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Mouret, Bassin de Brive, p

4. On peut suivre ces détails dans le mémoire, déjà cité, de Glangeaud (Bull. Service Carte géol., XI, n" 70), en examinant les coupes dans Tordre suivant du N.W. au S.E. :

C'est sur des observations du même genre que repose l'hypothèse des deux autres anticlinaux de l'Aquitaine septentrionale. La pénétration des failles du horst ancien dans la couverture mésozoïque se produit ici à peu près dans les mêmes conditions qu'en Bavière. *sauf qu'on observe plus souvent leur passage à des flexures.

La ressemblance avec la Bavière s'accuse dans le Nord, près de Limoges et dans la région de Confolens, par l'apparition de lon*;s

FiG. 111. — Plissements des terrains secondaires du Bassin de TAquitaine, d'après Ph. Glangeaud (C. fi. Acad. Se, CXXVII, 1898, 2" sem., p. 1243; et Livret-^Guidc du VHP Congrii Géol. InternaU Paris, 1900, n° IV, p. 28). — Échelle de 1 : 3 250 000.

filons de quartz dont certains accompagnent manifestement des failles. Plus à l'Est, à l'Ouest du Cher, là où les contours du Plateau Central s'écartent de plus en plus de la direction armoricaine, de Launay remarque que ces contours prennent parfois une allure en dents de

p. 8, (ig. 3. coupe de la Rochebeaucourt, flexure à regard N.E.; p. G, Hg. 2, dôme de Mareuil. suite de la llexure N.E.; p. 10, flg. 5, Verneuil, m^me disposition moins accusée; p. 10, tig. 6, point neutre sur la Cole; p. 11, flg. 7, sur la Beouronne, commencement de la flexuro à regard W.; p. 12, flg. 8, Puyrina, où la cassure qui atteint le Plateau Central regarde déjà vers l'W. La üg. 4, p. 9, coupe entre la Couronne et Mouthiers, est empruntée a H. Arnaud: je la laisse dv côté parce que les hauteurs y sont par trop exagérées. Elle ne montrerait d'ailleurs qu'une chose, c'est que, plus au Nord-Ouest, la flexure passe de nouveau à une faille. Voir H. Arnaud. Études pratiques sur ta Craie du Sud-Ouest, I-V. Profils géologiques des chemins de fer... (Actes Soc. Linn.de Bordeaux, XXXI, XXXVJl. XLV; 1876» 1877. 18S3. 1892, etc.).

scie, qui est due à des fractures, comme cela se produit sur une grande échelle en Franconie*.

Nous citons ces exemples dès Tabord pour montrer combien il peut devenir difficile de distinguer les cassures qui partent des horsts et les plis posthumes, dès qu'ils suivent à peu près la même direction. La question se résout dès que les directions s'écartent Tune de l'autre.

Tout le détroit de Poitiers est traversé par des lignes de dislocation de direction N.VV.; Welsch les a relevées. Des parties de lignes ou des lignes tout entières ont été considérées tantôt comme des failles, tantôt comme des plis, et attribuées alors à Tinfluence des mouvements pyrénéens. Dans le détroit lui-même, elles vont de horst à horst, et des filons de quartz se continuent de part et d'autre, à peu près comme le Pfahl de Bohême reparaît, au delà du pays tertiaire d'Eger, dans l'Erzgebirge ^

La Bretasrne. — Tandis que, dans le Devonshire, le Dévonien et le Gulm participent sous forme de larges zones à la constitution du sol, en Bretagne, les zones paléozoïques ont été réduites par l'érosion à l'état de longues bandes, souvent étroitement serrées, qui courent aujourd'hui à travers le massif en marquant les directrices des synclinaux disparus (II, p. 137, 180). On peut en conclure avec quelque vraisemblance que les chaînes de la Bretagne étaient jadis plus hautes que celles du Devonshire. Maint trait du dessin fondamental ressort ainsi plus clairement que dans des montagnes plus récentes et plus élevées. Barrois a exposé ce plan, pour la Bretagne, dans une série d'études magistrales*.

1. L. De Launay, Les dislocations du terrain primitif dans le A'ord du Plateau Central (Bull. Soc. GéoU de Fr., 3" sér., XVI, 1887-1888, p. i045-1063, pi. XXXVII : carte péol.) ; le môme, Bull. Service Carte géol., IV, 1892-1893, n" 30, p. 318, et X, 1898-1899, n« 63, p. 89, 90; et Les sources thermales de \éris {Allier) et d'Evaux {Creuse) (Annales des Mines, 9« sér., VII, 1895, p. 563-623, pi. XVIII : carte géol.). Voir aussi son ouvrag:e : Recherche, captagc et aménagement des sources thermo-minérales, ln-8", Paris, 1899, p. 251 et suiv. — Pour la feuille de Limoges, voir Mouret, Bull. Service Carte géol., XI, 1899-1900, n" 72, p. 82; voir aussi Glanjri'aud, Ibid., p. 44, et d'autres travaux du même auteur.

