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Thfirach, Ibid., p

4. H. Bücking, Gebirgsstörungen sadwestlich vom Thüringer Wald (Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., V, 1884, p. 546^5, pl. KXX : carte); id., VU, 1886, p. 40-43, etc.; E. Naumann, Teklonische Störungen der triadischen Schichten in der Umgebung von Kahla (Id., XVIII, 1897, p. 130-159, pl. V, VI : carte et coupes), et dans d'autres publications.

Le petit massif triasique du Ringgau est, d'après les indications à Moesta, un horst et en même temps le prolongement du Thürinj^r^r Wald *. Son bord méridional se suit, parfois à Tétat de graben, jusqu'il Wollheim, à TOuest de Waldkappel; entre les deux cassures qui limitent le fossé apparaît une nouvelle ligne orientée N.W.-S.E., laquelle rencontre au voisinage de Lichtenau un accident X.N.E., appartenant au faisceau des failles rhénanes. Un peu plus au Nord, près de Gross-Almerode, un segment triangulaire s'affaisse; la direction d»» la zone de fracture passe à rW.N.W.; elle atteint Cassel, puis reprend brusquement un tracé N.N.W., atteignant le talus occidental de TEggegebirge au delà de Volksmarssen. D'après la description de Stille, c'est un véritable essaim de cassures N.W. qu'on rencontre alors, avec déviations partielles au N.N.W., près de Horn, au Sud àe. Detmold K Le bord Sud du Teutoburger Wald, avec ses chevauchements bien connus vers le S.W., en représente le prolongement ultérieur. Son extrémité est distante d'environ 440 kilomètres du point de départ de ces fractures, sur le bord occidental du Bayrischer Wald.

De nombreux accidents analogues s'orientent encore vers le N.W.; on peut citer, notamment, les failles qui bordent au Sud la Finne, et qui font affleurer une bande longue et étroite de Muschelkalk'. 3fai5 l'aspect général, comme on peut s'en rendre compte en jetant les yeux sur la feuille XIII de la carte de Lepsius, par exemple, est tout à hii étrange. Le Harz montre l'orientation N.E. (varisque) de ses plis. En même temps apparaît au Nord-Ouest du Harz, dans le manteau postvarisque, une disposition rappelant celle de synclinaux qui s'aligneraient en séries vers le N.W., comme le bassin d'Einbeck, la cuvette du Hils, celle d'Alfeld, etc. *. Dans ces bassins, les étages mésozoïques

\, Y. Moesta, Das Liasvorkommen bei Eichenberg in Hessen in Beziehung auf allgemeine Verhältnisse des Gebirgsbaues im Nordwesten des Thüringer Waldes (Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., IV, 1883, p. 57-80, pl. VIl-X : cartes et coupes).

2. H. Stille, Der Gebirgesbau des Teutoburger Waldes zioischen Ältenbeken und DetmM (Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., XX. 1899, II. Teil, p. 1-42, pl. I-Ill ; carte et coupes); et Ueber prücretacische Schichtenverschiebungen im älteren Mesozoikum des Egge-Gebirges (Ibid., XXIII, 1902, p. 296-322, pl. XVI, XVll : carte et coupe). Pour les détails de la déviatioQ, voir A. Mestwerdt, l'eber Störungen am Falkenhagener Liasgraben (Festschrift Adolf v. KoeoeD gewidmet von seinen Schülern, ln-8^ 1907, p. 221-230).

3. J. 11. Kloos, XI. Jahresbericht d. Verein f. Naturwiss. in Braunschweig, 1899, p. 114-116; E. Schütze, Tektonischc Störungen der triadischen Schichten bei Bckartsberga^ Salza md Camburg (Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., XIX, 1898, 2. Theil, p. 05-98, pl. XXI-XXIV: carte et coupes).

