LÉGENDK DE LA FIGURE
Nomenclature des plis synclinaux : I. S. de Liffré; II. S. de Sillé-le-Gnillaume ; III. S. de Gahard: IV. S. de Mortain-Bagnoles ; V, VI. Zone bocaine; VII. iS. de la Brèche-au-Diable; VIII. S. de May; Krquy; IX. S. de Saint-Sauveur-le- Vicomte. Paimpol; X. S. de la Scye; XI. S. de Rauvillo; XII. S. de Siouville; XIII. S. de la Hague. Jobourg.
Dans le Sud, un synclinal de direction N.E. passe dans le S.W. de la Baie du Mont Saint-Michel, reparaît auprès d*Avranches, dessine une légère convexité vers le Nord, et tourne à TE.S.E. '.
Un deuxième arc du même genre a été décrit par Lecornu sous le nom de a zone bocaine » (fig. 115); le sommet s'en trouve au Sud de Saint-Lô*. Michel-Lévy a donné une description d'ensemble des différents alignements qui, par Jersey et Guernesey, atteignent la Presqu'île du Cotentin et dont quelques-uns la traversent; ce sont en partie des synclinaux paléozoïques, se relevant dans la direction du N.E. ^ L'extrême Nord, près du Cap de la Hague. est, d'après Bigot, formé de roches précambriennes et siluriennes, affectées par des fractures et par les roches eruptives voisines *.
Nous apercevons ici une ordonnance tout à fait particulière.
Les plis qui apparaissent dans l'Ouest, au Sud de l'axe du Léon, présentent jusqu'à la Baie de Saint-Brieuc une direction arquée, convexe vers le Nord. Puis le tracé devient concave et les plis tournent au N.N.E. et au N.E., pour former dans le Nord du Cotentin les lignes extérieures d'un deuxième arc, plus important que le premier.
Si on rapproche de ce qui précède les observations d'Œhlert et de Bigot près de Mayenne et d'Alençon, on voit même apparaître comme les indices de l'amorce d'un troisième arc. Du bord septentrional du bassin de Laval partent d'autres plis dirigés vers l'E.N.E. ou le N.E., tout à fait homologues à Tanticlinal de Dinan, par exemple le synclinal qui, par Mayenne et Villaines, arrive jusqu'au voisinage d'Alençon '. Dans le coude que fait la Sarthe auprès d'Alen(:on, un anticlinal venu du S.W. se partage, sur la lisière du massif ancien, en une branche rlirigée vers le N.N.E. et une branche dirigée vers l'E.N.E. ''. Le grand synclinal des Coëvrons, qui atteint la bordure plus au Sud, auprès de
1. il faut rectiller, en conséquence, ce qui a été dit au tomo II, p. i:î8, d'après les données antérieures, sur le Gap Fréhel.
2. L. Lecornu, Sur les plissements siluriens dans la région du Cotentin (Bull. Service Cartr géol. de la Fr., IV, 1892-1893, n" 33, p. 395-414, croquis de la p. 401). [Voir une carte géol. de la zone bocaine par A. Bigot, dans L. Cayeux, Les Minerais de fer oolithitjue de France. Fascicule I. Minerais de fer primaires, ln-4'', Paris, 1909, p. 12 (Ministère des Travaux publics, Études des gîtes minéraux de la France).]
3. Michel-Lévy, Contribution à l'étude du granité de Flamanville et des granités français en général (Bull. Service Carte géol. de la Fr., V, 1893-1894, n" 36, p. 317-357, o pi.; en particulier p. 318, llg. 1).
4. A. Bigot, Feuille des Pieux (Bull. Service Carte géol. de la Fr., X, 1898-1899, n*» 63, p. 106-109).
5. Voir la petite carte d'Œhlert, Feuille de Mayenne (Bull. Service Carte géol., Vlil, 1896- 1897, n' 53, p. 60, et p. 58 pour l'inflexion des directions). [Voir aussi D.-P. Oehlert, Livret- Guide de la Réunion extraordinaire de la Société géologique de France dans la Mayenne et /a Sarthe. In-8'', 78 p., 7 pi. cartes, Laval, 1909.]
6. D.-P. OKlilert et A. Bigot, iWote sur le massif silurien d'Hesloup (Bull. Soc. Géol. de Fr., 3' sér., XXVi, 1898, p. 82-103, carte de la p. 83).
Fresnay (fig. H6), tourne au contraire, dans sa partie méridionale, vers le S.E. C'est Tamorce du troisième arc. On retrouve la même direction dans les petits lambeaux de terrains anciens qui apparaissent sous la couverture jurassique, par exemple au N.W. du Mans.
Il résulte de ces études que Topiniori très répandue, suivant laquelle les arcs d'un grand système de ])liss€ments se seraient formés les uns derrièi^e les autres, dans un ordre régulier, en s*accolant pour ainsi dire
Fig. il6. — Carte géologique du synclinal cambro-silurien des Coëvrons, d'après D.-P. OEhlert {Livret-Guide de la Réunion extraordinaire de la Société Géologique de France dans la Mayenne et la Sarthe. In-S", Laval, 1909, pi. 3).
1. Schistes précambriens. — Silurien inférieur ou Cambrien : 2. Poudingucs pourprés; 3. Schistes ei calcaires magnésiens ; 4. Grès de Sainte-Suzanne ; 5. Brèches et poudingues ; 6. Grès et psammites. — Silurien moyen : 7. Grès armoricain ; 8. Schistes à Calymènes, etc. — Silurien supérievr : 9. Gothlandien (grès, schistes, quartzites et ampélites). — 10. Granite; 11. Porphyres. — l'2. Terrains secondaires, tertiaires et quaternaires (J. Jurassique; Cr. Crétacé supérieur; e. Sables et st^s À Sabalites (Éocène); a. AUuyions. — Échelle de 1 : 300 000.
les uns aux autres, 7iese vérifie pas en Bretagne. Le Bassin de Chàteaulin. qui embrasse encore le Culm, doit son origine, tout comme les voûtes qui le recoupent, aux grands mouvements intra-carbonifères qui ont donné naissance aux chaînes armoricaines (fig. 117); et il existe à l'intérieur du massif plusieurs arcs distincts. 11 semble qu'il faille tenir compte de la présence de noyaux anciens au milieu des plis *.
1. A. Bigot, Le massif ancien de la Basse-Normandie et sa bordure (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4c sér., IV, 1904, p. 909-953, pi. XXIV, XXV : carie; en particulier p. 944).
ARMORIQÜE ET ALTAÏDES AMÉRICAINES. 609
La bande gneissique du Cornouailles est accompagnée à l'Est par un filon de quartz, long de 140 kilomètres, qui rappelle le Pfahl bavarois et donne à cette partie du système un caractère de grande continuité.
Dans le synclinal du Bassin houiller d'Ancenis, Michel-Lévy croit voir une directrice qui se prolongerait dans le Plateau Central *.
Élargissement du Bassin de Londres. — Des Mendip Hills à Boulogne, l'arc armoricain est interrompu. Le bassin est ouvert sur
Su Aubin du Cormier ';Livre* . '< '. ^^ / Dourdai
Fi6. 117. — Coupe du Massif de Saint-Aubin-du-Cormier suivant le méridien de Dourdain, d'après Gh. Bairois (Annales Soc. Géol. du Nord, XXII, 1894, pi. IX, ùg, 3).