2. J. Welsch, Les plissements des terrains secondaires dans les environs de Poitiers (C. li. Acad. Se, CXIV, 1892, 1" sera., p. 1441-1443), et Bull. Soc. Géol. de Fr., 3« sér., XX, 1892. p. 440-456, carte p. 445; voir surtout Bull. Service Carte géol., IX, 1897-1898, n° 59, p. 311, et Bull. Soc. Géol. de Fr., 4* sér., III, 1903, p. 941.

3. Nous citerons seulement ici : Ch. Barrois, Légende de la feuille de Plouguerneau et Ouessant (Annales Soc. Géol. du Nord, XXI, 1893, p. 390), à cause de la remarque importante sur la continuité de ces fragments montagneux, et son mémoire : Le bassin du Ménez- Bélair, Côtcs-du-Nord et I Ile-et-Vilaine (Ibid., XXII, 1894, p, 181-345, pi. IlI-IX, dont 1 carte géol. et 1 carte montrant le croisement des directrices anciennes par les plis plus récents) ; puis les Feuilles de Belle-Ile et de Quiberon (Bull. Service Carte géol., IX, 1897-1898, n" 59, p. 315-318, carte de la p. 317), pour le raccord des plis latéraux dans le Sud, et son étude : Des divisions géographiques de la Bretagne (Annales de Géopr., V4, 1897, p. 23-44 et 103-122, pi. I : carte). — Voir le tome II du présent ouvr., p. 137, note 1. Voir aussi : Ch. Barrois,

Il existe, comme nous Tavons déjà indiqué précédemment, trois axes principaux (fig. 112). Ce sont : 1° une longue voûte de gneiss ancien qui, à son extrémité occidentale, s'infléchit un peu vers TW.S.W. et qui court en ligne droite, le long de la côte Sud, du pays au S. de

oUManc

Fig. 112. — La péninsule armoricaine, d'après Gh. Barrois.

I A, c. Bord du horst de la Bretagne ; rf, e, Bord du Plateau Central. —Échelle do 1 : 3 700 000.

'û Rochtfort

An§oi

Quimper, par Vannes et Nantes, vers le bord oriental du (II, p. 136) : c'est Vaxe de Cornouailles; 2° un autre anticii

Sketch ofthe Geology of Central Brittany (Proc. Geolopists' Assoc. London, XVl, 1899-1900. p. 101-132) et sa notice : Bretagne (Livret-Guide des Excursions en France, Vlir Congrès (çéol. internat., Paris, 1900. n° 7). ln-8*, 37 p., 2 pi. : carte et coupe. [Voir aussi la Cartr géologique de la France à l'échelle du millionième^ nouvelle édition, publiée par le Ministère des Travaux publics en 1905, feuille N.W: et les travaux suivants de Ch. Barrois : Carte de Bretagne au millionième {BuW. Service Carte géol., XllI, 1901-1902, n<'9l, p. 935-542, 1 carte dans le texte); Légende de la feuille de Brest (Annales Soc. Géol. du Nord, XXXI, 1902,

gneiss qui longe la côte Nord, du voisinage de File d'Ouessant vers le N.E. : c'est Vaxe du Léon; si on le prolongeait dans TOcéan, il rencontrerait la première bande gneissique au S.W. d*Ouessant; 3° entre ces deux bandes de gneiss, une longue zone pincée de Silurien, de Dévonien et de Carbonifère, qui forme dans TOuest le Bassin de Châteaulin et dans TEst celui de Laval, ces deux bassins étant réunis par une bande encore plus étroitement serrée, le Bassin de Bélair (fig. 114). Cette zone pincée est visible sur 340 kilomètres. On n'en voit la terminaison naturelle ni à l'Est ni à l'Ouest.

Au Nord de l'axe de Cornouailles, le long synclinal rectiligne de

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FiG. il 4. — Recoupement du synclinal du Ménez-Bélair par Tanticllnal de Dinan,

d'après Ch. Barrois.

IJj. Micaschistes; x. Phyllades précambriens; 5,. Silurien inférieur; S,. Silurien moyen; </,. Dévonien inférieur; 7. Granite;/*, f. Failles.

