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F. Bascom, mém. cité, p. 311 et suiv

3. Voir notamment N. H. Darlon, Two Overthrusts in New York (Bull. Geol. Soc. of America, IV, 1892, p. 436-439). [Sur les plis des terrains primoires de la Pennsylvanie Centrale, voir le Beport of the Topographie and Geological Survey Commission of Pennsylvania, 1906- 1908. In-8", 375 p., 24 pi. Harrisburg. 1908 (lexle par R. W. Slone, Ch. Bults et M. J. Munn); voir aussi les folios 82 (Masontown-Uniontown), 9S (Elkland-Tioga),H (BrownsvilleConnellsville), 115 (Kittaning), 121 (Waynesburg), 123 (Elders liidge), 125 (Rural Valley), 133 (Ebensburg),

Bailey Willis a étudié la structure du tronc principal des Appalaches; nous empruntons à ses travaux ce qui suit^

Les plis et les surfaces de chevauchement s'étendent ici sur plus de 720 kilomètres; les diilérents accidents tectoniques sont extraordinairement parallèles et très longs; Tun d'entre eux atteint 600 kilomètres. Les voûtes plongent en pente raide vers le N.W. et en pente douce vers le S.E.; sur leur bord N.W., des surfaces de chevauchement apparaissent. Bien que Tamplitude des dislocations soit considérable, on ne voit pas affleurer de roches inférieures au Cambrien. L'épaisseur des sédiments, en particulier du Dévonien, diminue considérablement vers le S.W. Willis distingue quatre types de structure : 1° plis ouverts (Pennsylvanie et partie orientale de la Virginie, c'est-à-dire région de la virgation forcée); — 2** plis étroits (la « Grande Vallée» des Appalaches, c'est-à-dire essentiellement une zone de sédiments paléozoïques anciens située en avant de la zone précambrienne) ; — 3® plissement et chevauchement suivant des surfaces de glissement (fîg. 122), c'est-à-dire structure en écailles (Sud de la Virginie, Tennessee, Géorgie); — 4** plissement avec schistosité, c'est-à-dire action dynamique puissante (cette zone ne doit guère pouvoir se distinguer de celle du Piedmont).

Particulièrement intéressantes sont les circonstances dans lesquelles le plissement des zones externes (1° et 3°) passe vers le Sud-Ouest à la structure imbriquée.

On compte jusqu'à dix écailles de ce genre, l'une en arrière de l'autre, sur la même coupe transversale des zones externes. Mais sur la Coosa River, au Sud de la limite de la Géorgie et de l'Alabama, les bords des deux écailles les plus orientales se replient de manière à faire presque un angle droit, et chevauchent largement par-dessus les écailles qui les précèdent à l'Ouest, celles-ci conservant la direction normale N.E.-S,W.j avec une légère concavité (fig. 123).

Par la description qu'en a donnée G. W. Hayes, on apprend encore ce qui suit. La première surface de charriage (Rome Fault) fait partie d'un accident connu sur une distance de 440 kilomètres; le chevauchement atteint au moins 7 kilomètres. Auprès de Resaca, il existe

146 (Rogeraville), 160 {Accidenl-Grantsmlle) et 170 {Mercersburg-Chambersburg) du Geologie Atlas of the United States, avec coupes et notices explicatives. Washington, 1902-1909; et l'article de R. T. Chamberlin, The Appalachian Folds of Central Pennsylvania (Journal of Geol., XVIII, 1910, p. 228-251).]

1. Bailey Willis, The Meehanics of Appalachian Structure (U. S. Geol. Survey, 13th Ann. Rept., 1891-92, pt. 2, p. 211-281, pi. XLVI-XCVI; voir notamment la carte pi. LV, p. 232). [Voir aussi Bailey Willis, Paleozoic Appalachia, or the History of Maryland during Paleozoic Time (Maryland Geol. Survey, vol. IV, 1902, p. 21-93, pi. 1-XlI); et, dans U Année Cartographique de F. Schrader, XV, 1904, la carte : Monts Appalaches et Grands Lacs Canadiens^ avec notice par Em m. de Margerie.]

une fenêtre de 3 kilomètres de long, qui laisse voir le Carbonifère sous les couches cambriennes. Des lambeaux isolés se rencontrent au delà du bord de Técaille, dans de petits synclinaux compris entre des anticlinaux de formation secondaire, affectant k la fois les deux écailles et postérieurs au charriage (fig. 124). L'amplitude du chevauchement

" t> G " " j û ' " Vr 6 it v' Cr c ci w

FiG. 123. — Rccouvremenls de la bordure concave des Appahiclics, d'après C. Willard llaycs (Bull. Geol. Soc. of America, II, 1890, pi. 2).

met. Ruchos métamorphiques; camb. Cambriou; sil. Silurien: carli. Carbon iféro. — Les traiis forts représentent les surfaces do charriage, Ica traits lins ponctues les failles appalachionnes ordinaires. — Échelle de 1 : 1 111 000 environ.

suivant la deuxième surface de charriage {Carlersville FauU) est de 17 kilomètres au moins; peut-être le chevauchement a-t-il été précédé d'une période d'érosion*.