X. Phyllades de Saint-Lô; s*. Grès armoricain; s*. Schistes d'Angers; s*-*. Silurien supérieur et Grès de Saint-Germain; d*. Grès de Gahard; d*. Grauwacke de Néhou. — Échelle de 1 : 160 000.
cette grande distance, et c'est précisément là que se sont produits les plus importants des plissements récents, ceux du Weald. Nous avions admis, d'accord avec Godwin-Austen et beaucoup d'autres autorités, que les couches houillères déversées des Mendip Hills se raccordaient au delà d'Exeter, sous la couverture mésozoïque, avec les couches houillères déversées du Nord delà France (II, p. 141). Les faits ne sont pas tout à fait aussi simples. Par le rapprochement des observations anciennes et nouvelles, on peut reconnaître aujourd'hui que les mouvements d'âge armoricain se sont propagés assez loin vers le Nord, à
1. A. Michel-Lévy, Situation stratig raphique des régions volcaniques de V Auvergne (Bull. Soc. Géol. de Fr., 3« sér., XVIII, 1889-90, p. 688-695; en particulier p. 690 et pi. XXII, flg. 1). [Voir aussi Alb. Michel-Lévy, Les Terrains primaires du Morvan et de la Loire (Bull. Service Carte g-éol. de la Fr.. XVllî, 1907-1908, n* 120, p. 193-489, 4 pi., 4 cartes; notamment p. 278-281, flg. 51 : carte schématique).]
Abbei-ley ,
Malvern
l'Est de la zone calédonienne du Pays de Galles, au delà de ce qu'on considérait comme leur limite extrême *.
Dans le Sud-Ouest du Pays de Galles, jusqu'à la Baie de Carmarthen, la zone pincée de terrain houiller est fort étroite ; plus à TEst, dans le grand Bassin du Glamorganshire, elle s'élargit beaucoup vers le Nord; et l'on a signalé, à Tintérieur de ce bassin houiller, trois anticlinaux orientés S.W.-N.E., qui se raccordent au Sud-Ouest avec d'autres anticlinaux de direction E.-W. Ces voûtes de direction N.E. ont été considérées (11, p. 131) comme des termes de raccordement avec la direction calédonienne; mais il semble bien qu'elles marquent le débutd'une inflexion sigmoïde des directrices armoricaines.
La grande cuvette houillère fait place à TEst à un anticlinal de direction N.E., qui, près d'Usk, amène au jour le Silurien sous rOld Red ISandstone.
Cet anticlinal sépare le Bassin du Glamorganshire d'un long synclinal de Calcaire carbonifère, orienté N.E. , qui embrasse dans sa partie septentrionale le
[I. G. Delépine, P/is hercyniens à travers le Sud de l'Angleterre et l'Irlande (Bull. Soc. Géol. de France, 4* sér., IX, 190Ô, p. 197-109).]
FiG. 118. — Les Malvern Hills, d'après J. Phillips {Mem. Geol. Survey ofGreat Britain, II, 1848, pt. 1, pi. I).
Ar. Àrchéen ; Si,. Cambrien ; Sij. Silurien ; OR. Old Red Sandstone; Cb,. Calcaire carbonifère ;Cb,. Terrain houiller; P. Tr. Permien et Grès bigarré. — Échelle de 1 : 400 000 environ.
Bassin houiller de la Forest of Dean. Le lit même de la Severn est occupé par un autre bassin houiller, et au delà, à l'Est du fleuve, se trouve le plus long des rameaux armoricains. Dans ces parages, le Grès bigarré recouvre bien des accidents. Cependant, on reconnaît que le Bassin houiller de Bristol, dirigé N.N.E., est enserré à son extrémité septentrionale par deux anticlinaux qui se rapprochent sous un angle aigu comme les branches d'une fourche, se rejoignent à Tortworth.
et se poursuivent dans la direction du Nord. Un petit îlot de Silurien supérieur marque, sur la rive méridionale de la Severn, le point où ils sont coupés par le fleuve. Un peu plus au Nord, ils reparaissent dans le Massif de May Hill et s'écartent ensuite en formant ouvert au Nord.
un
angle
ïlOlometer
La branche occidentale court
vers le N.W. et forme, au
Nord du Bassin houiller de
la Forest of Dean, le dôme
de Woolhope, allongé en
forme de poire, tandis que
l'autre branche conserve
une direction rectiligne vers
le Nord. Celle-ci, après une
courte interruption, forme
la ligne N.-S. des Malvern
Hills (fig. 118), puis des
Abberley Hills, et c'est seulement alors, au S.W. de Kidderminster, ù
environ 70 kilomètres au Nord de l'extrémité septentrionale du Bassin
houiller de Bristol et à environ 100 ou 110 kilomètres au Nord du bord
des Mendip Hills, qu'elle tourne à l'E.N.E. et se dérobe à la vue (fig. 1 19).
Une faille de direction méridienne, qui tranche toutes les roches anciennes
du côté du Permien et du Grès bigarré, longe son bord oriental *.
Fig. 119. — Les Abberley Hills, d'après T. T. Groom {Qaari. Journ, Geol. Soc. London, LVI, 1900, p. 164).
Si. Schistes de Wenlock et de Ludlow, avec bandes de Calcaire d'Aymestry; OR. Old Red Sandstone; Ca. Terrain carbonifère ; p. Brèche do Haffield (Permien); Tr. Grès bigarré. — Echelle de l : 30 000 environ.
1. J. Phillips, The Malvern HillSy compared wiih Ihe Palœozoic Districts of Abberley Woolhope^ May Hill, Tortworth^ and Usk (Mem. Geol. Survey of Great Britain, II, part 1,
C'est seulement grâce aux travaux méritoires de Groom que la signification des Malvern Hills s'est éclaircie *. Elles se composent, depuis le Sud jusqu'à North Malvern, sur leur flanc Est, d'une étroite bande archéen ne, 7;oMSsee vers r Ouest par-dessns des couches cambriennes et siluriennes. Plus au Nord, la bande archéenne disparaît : encore dans le petit borst de Marti ey, TArchéen repose sur le Cambrien, La fig. H9 montre la structure de la partie septentrionale des Abberley Hills. On voit à TEst la cassure qui les limite du côté du Grès bigarré. Tamorce de l'inflexion des plis siluriens vers l'E.N.E., puis TOld Ked plissé également, et, dans un synclinal de cette formation, l'extrémité Sud du Bassin houiller de la Wyre Forest. A Woodburj- Hill, le Silurien plissé est surmonté en discordance par un paquet horizontal de Permien avec un peu de Carbonifère supérieur, ce qui montre bien que cette bande fait encore partie de l'édifice armoricain.
W. J. Clarke nous a appris que, dans la profondeur du Bassin houiller de la Wyre Forest, ainsi que de quelques bassins voisins, les plis des couches houillères moyennes sont coupés par une surface d'érosion que surmontent en discordance les couches houillères supérieures K Cette surface, dite « Symon Fault », n'est probablement pas autre chose que la discordance armoricaine, si générale en tant de parties de l'Europe.
