moteur externe droit. Vomissements. Vertige. Ptosis droit, \paralysie de l’oculo-moteur externe gauche. Convulsions avec dyspnée et perte de connaissance.
On ne note pas de troubles du sommeil.
Autopsie. — Sarcome qui S’était substitué À l’hypophyse sans en laisser intacte aucune partie.
Le
OBSERVATION XXXII ‘(Ibidem) :
Femme de 28 ans. Un an avant la mort, violente céphalée nocturne. La vision s’affaiblit progressivement.
On ne note pas de troubles du sommeil.
Autopsie. — nn du corps pituitaire, dont aucun élément structural ne put être retrouvé.