4. H. Üubbus, Der obere Jura auf dem N.O. Flügel der HilsmuldCy Inaug. Diss. In4',43 p., Göttingen, 1888-, H. Monke, Die Liasmulde von Herford in Westphalien (Verhandl. Naturf. Verein Rheinl. u. Westphal., XXXV, 1889, 114 p., carte); M. Schmidt, Der Gebirgsgsbau der Einbeck- Markolendorf er Beckens (Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., XIV, 1893, 2. Theil, p. 19-48, pl. X). Voir aussi E. Harkort, Die Schaumburg-Lippe'sche Kreidemulde (laaug. Diss. Göttingen), ln-8', Stuttgart, 1903.

et parfois même le Tertiaire dessinent des affleurements plus ou moins concentriques. Mais un grand nombre d'études de détail nous apprennent que toutes ces cuvettes sont accompagnées de cassures dirigées N.W. : ce ne sont pas des synclinaux résultant d'un plissement, mais bien, pour employer le mot de von Koenen, des a bassins d'affaissement » (Versenkungsbecken).

Des rejets que Ton connaît dans le Harz à Tétat de filons métallifères se prolongent en dehors de ce massif montagneux et traversent suivant la direction N.W. le manteau post-varisque. Ils croisent d'abord les avant-coureurs du faisceau rhénan. Des effondrements locaux surviennent, comme au Kahlberg près d'Echte*; puis ces alignements s'avancent si loin vers le Nord-Ouest, que von Koenen, par exemple, a pu suivre Tun d'eux du bord septentrional du Harz, par Gronau, jusqu'au voisinage de Hameln, dans la chaîne de la Weser*. On doit donc souscrire à la conclusion que tout le Teutoburger Wald, de Detmold jusqu'au delà d'Ibbenbiihren, y compris le Wiehern-Gebirge, la Chaîne de la Weser et le Siintel, a été découpé dans le manteau des sédiments post-varisques par des failles et des flexures. Les reliefs précités peuvent être regardés comme formant un seul et même horst, assez analogue au Thüringerwald avec son annexe le Ringgau, ou plutôt comme un horst double, car le terrain houiller affleure à Osnabrück suivant deux bandes parallèles.

d) Les sondages nous apprennent qu'une partie seulement des fractures existant dans la profondeur se montrent au jour. Stille rapporte qu'à partir de l'Egge-Gebirge, non loin de Paderborn et au Nord de Münster, tout le long du Teutoburger Wald, il existe, parallèlement à cette chaîne, une faille masquée par les terrains superficiels dont la lèvre Nord est affaissée : un long Graben borde donc au Sud le Teutoburger Wald. La dénivellation est évaluée à 1 000 mètres au moins'. Les renseignements publiés parO. von Linstowne sont guère moins importants. D'après ce géologue, une falaise souterraine continue sur 200 kilomètres de longueur se dirige du voisinage de Sprembcrg, sur la Spree, vers TW.N.W. jusqu'à Wolmirstedt sur l'Elbe, au Nord de Magdebourg; elle sépare les terrains paléozoïques au Sud du Trias au Nord. Il est' probable que, de Magdebourg à Dessau, on n'a pas affaire à une cassure franche, mais plutôt à une brusque descente des couches, suivant une ligne parallèle à l'accident précédent : ainsi se

1. J. Perrin Smith, Die Jurabildungen des Kahlberges bei Eckte (Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst, XII, 1891, 2. Theil, p. 288-356, pl. XXIII-XXV).

2. A. V. Koenen, Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., VI, 1885, p. 80.

3. H. Stille, Zur Kenntnis der Dislokationen, Schichtenabtragungen und Transgressionen im jüngsten Jura und in der Kreide Westfalens (Johrb. k. Preuss. Geol. Landesonst., XXVI, 1905, p. 103-125).

produit un horst, ou une moitié de horst. Les couches de Rothliegende et les traces paléozoïques qui forment ce qu'on appelle la « Côte de Magdebourg » (Magdeburger Uferrand), dont l'analogie avec le Harz a été signalée depuis longtemps, apparaissent désormais comme faisant partie de cette chaîne de hauteurs souterraines, ainsi que les petits pointements paléozoïques de Bitterfeld, Torgau, etc.