Il faut laisser à ceux qui connaissent le pays dans le détail le soin déjuger si cette avancée du bord externe de la zone armoricaine peut avoir quelque influence sur l'allure souterraine des terrains houillers dont de récents sondages ont révélé l'existence, depuis Boulogne jusque dans la région comprise entre Douvres et Canterbury '.
1848, p. 1-330, pi. Mil, dont 2 cartes). L'avancée des Malvcrns est particulièrement nette sur la carie schématique d'A. Strahan : Map of Post-Carboniferous and Pre-Permian Earth-Movements (Brit. Ass. Adv. Se, 74lli Rep., Cambridge, 1904, pi. VUl) [reprod. ci-après, p. 613, flg. 120].
1. T. T. Groom, The Geological Structure of the Soulhern Malverns^ and of ihe adjacent district to the West (Quart. Journ. Geol. Soc. London, LV, 1899, p. 129-169, pi. XllI-XV); et : On the Geological structure of Portion of the Malvern and Abberley Hills (Ibid., LVI, 1900, p. 138-197. pi. Vlll : carte). Un chevauchement signalé encore plus au Nord, dans Tlle de Man, n'afl'ecte (|ue des roches volcaniques d'âge carbonifère; G. W. Lamplugh, On some Effects of Earth- Movement on the Carboniferoas Volcanic Rocks of the Isle of Man (Ibid., LVI, 1900, p. 11-25).
2. W. J. Clarke, The L'nconformity in the CoaUMeasures of the Shropshire Coal-Fields (Quart. Journ. GeoL Soc, LVU, 1901, p. 86-95). Pour les régions plus septentrionales, voir W. Gibson : On the character of the Upper Coal-Measures of North Staffordshire., Denbighshire, South Staffordshire, and Notlinghamshire ; and their relation to the Productive Séries (Ibid., p. 251-266). Il est trôs possible que la grande faille d'Orlau [dans le bassin houiller de la Ilaule-Silésie] s'explique de la même façon que cette prétendue « Symon Fault •. C'est à celle c(mclusion que conduit l'élude détaillée à laquelle s'est livré à son sujet H. Michael : Über die Frage der Orlauer Störung im oberschlesischen Steinkohlenbecken (Zcitschr. Deutsch. Geol. Gcsellsch., LIX, Monatsberichte, 1907, n" 2, p. 30-34).
[3. Ch. Barrois, L'historique de la découverte du Bassin houiller de Douvres^ d'après M. \y. Boyd Dawkins (Annales Soc. Geol. du Nord, XXXVI, 1907, p. 389-397. carte dans le texte); E. A. Newell Arber, On the Fossil Plants of the Waldershare and Fredville Séries of the
Parmi les plissements posthumes, nous avons signalé le Weald et l'anticlinal rompu du Pays de Bray comme particulièrement importants (II, p. 144). Le résultat essentiel avait été qu*à l'intérieur de Taire d'affaissement, il s'est produit des plissements récents suivant l'ancienne direction armoricaine.
Dans le Sud de l'Angleterre (fig. 120), la direction de ces plissements récents est à peu près E.-W. Les recherches de Strahan peuvent se résumer en disant qu'il existe trois grands synclinaux (ceux de Londres, de Chichester et du Soient) et trois anticlinaux (ceux de Guildford, de Portsdown et de l'Ile de Wight), disposés en coulisses, les voûtes étant toujours plus raides vers le Nord et partant de l'Ile de Wight suivant deux lignes de dislocation : l'une traverse la Presqu'île de Purbeck, tandis que la seconde, un peu plus au N., passe au Sud de Dorchester et atteint la côte près de Lyme Régis, Ces mouvements ont développé parfois une énergie considérable. Strahan décrit un cas où une série redressée verticalement de couches peu résistantes, épaisse de 1 100 pieds (335 m.), a été réduite à l'épaisseur de 270 pieds (82 m.). Un rognon de silex noir, dans la craie, est réduit en une traînée de poussière noire semblable à une veine de houille ^
Il est plus difficile de suivre ces accidents en France où, selon toute apparence, ils sont plus nombreux, mais en partie moins accusés. Sur un croquis de DoUfus, la direction S.E. règne très généralement dans la moitié occidentale du Bassin de Paris. C'est également la direction armoricaine*. Dans le Sud, ces plis sont coupés par des failles N.-S.
Kent Coalßeld (Quart. Journ. Gecil. Soc. London, LXV, 1909, p. 21-40, pi. I, avec bibliogr.; résumé par Ch. Barrois, Annales Soc. Géol. du Nord, XXXVII, 1908, p. 227-229).]
I.A. Strahan, On Overthrusts of Tertiary Date in Dorset (Quart. Journ. Geol. Soc, LI, 1895, p. 549-562, pi. XVII et XVIU, dont 1 carte); et The Geology of the hle of Parbeck and Weymouth (Mem. Geol. Survey, England and Wales. In-8% xi-278 p., 11 pi., dont i carte géol., 1898). Du même : Guide to the Geological Model of the Isle of Parbeck. ln-8°, 2Ô p., 2 pi. cartes géol., 1906. Un aperçu général des accidents post-carbonifères a été donné par A. Strahan dans son Adresse présidentielle ù la British Association en 1904 (74th Bep., Cambridge, p. 532-541, pi. VIII; texte reprod. Geol. Magazine, Dec. V, vol. I, 1904, p. 449- 462). 11 ressort de cette intéressante synthèse que, dans TOuest de l'Angleterre, un grand nombre de failles, affectant une direction plus ou moins calédonienne, ont pris naissance avant le dépôt du Permien et du Trias. Pour pousser plus loin la comparaison, il faudra distinguer des sytèmes de plissements, encore plus nettement qu'on ne Ta fait jusqu'à présent, les redressements locaux et les anticlinaux isolés qui sont une simple conséquence de la production des failles; on peut se demander, par exemple, si le Lake District ne représente pas un horst.
2. G. F. Dollfus, Relations entre la structure géologique du Bassin de Paris et son hydrographie (Annales de Géogr., IX, 1900, p. 313-339 et 413-433, pi. X : carte); Bull. Service Carte géol. de la Fr., XV, 1903-1904, n" 98, p. 149-163, carte; d% XVI, 1904-1905, n» 105, p. 31-35, carte. Voir aussi sa notice : Nouvelle carte géologique du Bassin de Paris au millionième (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4* sér., III, p. 7-18). Pour le Pays de Bray, consulter la monographie détaillée d'A. de Lapparent (Mém. pour servira l'Explication de la Carte géol. détaillée de la France), ln-4% 182 p., 4 pi. certes, 1879.
qui viennent du Plateau Central. Lemoine et Rouyer ont cru remarquer que, dans le Sud, les accidents tournent dans le sens du rebroussement. comme pour épouser la direction varisque *.
