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V. — DE LA FAÇON D'UTILISER LE RÉTROGEPS

L’instrument posé, articulé, reste à l’utiliser.

La manœuvre différé de tous points de celle du forceps symétrique. Avec ce dernier instrument, il est de règle de

p, La lète est, à tort, représentée de profil. Elle devrait être vue de troisquarts, l’oceipul dirigé vers la partie antérieure gauelie du bassin.

tirer en se rapprochant le plus possible du sens des axes du bassin.

Lorsque l’on fait usage du rétroceps, il faut faire en sorte d’oublier complètement cette notion. En s’y conformant, on est à peu près certain de déraper. La ligne de traction doit correspondre à la direction, quelle qu’elle soit, où la prise est la plus sûre. En d'autres termes, depuis le moment de la première, jusqu’à celui de la dernière phase du travail, il faut tirer dans le sens de la résistance.

Ce précepte est très important ; il importe donc de ne jamais le mettre en oubli.

La traction sur le rétroceps s’opère soit avec deux ou trois doigts, soit à pleine-main, soit avec les deux mains, soit à l’aide d’une machine. Cette dernière ne doit être utilisée que lorsque l’on a à vaincre une grande résistance. Dans les fortes tractions, ce mode de faire rend les plus , grands services, et met sûrement à l’abri des accidents si souvent occasionnés par les dérapements, consécutifs aux violents efforts musculaires. On verra, dans la partie pratique de ce travail, de quelle façon doit être comprise la traction mécanique effectuée, soit sur le rétroceps, soit sur le forceps symétrique.

Pour suppléer à la force du bras, il est divers expédients auxquels ont cru bon de recourir quelques confrères partisans de la inéthode rétrocépitale.

Le docteur Duvaî, de Gournay(i), dans un cas de rétrécissement du détroit supérieur mesurant moins de 0,06, fit passer sur le manche un linge plié en cravate, dont il confia chacun des chefs à un aide vigoureux. Le résultat de l’opération a été favorable pour la mère.

Dans un cas d’éclampsie puerpérale, épuisé par les efforts auxquels il s’était en vain livré, le docteur Faucheraud (2) eut l’idée d'utiliser le mode de traction dit en ha luge des mariniers. Il fit, avec une corde, une sorte de bretelle, passant sous l’aisselle gauche et sur l’épaule droite, le plein (*)

(*) V. Traité prat. du rétroceps, p. -186.

(') tn. Revue de thérap. med. cliir. 1878, n° du 4“' février, p. 68.

de l'anneau portant sur le manche du rétroceps. « Apres une heure et demie d’efforts interrompus par huit ou dix crises des plus violentes, j’amenai, dit M. Faucheraud, sans aucune fatigue, un énorme enfant, qui succomba au bout d'une demi-heure. »

Je n’ai pas besoin de faire observer que la traction mécanique présente beaucoup plus de garanties que ces moyens violents et pleins de danger. Mais, quand on ne peut disposer d’une machine, force est bien de s’en passer!....

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