Une autre cassure parallèle passe près de Cöthen. Les affleurements tertiaires Inférieurs d'Egeln, Aschersleben, etc., coïncident peut-être avec des bassins d'affaissement*.

Au delà du Rhin, d'Aix-la-Chapelle jusque par-delà la Meuse, il semble, à en juger par les sondages, que le terrain houiller soit traversé par de nombreuses failles N.W. ; on admet qu'elles viennent de bien à l'Est du Rhin«.

Des fractures orientées N.W. ou W.N.W. traversent aussi l'Ile de Rügen ^ de même que Bornholm. Nous avons déjà vu que des accidents analogues morcèlent la Scanie, où ils ne se montrent pas tous du même âge (II, p. 69, fig. 11). Tandis que le bord du Teutoburger Wald est poussé vers le Sud-Ouest, on constate au bord septentrional du Kyffhauser un chevauchement vers le Nord-Est. Les mouvements de la bordure septentrionale du Harz, dirigés dans le même sens, sont très frappants, bien qu'ils n'affectent qu'une bande relativement étroite. On a souvent exprimé l'hypothèse que cette cassure de la lisière Nord du Harz serait le prolongement d'un accident lointain, la faille de l'Elbe, en Saxe*.

Passons à cette faille et au groupe septentrional (i, p. 178; II, p. 171).

Un large essaim de lignes de dislocation traverse le Nord-Est de la Bohême et les Sudètes. La plus orientale est la falaise rectiligne, si accusée dans le relief du sol, qui sépare Y Eulev-Gebirge de la plaine de Silésie.

Les parties extrêmes, au Sud, n'ont pas la direction N.W., mais X. Selon toute apparence, elles partent de la fente qui sépare les Sudètes du Massif gneissique de la Moravie, au Nord de Brunn (I, p. 242,

1. 0. von Linstow, Beiträge zur Geologie von Anhalt (Fostschrirt Adolf v. Koenen gewidmet von seinen Schülern, 1907, p. 19-64, pt. 2-3, cartes ; notamment p. 51 etsuiv.):F. Klockmann, Der geologiscfie Aufbau des sogen. Magdeburger i'ferrandes (Jahrb. k. Preusa. Geol. Landesanst.« XI, 1890, p. 118-256, pl. XVl-XIX, dont 1 carte).

2. A. llabets, II. Forir et M. Lohest, Étude géologique des sondages exécutés en Campine et dans les régions avoisinantes (Annales Soc. Géol. de Belgique, XXX, 1902-1903, Mém., p. 007- 621, et p. 626 et suiv., pl. I-IV : corles).

3. \V. Deecke, Der Strelasund und Rügen. Eine tektonische Studie (Sitzungeber. k. Akad. Wiss. Berlin, 1906, II, p. 618-627); et surtout Neues Jahrb. f. Min., Beil.-Bd. XXII, 1«06, p. 114-138, pl. Mil ; E. Geinitz, Geologischer Führer durch Mecklenburg. In-12", Berlin, 1899, p. 9.

4. Voir, par exemple, 0. Lang, Die Bildung des Harzgebirges (Sammlung gemeinversl. Wiss. Vorträge, Heft 236-237). ln-8% 32 p., carte, Hamburg, 1896; notamment p. 13.

fig. 43), fento qui, comme le montrent de récents travaux, était déjà dessinée à l'époque permienne *. C'est plus au Nord seulement qu'elles tournent au N.W. En se combinant avec la cassure bordiere de TEulen-Gebirge, dont il vient d'être question, les cassures successives qui déterminent le tracé en arc de cercle du pied méridional des

Fio. 108. — Croquis tectonique d'une partie des Sudètes : Environs de Glatz, diaprés K. Flegel {Zur Geologie des böhmisch -sehlesiscken Oremgebirges. In-S", Breslau, 1904,

pi. ni).

l. Kailles obser\'ées. 3. Failles probables; 3. Axos des plis synclinaux. — Échelle de 1 : 1 000000.