Quelques savants distingués, tels que Godwin-Austen, ont pensé, il y a longtemps, que les plissements se reproduisaient toujours et partout suivant les mêmes lignes. Lorsque Marcel Bertrand recueillit les premières observations sur ces plissements récents dans l'Ouest du Bassin de Paris, il se trouvait dans une région où leur direction est sensiblement parallèle à la direction armoricaine qui règne dans les horsts. 11 conclut, dans le sens de Godwin-Austen, à la continuité du plissement, c'est-à-dire qu'il admit que le plissement des horsts eux-mêmes ressuscitait *. Et cependant, on voit bien des cassures partir des horsts. mais non pas des plis. Gela résulte aussi clairement que possible de leur direction différente en Angleterre.
Les plissements posthumes du Bassin de Paris et de Londres sont dans le même rapport avec les horsts qui les entourent que les Alpes avec leur encadrement. Ils représentent une architecture du même genre, quoique plus lâche, et sur une plus petite échelle.
Il y a beaucoup à apprendre ici pour l'intelligence des Alpes.
Le bord oriental, varisque, du Bassin de Paris montre que le Massif Rhénan, dans les deux golfes qui s'ouvrent vers Luxembourg et vers Metz, s'est abîmé suivant des cassures longitudinales, varisques. sensiblement parallèles aux cassures de la Sarre. Les relevés de L. van Werveke (II, p. 156, fig. 28) permettent en outre de reconnaître que ces deux golfes sont ainsi devenus deux fosses d'effondrement, séparées par un horst allongé qui demeure visible jusqu'à Sierck sur la Moselle ^ On ne saurait méconnaître la ressemblance de ce horst avec ceux de Lissac et de Terrasson (fig. 110) et avec ceux d'Alençon et d'Argentan (fig. 112). Le fragment de granité et de Silurien qui apparaît au Sud-Ouest d'Alençon (Massif d'Hesloup) offre une structure fort compliquée, qui ne ressemble en rien à l'axe d'un anticlinal indépendant*.
1. p. Lemoine et C. Rouyer. Sur l'aUure des plis et des failles dans la Basse-Bourgogne (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4- sér., IV, 1904, p. 561-568, pi. XV : carte).
2. M. Bertrand, Sur la continuité du phénomène de plissement dans le Bassin de Paris (Bail. Soc. Géol. de Fr., 3" sér., XX, 1892, p. 118-165, pi. V, cartes dans le texte); voir aussi sa note: Lignes directrices de la Géologie de la France {C. R. Acad. Se, CXVIII, 1894, 1" sem.,p. 258-262. carte de la p. 260).
3. L. van Werveke, Uebersicktskarte der Verwerfungen des mesozoischen Gebirges in Lalhrtngen, Luxemburg und den angrenzenden Gebietender Rheinprovinz (in : Schumacher, Steinmano und van Werveke, Erläuterungen zur geologischen Uebersichtskarte des westlichen Deutsch- Lothringen. ln-8*, Strassburg, 1887, pl. II); ibid., p. 10, 11 : - Le Trias et le Jurassique... sc sont elTondrés tout autour des terrains anciens ».
4. D. P. OEhlert et A. Bigot, Note sur le Massif silurien d'Hesloup (Bull. Soc. Géol. de Fr., 3- sér., XXVI, 1898, p. 82-103, carte de la p. 83).
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Qu'on imagine maintenant que ce plissement posthume augmente d'intensité vers le Nord, conformément à la direction si nettement marquée dans le Sud de l'Angleterre, qu'il englobe de petits horsts et qu'il soit arrêté par les Malvern Hills et leur prolongement nord-oriental affaissé, et l'on assistera, dans ces hautes montagnes inachevées, à une scène de l'évolution des Alpes elles-mêmes.
Altaïdes Transatlantiques. — De la rive méridionale du Lac Majeur au bord externe du Jura, au Sud de Bâle, la distance est de 210 à 220 kilomètres. Si on laisse de côté le Jura et la dépression de la Mollasse, la largeur, de Côme à l'anticlinal moUassique de Lucerne, devient de 190 à 200 kilomètres. De Bergame à Bregenz, on mesure approximativement 200 kilomètres; mais une bande dinarique est encore comprise dans ce total.
Une ligne menée suivant le méridien de 3° 30' de long. W. transversalement à l'arc armoricain, depuis les roches à glaucophane de l'Ile de Groix jusqu'au chevauchement qui jalonne le bord jnéridional du Bassin houiller de Glamorgan, à l'Ouest de Cardiff, mesure de 430 à 440 kilomètres, c'est-à-dire le double. Et cependant, sur ce parcours, le bord méridional de l'édifice armoricain est inconnu. L'inflexion, des directrices dans le rebroussement de Valenciennes n'est guère à moins de 600 kilomètres de l'inflexion correspondante des directrices dans le rebroussement au Sud du Cantal.
On obtiendrait des valeurs tout aussi élevées pour l'édifice varisque, bien que le morcellement plus avancé en horsts ne permette guère d'évaluations précises.
Une ligne droite menée transversalement du bord externe des Siwaliks, au S.E. de Jammu, par les avant-chaînes tertiaires, le prolongement du Dhauladhar, le Zanskar et les chaînes du Ladakh au voisinage du col de Karakoroum, jusqu'à Shahidula, mesure environ oOO kilomètres; et de là, perpendiculairement à l'arc de Yarkend, jusqu'au bord du désert, on compte une centaine de kilomètres de plus.
Ces chiffres montrent jusqu'à quel point l'œil est porté à rester audessous de la réalité, en évaluant les dimensions d'accidents disparus. Ils signifient que, sur le fragment aujourd'hui visible du plan armoricain, l'un des plus grands systèmes de plissements de la Terre pourrait trouver place. Il serait contraire à tout ce que nous savons, par ailleurs, de supposer que la côte à rias qui va de la Dingle Bay à la Rochelle est la terminaison naturelle de ce puissant édifice. Il faut en chercher le prolongement sous l'Océan Atlantique et au delà.
Le regard se fixe de lui-même sur la côte à rias de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.
Dès 1871, J. W. Dawson avait conclu, de l'examen de la flore des temps carbonifères, à une jonction des deux continents*. C'est ce que confirme la structure des montagnes.
A Terre-Neuve, les anticlinaux se dirigent vers le N.N.E. et le N.E.; on a déjà remarqué ici que la direction E.-W. se fait sentir en Nouvelle-Ecosse aux approches de TOcéan, et que les bancs de houille y reposent en transgression sur un système de plis plus ancien (I, p. 740). Le mérite d'avoir rétabli d'une main hardie la continuité des directrices à travers l'Océan revient à Marcel Bertrand. C'est dans la séance de la Société Géologique de France du 21 mars 1887 que fut faite cette communication, qui marque un progrès important dans l'intelligence du plan fondamental de l'hémisphère Nord ^
Les formations d'eau douce du Weald atteignent l'Océan Atlantique à la Charente; cherchons le prolongement du continent.
Un indice est fourni au Nord par le Porcupine Bank. Il s'élève jusqu'à — 154 mètres; ses isobathes s'allongent sur une grande distance vers le S. S.W. ; à en juger par la nature du fond, il pourrait bien être constitué par les mêmes roches que les parties immédiatement voisines du continent'. Du côté du Sud, on relève des profondeurs de plus de 4 000 mètres, mais, à peu près sous la latitude de la Manche, la ligne de 200 mètres se trouve par 11** de long. W. De là, elle oblique rapidement au S.E. vers les grands fonds du Golfe de Gascogne*.