Saint-Julien-de-Vouvantes s'étend, dans la direction de TE.S.E., des îles situées au large de la Pointe du Raz, par cette pointe elle-même et par Quimper, jusqu'au delà de Saint-Barthélémy, au Nord d'Angers. Toutefois ce synclinal n'est pas parallèle à la bande gneissique, mais s'en éloigne de plus en plus vers l'Est. Des synclinaux et des anticlinaux plus courts, notamment le Bassin houiller d'Ancenis, s'introduisent dans l'intervalle, et, tout en restant parallèles au synclinal de Saint-Julien-de-Vouvantes, ils sont disposés par rapport à l'axe de Cornouailles, pour employer l'expression de Barrois, « comme les barbes d'une plume ».

D'autres synclinaux viennent ensuite, dans la direction du Nord, vers Rennes, et semblent ménager une transition insensible de la

p. 16-32); Le massif du Ménez-Bré (Ibid., XXXII, 1903, p. m-\9S); Légende de la feuille de Morlaix (Ibid., XXXIV, 1905, p. 5Q-lb)\ Ugende de la feuille de Tréguier (Ibid., XXXVII, 1908, p. 111-130); Feuille de Lannion (Bull. Service Carte géol., XIX, 1908-1909. n° 122, p. 46-47); Carte géologique détaillée de la France^ feuilles de Lannion (41), Tréguier {i2), Brest (57) et Aforlaix (58), publiées de 1902 à 1909 par Ch. Barrois. Consulter en outre l'étude d'Emm. de Martonne, La pénéplaine et les côtes bretonnes (Annales de Géogr., XV, 1906, p. 213-236 et 299-328, pi. IX-XII et XIV-XVII).]

direction S.E. de l'axe de Cornouailles à la direction légèrement arquée, de TE.-W. à TE.S.E., qui est celle de la zone pincée Châteaulin-Bélair-Laval.

Au milieu de cette zone, on a l'occasion rare de pouvoir suivre le recoupement d'un système de plis anciens par un système de plis plus récents (fig. 113). Pour prendre une vue d'ensemble des faits, il faut partir de la zone gneissique du Nord-Ouest, de l'axe du Léon. Cet axe fait place vers l'Est à de nouveaux anticlinaux et synclinaux, légèrement arqués, qui, courant vers l'Est, atteignent la côte sur la Baie de Saint-Brieuc ou plus à l'Est encore. La lisière du Bassin de Châteaulin * empiète, dans certaines parties, sur quelques-uns de ces synclinaux de direction E.N.E.

Plus à l'Est encore, la zone pincée est effectivement traversée en biais par des anticlinaux de direction E.N.E. ou N.E. C'est ce qui arrive au Ménez-Bélair pour l'anticlinal de Dinan et, plus à l'Est, pour celui de Fougères. Il en résulte que la zone pincée est relevée en forme de voûte et tordue obliquement, en même temps qu'elle diminue de largeur '^,

Barrois conclut de là que les plis E.N.E. ou N.E. sont postérieurs au plissement dans lequel la longue bande Ghàteaulin-Bélair-Laval s'est trouvée pincée, et qnie le plissement du Léon est postérieur à celui de Cornouailles. La pénétration des couches paléozoïques dans les synclinaux de direction E.N.E. montre que la cuvette paléozoïque avait jadis une largeur plus considérable.

Le tracé de plusieurs de ces accidents récents est indiqué sur la ßg. 112. On voit qu'ils tournent un peu au N.E. en approchant de la Baie de Saint-Malo, et qu'ils redescendent graduellement vers TE. S.E. au Sud de la Baie du Mont Saint-Michel '.

[1. Voir F. Kerfornts Étude de la région silurique occidentale de la Presqu'île de Crozon (Finistère). Thèse de Doctorat. In-S*', 234 p., 1 carte géol.. Rennes, 1901; Ch. Barrois, Observations sur la géologie de Crozon faites à Voccasion d'un mémoire de M, Kerforne sur le Silurien de ce Canton (Bull. Soc. Géol. de France, 4« sér., II, 1902, p. 51-73, 9 fi<ç.); J. Bergeron, Sur Vexistence probable de nappes de charriage en Bretagne (Ibid., 4* sér., iX, 1909, p. 13-19); Gh. Barrois, Observations sur la coupe de Camaret de M. J. Bergeron (Ibid., p. 19-24, avec 2 cartes schématiques).]

2. Gh. Barrois, Le bassin du Ménez-Bélair ^ p. 273, flg. 13; son extrémité Nord-Est disparait dans un massir granitique. Pour les digitations du Bassin de Laval, voir D. P. OËhlert, Feuille de Mayenne (Bull. Service Garte géol. de la Fr., VIII, 1896-1897, n« 53, p. 57-61).

3. Gh. Barrois, Légende de la Feuille de Dinan (Annales Soc. Géol. du Nord, XXI, 1893, p. 39).

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