Sudètes donnent à l'ensemble de ces montagnes, auxquelles nous rattacherons également le Riesengebirge, les caractères d'un horst; et il l'intérieur de ce horst, l'allure du terrain crétacé trahit la présence d'un grand nombre d'accidents du même genre, qui courent plus ou moins parallèlement à ses bords. Leppla, Frech et ses collaborateurs, puis Petraschek en ont donné des cartes schématiques (fig. 108). On y

1. Franz E. Suess, Bau und Bild der Böhmischen Masse, p. 297.

distingue un horst de Landskron, un horst de Mense et un Grabeu de la Neisse *.

C'est déjà loin au Sud, vers Neustadt et Ziegenhals, que débute l'escarpement limitatif des Sudètes du côté de la plaine septentrionale. Quelques pointements isolés de la chaîne disparue surgissent au milieu de la dépression; des sillons crétacés permettent de suivre les traces des failles très loin vers le Nord-Ouest et même par-delà Naumburg jusqu'à Wehrau sur la Queiss. Là, ce faisceau défailles N.W. disparait.

Sur le bord occidental des montagnes, près de IlronoAv sur la Mettau, les travaux de mines ont révélé le fait que les couches de houille sont coupées par un accident majeur et qu'elles chevauchent vers le S.W. par-dessus le bord du terrain crétacé^. A partir de ce point, les cassures acquièrent une continuité plus grande. Près de Liebenau, une flexure puissante forme la lisière du Jeschken-Gebirge. Puis apparaît une fracture avec chevauchement. Près de Wolfsberg, non loin de Khaa, sur la frontière de la Saxe, le bord du granité charrié recule vers le Nord en faisant un coude; puis il se dirige, orienté N.W. ou N.N.W., jusqu'à une faible distance de Dresde, à l'Est, et atteint presque la rive droite de l'Elbe à Oberau, près de Meissen. Cette longue et remarquable dislocation a reçu le nom de frachire de lElbe ou de faille principale de la Lusace.

Au nombre des particularités qui caractérisent cette dislocation, il y a lieu de signaler surtout la façon dont se produit le chevauchement, et l'accident permien, antérieur au terrain crétacé, qu'on peut étudier à Dohlen, non loin de Dresde.

Le terrain crétacé s'étend largement sur la vallée de l'Elbe; son terme principal est le Quadersandstein turonien. Il forme un plan incliné, qui s'abaisse vers le N.E., à partir de l'Erzgebirge, avec un plongement de 2 à 8 degrés au maximum; toutes les montagnes en forme de tables, de colonnes ou de piliers de la Suisse saxonne ont été découpées dans sa masse. Il est traversé par quelques failles s'orientant N.W. A l'Ouest, près de Windisch-Cardorf, la dénivellation en

L A. Leppla, Geologisch-hydrographische Beschreibung des I\'iederschlagsgebietes der Glatzer Geisse (Abhandl. k. Preuss. Geol. Landesanst., Neue Folge, Heft 32. In-S", x-368 p , et atlas in-f" de 7 pi., 1900; nolamment p. 37); F. Frech, Ueber den Bau der Schlesischen Gebirge (Hettner, Geogr. Zeilschr., VUI, 1902, p. 533-570, carte); W. Petraschek, Das Bruchgebiet des böhmischen Anteils der Mittelsudclen westlich des Neissegrabens (Zcitschr. Deutsch. Geol. Gesellah., LVI, 1904, p. 210-222, pl. XXXV : carte tectonique): A. Schmidt, J. Ilerbing und K. Flegel, Zur Geologie des böhmisch-schlesischen Grenzgebirges (dargebracht der Deutschen Geologischen Gesellschaft zu ihrer Tagung in Breslau, 1904). In-8*, 158 p., 7 pl., esquisse tectonique de la pl. III; les mêmes, Leber das jüngere Paläozoicum an der böhmisch-schlesischen Grenze (Jahrb. k. k. Geol. Reichsanst., LV, 1903, p. 217-242).