Cette avancée des isobathes, qui correspond en même temps aux Iles Scilly, aux îles situées au large d'Ouessant, plus loin en mer au Cockburn Bank, au Parson's Bank, etc., est ici le seul et faible indice d'un prolongement sous-marin. Du côté de l'Océan, on trouve ensuite des profondeurs de plus de 4 000 mètres.
Gwyn Jeffreys rapporte que, dans des opérations de pose de câbles, on a rencontré au milieu de l'Océan, entre SS** 50' et 36° 30' de long. W., près de 51^20' de lat. N., le fond de roche sur une longueur de 160 kilomètres environ. Le point le plus haut se trouvait à — 2 502 mètres; à partir de là, le fond s'abaissait d'abord très rapidement (de 420 mètres sur 800 mètres), puis plus doucement jusqu'à — 4078 mè-
1. J. w. Da\vson, The Fossil Plants of the Devonian and Upper Silurian Formations of Canada (Geol. Survey of Canada), ln-8% 92-8 p., 20 pi., Montreal, 187i; Part II, 49 p., 4 pi., 1882; en particulier 1, p. 82.
2. Marcel Bertrand, La Chaîne des Alpes et la formation du Continent Européen (Bull. Soc. Géol. de Fr., 3* sér., XV, 1886-1887, p. 423-447); en particulier carte de la p. 442 {f\g. 5).
3. G. A. J. Cole and T. Crook, On Rock spécimens dredged froni the Floor of the Ailanlic of the Coasts of Ireland (Report on the Sea and Inland Fisheries of Ireland for 1901, IX, Part il, Appendix; 9 p., 1903).
[4. Voir la carte balhymétrique intitulée : Die Gründe vor dem Kanal, dans 0. Krümmel, Handbuch der Ozeanographie, I, 2. Aufl. In-8^ Stuttgart, 1907, p. 108, flg. 19.]
très, c'est-à-dire de 1 576 mètres, sur 12,8 kilomètres. Cet accident se trouve sur la directrice conjecturale de Marcel Bertrand *.
Déjà à 880 kilomètres au large de Terre-Neuve, on rencontre le Laura Ethel Bank ( — 65 mètres) et le Milne Bank ( — 147 mètres); à 380 ou 400 kilomètres de la côte, on se trouve déjà, sur les bancs de Terre-Neuve, à l'intérieur de l'isobathe de — 100 mètres; on atteint enfin Tune des côtes à rias les plus caractérisées qui soient au monde.
Il n'est pas exact de considérer le Détroit de Belle-Isle comme la limite du bouclier canadien du côté des terrains plissés. Ce détroit est, dans sa partie extérieure et la plus étroite, une fosse d'effondrement, dans laquelle des sédiments cambriens horizontaux se sont affaissés ^ La large chaîne qui constitue la côte N.W. de Terre-Neuve, du voisinage de la Baie des Iles (non loin de 49° de lat. N.) à l'extrémité septentrionale, est un fragment du bouclier canadien, qui ne doit donc pas être compris dans la côte à rias. Le gneiss forme la rive occidentale de la Baie Blanche, et en même temps la partie septentrionale et la plus considérable du Long Range. Même après élimination de cette bande de gneiss, les montagnes plissées de Terre-Neuve, mesurées perpendiculairement à leur direction, atteignent encore une largeur de plus de 380 kilomètres. Mais l'Océan coupe si obliquement les autres plis de la chaîne dont Terre-Neuve fait partie, et cette chaîne subit des dislocations si particulières dans le reste de son parcours qu'il n'est pas possible de déterminer la largeur réelle de l'édifice tout entier (II, p. 50-52).
Relations pré-carbonifères. — Dawson a soutenu à différentes reprises que la série stratigraphique acadienne ressemble plus à celle de l'Europe qu'à celle de bien d'autres parties de l'Amérique, et Walcott a défini la série cambrienne de la région atlantique de l'Amérique du Nord comme une partie de la série européenne. Ami a insisté sur l'identité du Silurien inférieur en Acadie et dans la Grande- Bretagne ^
Il y a déjà longtemps que Salter a reconnu en Nouvelle-Ecosse la
1. J. G. JefTreys, Nature (London), XXlIf, Febr. 3, 1881, p. 325. On ne connaît malheureuäement pas la nature de la roche.
2. C'est ce qu'affirme, par exemple, A. Hvatt, Proc. Boston Soc. Nat. Hist., XXllI, 1888, p. 315-319.
3. C. D. Walcott, Corrélation Papers. Cambrian (U. S. Geol. Survey, Bull. n° 81, 1891, p. 376) : [•« In point of fact, the Atlantic Coast Province of America is practically a portion of the Atlantic Province of which the sections of western Europe are on the eastern side. >] H. M. Ami, Synopsis of the Geology of Canada (Proc. and Trans. Royal Soc. Canada, 2" ser., VI, 1900, sec t. III, p. 200), signale en particulier Tanalogie entre Tétage de Skiddaw et d*Arenig, ainsi que les couches de Hartfell et de Llandeilo, du Silurien inférieur d'Angleterre, et les gisements de TAcadie.
faune des Tilestanes, c'est-à-dire du niveau le plus élevé du Silurien supérieur anglais, et Williams mentionne des traces de la même faune dans le grès de Chapman, sur les bords de rAroostook (Maine Oriental). Mais ce grès pourrait bien comprendre en outre un horizon plus élevé; du moins, J. M. Clarke signale, dans la même région, une immigration d'espèces du Dévonien rhénan dans le grès de Chapman. Dans tous ces exemples, il s'agit de rapports avec l'Europe*.
Dans la Gaspésie, on trouve ensuite des grès puissants à végétaux dévoniens; ils appartiennent à un Continent Nord- Atlantique très vaste (II, p. 358) qui, avec des contours variables, exista vraisemblablement pendant toute la durée des temps dévoniens. Ses restes, représentés surtout par des grès, sont visibles en Galicie, sur la Mer Baltique, en Ecosse et, plus loin, dans le Nord de la Russie, les Oreades, les Shetlands, Beeren Eiland, le Spitzberg, le Groenland Oriental, la Terre d'Ellesmere, puis en Acadie et dans le Nord-Est des États- Unis.
Mais ces grès ne donnent qu'en partie la mesure de l'extension du continent. Des chaînes archéennes très considérables ont dû exister, d'où provenaient les sables, La plus grande partie de la Laurentia septentrionale, la région de l'accident calédonien et le Bouclier Baltique ont dû faire partie de ce continent. Le pays était un désert, interrompu çà et là par des lacs, dont un grand nombre étaient des lacs d'eau douce, par conséquent pourvus d'écoulement, tandis que d'autres étaient salés.
