‹ La Dyssomnie: Dans La DyshypophysieChapitre 29 sur 33 · DISCUSSION DES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

DISCUSSION DES OBSERVATIONS

Comment comprendre les conditions d'apparition de

ces troubles du sommeil ?

Pouvons-nous dans nos vingt-quatre premières observations où figurent simultanément la tumeur de la base et l’hypersomnie, envisager comme cause du sommeil la compression de la région où l’on suppose l’existence d’un centre de la veille, ainsi que le fait Franceschi luimême dans sa seconde ere (Obs. XXITT). Nous ne le pensons pas.

En effet, dans le cas d’hypersomnie vraie, accompagnant une tumeur cérébrale à localisation quelconque, la compression intra-crânienne n'est pas toujours considérable : Blum rapporte le cas d’une petite tumeur de la grosseur d'une cerise, localisée à la partie supérieure de l'hémisphère gauche qui déterminait du sommeil. De plus, dans le cas de Baduel (Obs. XVIT) figure un simple

début de sclérose de l’hypophyse, sans compression intra-. ventriculaire avec hypersomnie. Enfin, dans les Observa-,

tions XXVII et XXVIII des tumeurs de la même région exerçant une compression intra-ventriculaire semblable pe donnaient point un sommeil identique, mais s’accompagnaient au contraire d'insomnie. PApRe Rs en

outre les observations XXIX et XXX de tumeurs de l’hypophyse dans lesquelles, malgré la compression, on n’observait pas de modification du sommeil, mais où, détail important nous semble-t-il, le tissu de la glande examiné au microscope ne présentait aucune altération.

Le

Dans un cas de tumeur du III° ventricule, sans lésion macroscopique ni compression de l’hypophyse où la som-

nolence à été un symptôme dominant de la maladie (1), Claude et Lhermitte concluent à la fragilité de la théorie de Salmon. se En ont-ils bien le droit? : Fe Ces auteurs eux-mêmes, par ailleurs, dans une discussion d’un cas de virilisme épiphysaire, n’ont-ils pas tous

deux attribué l’origine de l'affection à une altération de

l’hypophyse, en admettant très justèment que « les tumeurs épiphysaires, par suite de la distension du IIF ven-

tricule et de la compression de l’infundibule réagissaient toujours sur l’hypophyse ». Et Cushing, nous l'avons vu,

5 . f À a constaté dans un même ordre d'idées des altérations

très nettes de l’hypophyse dans des tumeurs cérébrales, Ô surtout dans celles qui s’accompagnent de compression de linfundibule, comme dans le cas présent. Or Claude et Lhermitte ne parlent pas dans le cas qu'ils rapportent de l’examen histologique de la glande. Leur CHAR paraît : donc un peu hâtive.

La compression ne pouvant donc pas être ribloinent

‘invoquée, peut-on expliquer ces. phénomènes par une irritation infectieuse, une inflammation lésant le centre

(1) On peut rapprocher de ce cas Observation Ogle (in Thèse Voulfovitch) d’un sarcome alvéolaire ‘de l’'épiphyse où le symptôme principal et initial est la tendance au sommeil.

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