2. K. A. Weithofer, Der Schatzlar-Schwadowitzer Muldenflügel des niederschlesisch-böhmischen Steinkohlenbeckens (Jahrb. k. k. Geol. Reichsanst., XLVII, 1897, p. 455-478, pl. XIH-XIV : carte et coupes; en particulier p. 475).

profondeur de la lèvre S.W. d'une de ces cassures atteint 300 mètres. En aval de Dresde, sur la rive gauche de l'Elbe, il existe près de Cossebaude une faille de peu de longueur où, par exception, c'est la lèvre orientale qui s'est affaissée *.

La superposition du granité au terrain crétacé, près de Hohnstein, a particulièrement frappé les anciens observateurs. Quand on vient de rOuest, on arrive à cette localité en suivant toujours les vallées creusées dans la plate-forme crétacée, qui s'abaisse en pente douce. Le château de Ilohnstein est bâti sur les bancs presque horizontaux de y Oberquader turonien. La colline qu'il couronne est recoupée par une fente oblique, comme si la partie supérieure avait été poussée en biais sur la partie inférieure. Au Crétacé écrasé succède le terrain jurassique, que surmonte le granité -.

Le terrain jurassique se prolonge jusque dans le Nord de la Bohème, mais on ne le connaît qu'à l'état de bande pincée dans cette dislocation; il n'existe nulle part ailleurs en Bohême ou en Saxe.

L'échancrure du bord des affleurements granitiques, à la frontière saxonne, est probablement due à l'érosion; elle mesure environ 4 kilomètres. Au fond de cette sorte de golfe, on voit une esquille de Rothliegende, longue de plus de 1 kilomètre, reposant sur le terrain crétacé et sous le granité. C'est un véritable « lambeau de poussée », ramené de la profondeur '. Quant au terrain jurassique, étant donné son développement et sa constitution, on ne peut guère l'interpréter de même. La série inversée : Crétacé, Jurassique, granité, atteste réellement un renversement vers le S.W. Sur ce point, l'amplitude du mouvement horizontal doit avoir atteint au moins 4 kilomètres.

L'expression de « plissement à rebours »(fiMcA/aZ/wn^) a été employée dans un précédent chapitre de cet ouvrage (I, p. 178) pour désigner cette dislocation. Toutefois, elle ne répond pas à la réalité des choses, et il est préférable de la reservier à la réaction du phénomène contraire [VorfaUung), comme le cas s'est produit, par exemple, à l'intérieur des faîtes asiatiques.

A peu de distance à l'Ouest des faubourgs de Dresde, on atteint le Bassin houiller de Dohlen. La carte (fig. 109) montre une ellipse de Rothliegende ayant 20 kilomètres de long sur 7 de large, et reposant en discordance sur du Silurien, du granité et de lasyénite. Les travaux

1. K. Daliner und R. Beck, Erläuterungen zur geologischen Specialkarle des Königreiclis Saclisen, Section Wilsdruff-Polschappel, Blatt 6'â. In-S", Leipzig, 1894, p. 34-56.

2. U. Beck, Id., Section Königstein-Hohenslein, Blatt 8li, 1893, p. 27-35. Beck donne une vue d'ensemble de toute Taire d'affaissement dans : Die Contacthöfe der Granite und Syenite im Schiefergebiete des Elbthaljebirges (Tschermak, Mineralog.-Petrogr. Mittheil., N. F., Xlll, 1892-93, p. 290-341, pl. IX).

3. 0. Herrmann und R. Beck, Section Hinterhermsdorf-Daubitz, Blatt 86j 1897, p. 34.

d'exploitation ont fait connaître tous les détails de l'allure des couches. L'ellipse est traversée par une série de failles orientées N.W. Les couches du Grès rouge plongent en majeure partie au N.W., et les surfaces des failles s'inclinent rapidement, presque sans exception, au N.E. Un petit horst s'aligne au milieu du bassin ; c'est le long de son bord septentrional que court la faille la plus importante (Rother Ochse), subdivisée d'ailleurs en plusieurs braoches secondaires. Le rejet total des mul-

Fi6. 100. — Le Bassin houiller de Dohlen (Saxe), diaprés R. Hausse« Échelle de 1 : 75 000 environ.

tiples gradins qui la constituent représente une dénivellation de 360 mètres*.