Pour la Grande-Bretagne, il y a déjà longtemps que Geikie a essayé de délimiter ces lacs et de donner un tableau de l'état des choses à cette époque *. Nathorst a montré q\x Archœopteris archetypus apparaît en même temps sur le Donetz et loin au Nord, dans la Terre d'Ellesmere, de même que Bothrodendron Kiltorkense existe à la fois en Irlande et à Beeren Eiland ^ Des Plantes et des Poissons furent emportés dans les mers dévoniennes; Dinichtys pustulosus, Dipterus flabelliformis^ etc., apparaissent, d'après Lohest, à la partie supérieure
1. II. s. Williams, The Paleozoic Faunas of Maine (in : H. S. Williams and H. E. Gregory, Contributions to the Geology of Maine, Ü. S. Geol. Survey, Bull, n« 163, 1900, p. 13-92, pi. IJH. en particulier p. 80 et suiv. ; J. M. Clarke, Evidences of a Cobtemian invasion in the Deconic of Eastern America (Festschrift Adolf, v. Koenen gewidmet von seinen Schülern. In-S*, Stuttgart, 1907, p. 359-368) [et New York State Mus., Mem. 9, Part 2, 1909, p. 91-128, pi. 22-31 .
[2. Voir la carte intitulée : IV. Time of Old Hed Sandstone, dans Sir Arch. Geikie, The History of the Geography of Scotland (Scottish Geogr. Magazine, XXII, 1906, p. 117-134. 10 pi. photogr. et 1 pi. contenant 8 cartes).]
3. A. G. Nathorst, Zur Fossilen-Flora der Polarländer; /, 3. Zur Oberdevonischen Flora der Bären-Insel (K. Svenska Vetensk.-Akad. Handlingar, XXXVl, n» 3, 1902). In-4», 60 p. 14 pl.; et : Die oberdeuonische Flora des Ellesmere-Landes (Report of the 2" Norwegian Arctic Expedition in the * Fram -, 1898-1902, No. 1). ln-8«,.22 p., 7 pl., Kristiania, 1904.
des psammites du Condroz en Belgique et dans le Dévonien supérieur d'Amérique, associés dans les deux cas à Spirifer disjunctus *.
La pénétration de J. W. Dawson lui a permis, dès 1871, à une époque où Ton ne connaissait qu'une minime partie des faits, d'entrevoir également ces relations. Le centre de provenance des sédiments anciens des Appalaclies devait, pensait-il, se trouver dans la direction du Nord-Est. A l'époque carbonifère, il existait dans le domaine atlantique des connexions entre les flores d'Europe et d'Amérique. A l'époque dévonienne, ces connexions n'ont pu exister qu'à une grande distance au Nord-Est. C'est donc à Terre-Neuve, au Labrador et au (iroenland qu'il faut chercher la plus ancienne flore américaine, et, de même, c'est sur les bords de l'antique noyau Scandinave qu'il faut chercher la flore européenne primitive. Dawson indiquait même comme vraisemblable, dès cette époque, l'établissement d'une communication avec l'Europe par les Appalaches : il le plaçait, il est vrai, avant la fin du Dévonien -.
Dawson désigna la flore sous le nom de « flore érienne » et les dépôts sous le nom de « groupe érien », ces mêmes sédiments ayant été distingués sur les bords du lac Erié sous le nom d' a Erie division ». Nous désignerons ce grand continent de l'époque dévonienne sous le nomd'AV/V/.
La partie supérieure de la flore érienne coïncide avec la flore ursienne {Ursa-Stufe) de Heer, dont il faut distinguer, ainsi que l'a montré Nathorst, la flore du Culm du Spitzberg ^
Dans la partie Nord-Est des Etats-Unis, pour les temps antérieurs au Carbonifère, il y a lieu de considérer, outre l'Eria, trois mers différentes : une mer nord-occidentale (eurasiatique-arctique), une mer orientale (atlantique) et une mer méridionale (mississipienne) ^
L'existence de la première se traduit par la transgression du Dé\ o-
1. M. Lohest, Annales Soc. Géol. de Belgique, Liège, XVI, 1888-89, p. lvii.
2. J. W. Dawson, The Fossil Plants of ihe Devonian and Upper SUurian Formations of Canada ^ I, p. 82.
3. A. G. Nathorst, Zur Fossilen Flora der Polarländer \ L Zur paläozoischen Flora der arktischen Zone, enthaltead die auf Spitzbergen, auf der Bären-Insel und auf IS'ovaja Zemlja von den Schwedischen Expeditionen entdeckten paläozoischen Pflanzen (K. Svenskn Vetcnsk.-Akad. Handlingar, XXVI, n** 4, 1894). In-4°, 80 p., 16 pl.; en particulier p. 74. L'existence d'une flore du Culm au Spitzberg avait déjà été entrevue par D. Stur (Verhandl. k. k. Geol. Reichsanst., 1877, p. 81).
[4. Voir la série des Paleoyeographic Maps of North America publiées paj Bailey Willis dans le Journal of Geology, de Chicago, en 1909 (XVII), notamment les suivantes : Lower Cambrian (p. 205), Late Middie and Upper Cambrian (p. 207), Middie Ordovician (p. 254), Silurian (p. 255), Middie Devonian (p. 287), Mississippian (p. 288), Pennsylvanian (p. 343), Latest Paleozoic (p. 404). Voir aussi, dans le même volume, celles qui accompagnent Tarticle d'A. W. Grabau, Physical and Faunal Evolution of North America during Ordovicic, Siluric and Early Devonic Time (Ibid., p. 209-252), et les cartes paléogéographiques jointes au mémoire de Cb« Schuchert, Paleogeography of North America (Bull. Geol. Soc. of America, XX, 1908, p. 427-606, pl. 46-lOi, 1910).]
nien moyen, qui s'étend de l'Asie jusqu'au delà de Manitoba et plus loin encore vers le Sud. Stoliczka a trouvé Stringocephalus Burthii sur le flanc Sud du Tien-Chan, et Mac Connell aux « Ramparts » du Mackenzie inférieur *. L'ancienne mer atlantique des époques cambrienne et silurienne a déjà été signalée. De l'intervention d'une troisième mer, méridionale, résultèrent des conditions très complexes, mais aussi très instructives. Il ne serait pas possible de les embrasser dans leur ensemble si les dernières années ne nous avaient apporté une série de monographies stratigraphiques de Williams, Prosser, Kindle, etc. '\ et aussi, déjà, des essais de coordination dus à Ulrich et à Schuchert d'abord, puis à ce dernier \
En suivant la transgression venue du Mackenzie, on a dit que le Dévonien moyen de l'Etat de New York comprend les schistes de Marcellus, le groupe de Hamilton et les schistes de Genessee ; que les schistes qui précèdent et suivent le Hamilton sont si semblables que Williams regarde le Genessee comme une récurrence du Marcellus; que le Hamilton contient une riche faune marine et que, vers le haut, on voit apparaître par places un calcaire particulier, le « Tully limestone » à Rhynchonella cuboides (II, p. 380).
Un progrès important fut fait quand Williams eut démontré que les types européens (ou asiatiques, ce qui, dans le cas présent, revient au même) sont limités au Tully limestone et que le Hamilton contient une faune exotique, qui a été nommée depuis faune à Tropidoleptus carinatus *.
La succession serait donc la suivante : schistes (Marcellus); bancs à faune exotique (Hamilton, Tropidoleptus); calcaire à faune
1. J. F. NVhiteaves, The Fossils of tlie Dcvonian Bocks of ihe Mackenzie Hiver Basin (Geiil. Survey of Canada, Gontrib. lo Canadian Palnoont., vol. I, part III, i89i, p. 197-253 pi. XXVIl- XXXli; en particulier p. 233).
2. H. S. Williams, The Corrélation of Geological Faunas, a Contribution ta Devonian Paleontology (Ü. S. Geol. Survey, Bull. n° 210, 1903, 147 p., 1 pi.); voir aussi G. S. Pro;«ser. The Upper Hamilton and Portage Stages of Central and Eastern I\'ew York (Amer. Journ. Se. 3* son, XLVI, 1893, p. 212-230); lidw. Kindle, The Devonian Fossils and S tratig raphy of Indiana (Indiana Depl. of Geol., 25lh Ann. Kept., 1901, p. 529-763, pi. 1-XXXI). Cette élude a donné lieu à un très grand nombre d'autres publications.
3. E. 0. Ulrich and Gh. Schuchert, Palcozoic Seas and Barriers in Eastern North America (New York State Museum, Rept. State Paleontologist, 1901, p. 633-663, pi. 9 : carie): Gh. Schuchert, On the Faunal Provinces ofthe Middle Devonic of America and the Devonic Coral Sub'Provinces of Bussia (Amer. Geologist, XXXII, 1903, p. 137-162, 2 certes paleogéo^r. : pi. XX, XXI); et ailleurs. [Voir aussi les trois cartes de Schuchert : Middle Devonic Paleogeography. Close of Onondaga Time; Glose of Hamilton Time; Upper Devonic Paleogeography, publiées dans G. R. Kastman, Devonian Fishes of Iowa (Iowa Geol. Survey. XVlIUh. Ann. Ropt., 1907, pi. XIV-XVl, p. 348-360); et le résumé de Stuart Weller, Corrélation of the Middle and Upper Devonian and the Mississippian Faunas of Ncrth America (Journal of Geol., XVII, 1909, p. 257-285).:
4. II. S. Williams, The Cuboides-Zone and its Fauna; a Discussion ofMethods of Corrélation (Bull. Geol. Soc. of America, I, 1889, p. 481-500, pi. 11-13).
européenne (TuUy limestone, Rhynchonellacuboides);f}i\s, de nouveau, schistes (Genessee). Au-dessus viennent des faunules qui, malgré des caractères assez peu définis et parfois singulièrement instables, se rattachent du moins à l'Europe par des espèces représentatives, mêlées, il est vrai, à des espèces isolées de la faune à Tropidoleptus ; on trouve en outre dans ces sédiments des troncs d'arbres et des restes de grands Poissons (faune, à Productella ou formation dlthaca; faune à Cardiola ou étage de Portage), jusqu'à ce qu'on atteigne le terme marin le plus élevé du Dévonien américain, l'étage de Chemung (faune à Spirifer disjunctus). Ce fossile caractéristique est lui-même un représentant de la faune européenne; mais, encore en plein Chemung, Williams a trouvé une intercalation de la faune à Tropidoleptus, jouant le rôle d'une véritable colonie.
Vient ensuite l'étage de Catskill, c'est-à-dire les grès ériensà plantes terrestres et Poissons.
On observe donc ici la pénétration mutuelle de deux faunes marines, et en même temps, à l'époque de Chemung, la dispersion des sédiments à partir des rivages du continent érien. Il ne paraît pas y avoir de Dévonien marin tout à fait supérieur authentique, au sens européen du mot. A cette époque, les sables ériens avaient pris la prépondérance. Frech cite, dans le Dévonien moyen d'Amérique, une série de Bivalves arénicoles qui sont regardées comme représentant des formes européennes, et cinq espèces A*Avicida (Leptodesma) communes à l'étage de Chemung et au^ Famennien belge *. Ces fossiles pourraient être des traces de la faune littorale érienne.
Ces résultats suggèrent deux conjectures.
Le Vieux Grès rouge est encore compris dans l'anticlinal des Mendips (II, p. 132), et les voûtes qu'il forme sur la côte à rias de l'Irlande occidentale, entre la Dingle Bay et la Crook Bay, s'avancent en éperons dans l'Océan Atlantique (II, p. 126). Il ne dépasse pas au Sud ces plis armoricains septentrionaux, mais les Poissons et les végétaux ériens s'avancent jusqu'en Thuringe, en Bohème et sur le Donetz. On observe la même chose en Amérique. Les sédiments ériens appartiennent à l'avant-pays, mais cependant ils sont encore affectés par quelques plissements extérieurs. Delà naitle soupçon que, sous l'Océan, le bord septentrional des Altaïdes n'est pas non plus très éloigné du bord méridional de l'avant-pays désigné sous le nom d'Eria.
L'autre supposition est plus solidement établie : elle concerne les mers. La mer eurasiatique-arctique semble se continuer au Sud vers
i. F. Frech, Lethxa palœozoica, II, i. Lief. Gr. in-8", Stuttgart, 1897, p. 253; H. S. Williams, The Paleozoie Faunas of Maine (Ü. S. Geol.Survey, Bull. n° 165, 1900, p. 80).
riowa et le Missouri. La faune exotique à Tropidoleplus (faune de Hamilton) est connue depuis TEst de l'Etat de New York jusque dans le Wisconsin et dans beaucoup d'États du Centre, puis au Sud jusqu'au delà des Monts Ozark. Elle est inconnue dans TOuest, dans Tlowa (à l'exception de Phacops rana). Déjà, avec l'étage sous-jacentd'Onondaga. une transgression commence sur différents points; on signale quelque chose de semblable en Europe. Or, la faune d'Onondaga (Oriskany) du centre des États-Unis est identique à celle qui est désignée sous le nom de faune k Leptocœlia (Anoplotheca) flabellites (schistes d'Icla de A. Ulrich), et la faune de Hamilton (faune à Tropidoleplus) s'appelle faune à Vilulina pustulosa (espèce qui apparaît aussi dans le Hamilton de l'État de New York). Sous ces noms, ces deux étages sont signalés en nombre de points de l'Amérique du Sud ; la première est mentionnée en outre aux Iles Malouines et dans la Colonie du Cap. L'étage à Tropidoleplus s'avance même jusque dans le Sahara central. Les couches de Hamilton représentent la forme que prennent, dans l'Amérique du Nord, les dépôts de ce vaste Océan méridional, à l'approche de l'Eria.
Succession des couches dans le terrain carbonifère. — La
longue traînée d'affleurements houillers qui apparaît à Cracovîe et en Basse-Silésie, dans le Bassin de la Ruhr, en Belgique, dans le Sud de l'Angleterre et du Pays de Galles correspond, de l'autre côté de l'Océan, aux Bassins houillers des Appalaches (II, p. 381). Dans le domaine européen, il existe à la base le Calcaire carbonifère inférieur marin et les intercalations marines du Culm, et, en outre, sur toute la distance comprise entre la bordure des Carpathes et l'Angleterre, des intercalations marines isolées dans les couches de houille de l'étage d'Ostrau. Ces intercalations, au moins de la Basse-Silésie à la Belgique, revêtent vers le haut des caractères littoraux de plus en plus marqués; des Bivalves isolées en sont la dernière trace, et il est probable qu'il n'y a plus d'intercalation franchement marine à partir de l'horizon de Schatzlar. Le Carbonifère supérieur marin fait défaut non seulement dans ces bassins houillers, mais aussi dans toute la partie du continent européen qui s'étend plus au Nord.