Ces dépressions résultent de l'approfondissement local, collectif, de tout un ensemble de bandes parallèles, qui sont descendues à la manière d'une poche. L'arasement subséquent détermine les contours elliptiques. C'est une répétition des « bassins d'affaissement » situés au Nord- Ouest du Harz, qui, toutefois, sont beaucoup plus récents ; les failles de

LR. Hausse, Profile durch das Steinkohlenbecken des Plauen* sehen Grundes (das Döhlener Becken) bei Dresden, In-S", Leipzig, 1892, pL I-IH; R. Beck, Erläuterungen,,,, Section Dresden^ Blatt 66, 1893, p. 43.

Dohlen sont antérieures au Cénomanièn et, par suite, antérieures à la cassure de TElbe, qui leur est parallèle et en est très rapprochée.

On ignore comment ces fractures venant des Sudètes peuvent se raccorder avec le long accident souterrain qui court de Wolmirstedt à Spremberg. Mais que toutes ces lignes de dislocation, que rapprochent tant de caractères communs« proviennent d'une cause unique, indépendante du, plis§ement variisque, — c'est là une conclusion dont on ne peut guère douter. Ces failles ne sont pas du même âge, mais toutes sont postérieures à l'époque permienne, et la grande majorité est plus récente que le terrain crétacé.

Elles rappellent le type asiatique du bassin houiller de Donetz, c'està-dire le prolongement de la ligne de l'Alaï :

l«* par leur direction, W.N\W. à N.W. ;

2° par leur fréquente diminution d'amplitude dans cette même direction;

3° par leur allure rectiligne, qui arrive à persister sur 440 kilomètres ;

4* par le chevauchement presque exclusif de la lèvre Nord-Est, sur une largeur pouvant atteindre 4 kilomètres. C'est, d'ailleurs, presque toujours la lèvre Sud-Ouest qui est affaissée.

Elles diffèrent du type asiatique par l'inflexion graduelle du faisceau des failles de l'Elbe vers la suture de Brunn.

Leurs traits caractéristiques diffèrent autant de la structure des Altaïdes européennes que de l'allure des failles rhénanes; mais elles présentent en commun avec tous les accidents dont il vient d'être question cette particularité qu'aucune trace des unes ou des autres ne peut être suivie jusque dans le domaine des Alpes. On ne saurait les attribuer à quelque influence soudaine venant de l'Asie, car elles ne sont pas toutes du même âge. Mais leur contraste avec les plis rappelle d'une façon frappante le contraste qui s'observe à CEst entre le côté Nord et le côté Sud du horst d'Azov.

Il suffit de rappeler la façon dont la ligne de l'Alaï se prolonge dans le bassin houiller du Donetz. Pour retrouver des horsts rectilignes s'orientant au Nord-Ouest, comme le Thüringer Wald avec le Ringgau ou le Teutoburger Wald, il faut aller jusqu'en Dzoungarie, où le phénomène se reproduit sur une très grande échelle : au Sud du lacZaïssan, on voit une série de lignes disjonctives s'avancer vers le N.W., et d'après les récentes observations d'Obroutchev * , transformer les chaînes Saour, Manrak, Tarbagataï, Barlyk, Maïli, etc., en autant de

1. V. A. Obroutchev, Expédition au Barlyk et au Tarbagataï en 1905. Rapport préliminaire (T.). ln-8% 21 p., Tomsk, 1907.

horsts allongés, coupant sous un angle aigu la direction des plis (III, p. 208).

L'hypothèse de von Koenen, que ce groupe de dislocations correspondrait aux lignes de Karpinsky, fournit dans l'état actuel des recherches Texplicatioa la plus satisfaisante. Il n y a aucun motif pour rattacher la faille de l'Elbe à la bordure du Harz.

Nous aurons l'occasion de reparler de ces alignements à propos des Pyrénées.

T.llLPI.V

LEGEN

Sarmai/çi/e , P/iod

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