Il semble que l'avancée des plis varisques et armoricains ait repoussé la mer du Carbonifère supérieur hors de l'Europe Centrale. Cet événement rappelle la retraite de la Mer Méditerranée hors de l'Europe Centrale devant l'avancée des Alpes. De même qu'on ne voit pas de sédiments marins du troisième étage méditerranéen au Nord des Alpes, et qu'il faut descendre jusque dans la basse vallée du Rhône pour les rencontrer, de même on ne voit pas de Carbonifère supérieur
marin au Nord des fragments des arcs varisques et armoricains. Pour en trouver, il faut aller dans les Asturies, dans les Alpes Carniques ou en Russie.
Dans l'Amérique du Nord, ce processus s'accuse encore plus nettement. Le calcaire marin du Carbonifère inférieur présente, il est vrai, un grand développement, — il s'étend jusqu'au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve, — mais, à l'exception de bancs à Najadites, il n'existe pas d'intercalations marines dans les assises houillères du Nord-Est. Elles commencent seulement dans la Virginie Occidentale et l'Ohio, et, pour voir du Carbonifère supérieur franchement marin, il faut aller plus loin à l'Ouest et au Sud-Ouest, dans l'Iowa et l'IUinois, le Kansas et l'Oklahoma, l'Arkansas et le Texas*.
J. P. Smith insiste sur la ressemblance des fossiles du Carbonifère supérieur de l'Arkansas avec ceux de Lo-ping, et les désigne comme les indices d'un Océan Pacifique carboniférien. Cette mer est connue dans la Colombie Britannique, l'Alaska, le Japon, l'Oussouri Méridional et jusqu'à une grande distance dans l'intérieur de l'Asie. D'après Tschernyschew, certains gisements situés sur le bord septentrional de l'Archipel Parry et jusqu'au Cap Feilden (82° 44') en dépendraient; et il en résulterait que le Carbonifère supérieur marin s'étend autour du Groenland, jusqu'au Spitzberg et à l'Ile des Ours (Beeren Eiland)*.
Tandis qu'en Europe le Carbonifère supérieur seul est repoussé par le plissement, et que, dès le Permien, la faune assez pauvre du Zechstein annonce les faunes marines qui viennent ensuite, — dans le Nord-Est des Etats-Unis et la partie voisine du Canada, toute la région située en dehors des plissements, c'est-à-dire auN.W. et à l'W., reste, à partir de cette époque, complètement séparée de la mer jusqu'à la transgression post-glaciaire. Même la Craie supérieure marine n'arrive que sur le côté interne des plis.
Ainsi, toute comparaison ultérieure avec l'Europe est basée sur les flores terrestres.
La distribution du terrain houiller productif n'est pas uniforme. On peut regarder Terre-Neuve, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Bruns-
[i. Sur la succession des faunes carbonifères marines dans TAmérique du Nord, voir T. C. Chamberlin et R. D. Salisbury, Geology, ln-8^ New York, II, 1906, p. 496-618; G. H. Girty, The Carboniferous formations and faunas of Colorado (Ü. S. Geol. Survey, Professional Paper n* 16). In-4°, 546 p., 10 pi., 1903; G. H. Girtv, Upper Carboniferous (Journal of Geol., XVll, 1909, p. 305-319).]
2. J. Perrin Smith, Marine Fossils from the Coal Measures of Arkansas (Proc. Amer. Phil. Soc, XXXV, n» 152, 1896, p. 213-285, pi. XVI-XXIV). Pour l'extension de cette mer, voir notamment H. Yabe, A contribution to the Genus Fusulina, with Notes on a Fusulina-Limestone from Korea (Journ. College of Se, Imp. Univ. Tûkvo, XXI, Art. 5, 1906, 36 p., 3 pi.).
wick comme constituant une première région, caractérisée par une certaine diversité des gisements. Dans une seconde province, comprenant la Gaspésie, le Maine et jusqu'au Connecticut, le développement de la houille est très minime. Les bancs les plus riches et les plus étendus se trouvent sur le flanc occidental des Âppalaches, de la Pennsylvanie à TAlabama, et aussi de l'autre côté du Mississipi jusqu'au delà de 1' Arkansas. On peut distinguer une quatrième région. étroitement rattachée toutefois à la précédente, et qui répondrait à l'ensemble des bassins, presque horizontaux et discordants, mais où l'épaisseur des couches de houille est beaucoup moindre, qui s'étendent vers l'Ouest par-dessus l'avant-pays laurentien, c'est-à-dire dans certaines parties du Michigan, de l'Illinois, de l'Iowa et du Missouri.
Les travaux détaillés du Service géologique de la Pennsylvanie, les monographies stratigraphiques de .1. J. Stevenson et les études paléobotaniques de David White sont les principales sources d'information *. On peut dire d'une manière générale, il est vrai, que ces sédiments sont plus puissants au voisinage des Appalaches, et qu'ils diminuent d'épaisseur vers l'Ouest. Cependant, comme cette diminution n'est pas uniforme, et que la puissance des niveaux inférieurs de chaque étage décroît en général plus vite, il arrive que dans chaque région des couches différentes jouent le rôle de couches de base, et que la désignation de « Lower Goal Measures » est flottante et souvent trompeuse.
D'ailleurs, l'amincissement des termes inférieurs ne se produit pas seulement vers l'Ouest. Un croquis de David White (fig. 121) montre qu'il s'est formé, en avant des plis appalachiens, une longue dépression dont le point le plus bas se trouvait dans le Sud-Est de la Virginie Occidentale, où s'entassaient les sédiments les plus épais, tandis qu'il existait au N.E., dans le Sud-Ouest et le Centre de la Pennsylvanie, un bombement sur lequel plusieurs des termes inférieurs font défaut-. Dans ces conditions, nous devrons, dans le résumé qui va suivre, donner la préférence aux désignations locales, qui laissent entière la question du parallélisme.
1. Pocono. Quand on lit l'exposé, dû à Stevenson, de l'état des choses immédiatement antérieur au Carbonifère, en Pennsylvanie et en Virginie, la description de la grande épaisseur des sables ériens dans le Nord-Est, de leur décroissance très rapide vers le Sud-Ouest, delà retraite de la vie marine à leur approche et de la surface irrégulière à laquelle ils ont donné naissance, on comprend combien il est difficile
[1. Voir aussi le résumé de D. White, The Upper Paleozoic Floras, their Succession and Bange (Journal of Geol., XVll, 1909, p. 320-341, 2 cartes).]
2. D. White, Deposition of the Appalackian PottsviUe (Bull. Geol. Soc. of America, XV, 1903, p. 267-282; en particulier pi. 11).
de distinguer les sédiments nés du remaniement de ces sables*. On se rappelle en même temps les quantités de sable que les tempêtes portent actuellement du Sahara dans l'Océan Atlantique.
Au-dessus de ces couches inférieures, il convient de distinguer un