1. c. Willard Hayes, The Overtlirust Faulls of ihc SouUicrn Appalacliians (Bull. Geol. Sor. of America, 11, 1890, p. 141-154, pi. Il, 111 : carie et coupes) [el Oeology of a portion of Ihc Coosa Valley in Georgia and Alabama (Ihid., V, 18l)i, p. 403-480, pi. 18)]; C. W. Hayes and

L'exploration du bassin houiller de la Cahaba, situé au S.W., par Squire, et de son pourtour par Eug. A. Smith, puis la description du bassin de la Coosa donnée par Mac Calley ont montré que le nombre des surfaces de chevauchement successives, ainsi que Tamplitude de la dislocation, est très considérable \

A partir de là, la direction tourne a l'W.S.W. et tous les plis disparaissent bientôt sous la couverture crétacée de la dépression du Mississipi.

On a signalé précédemment (I, p. 747), sous le nom de Cincinnati Uplifl, un long bombement peu marqué, situé en avant des Appalaches, et on Ta comparé aux parmas de TOural. Au Sud-Est de

Johns M^

Sugar Vallejr

Fio. 124. — Coupes des recouvrements de la Géorgie, d'après C. Willard Ilaycs {Bull. Geol. Soc. of America, II, 1890, pi. 3, üg. 1 et 2).

A. Environs de Rcsaca; B. Environs do Romo. — Cambrien : Ca. Coosa shale; Cr. Grès de Rome; Ce. Connasauga shale. Silurien : Sk. Dolomia de Knox; Se. Calcaire de Cbickamauga; Sr. Couches de Rockwood. Carbonifère : Cp. Fort Payne chort; Cf. Fioyd sbale; Ce. Terrain houiller; T, T. Romo thrust fault. — Échelle do 1 : 160 000 environ.

Nashville, dans le Tennessee, le calcaire de Trenton (Silurien inférieur) arrive au jour sur une grande largeur et forme le sous-sol de la plaine. Du côté du N.E., à travers le Kentucky et jusqu'à la limite de TOhio,

M. R. Campbell, Geomorphology of the Soulhern Appalackians (National Geogr. Magazine, Washington, VI, 1894, p. 03-120, pL 4-0 : cartes). [Voir aussi le t. 1 du présent ouvrage, p. 740, et les folios suivants du Geologie Atlas of the United States : 32 {Franklin, W. Va.- Va.), 33 {Briceville, Tenn.), 35 {Qadsden, Ala.), 44 {Tazrwell, Va.-W.Va.), 59 {Bristol, Va.- Teun.), 01 {Monterey, Va.-W.Va.), 73 {Maynardoille, Tenn.), 77 {Raleigh, W.Va.), 78 {Borne, Ga.-Ala.), 90 {Cranberry, N.C-Tenn.), 110 {Asheville, N.C.-Tenn.), \i%{Greeneville, Tenn.-N.C). 124 {Mounl Mitchell, N.C.-Tcnn.), 143 {Nantahala, N.C.-Tenn.), 147 {Pisgah, N.C.-S.C), 151 {Boan Mountain, Tenn.-N.C), avec coupes et notices explicatives, Washington, 1890-1907.] 1. J. Squire, Report on the Caliaba Coal Fied, with an Appendix on the Geology of the Valley Régions adjacent to the Cahaba Field, by Eug. A. Smith (Alabama Geol. Survey. In-S"*, 189 p. 7 pi., 1 carte, 1890; voir, en particulier, Smith, p. 139 etsuiv.)*; Eug. A. Smith, Underthrust FoUU and Faults (Amer. Journ. of Se, 3" ser., XLV, 1893, p. 305-300); H. Me Calley, Report on the Valley Régions of Alabama, pt. Il, The Coosa Valley Region. ln-8*',802 p., 35 pi. (Alabama Geol. Survey, 1807; on particulier p. 27 et suiv.). [Voir aussi la Geological Map of Alabama publiée par le Geol. Survey of Alabama. Montgomery, Ala., 1894; Charles Butts, Tlie yorthern Part of the Cahaba Coal Field {V. S. Geol. Survey, Bull, n« 310, 1907, p. 70-115, pi. V : oarte et coupes); E. F. Burchard, Charles Butts and E. C. Eckel, Iron Ores, Fuels, and Fluxes of the Birmingham Districty Alabama (Id., n"* 400, 1910, 204 p., 17 pi. dont 1 grande carte géol. à 1 : 125 000).]

viennent d'autres affleurements. L'angle d'inclinaison est partout faible. Le fait que le calcaire de Trenton est pétrolifère a provoqué des sondages, et l'on sait aujourd'hui que les affleurements ne donnent qu'une image incomplète de ce long bombement souterrain. La ligne maîtresse va de Nashville vers le N.E. Elle est constituée dans le Nord par plusieurs larges voûtes, qui s'abaissent peu à peu et sont descendues à de grandes profondeurs avant mênie d'atteindre l'extrémité occidentale du Lac Erié, à peu près entre Sandusky et Toledo. A l'Ouest de celles-ci court un autre anticlinal souterrain, parallèle et un peu plus accentué, l'axe de Lima ou de Findlay, qui, près de Sylvania, arrive à la limite du Michigan*. Enfin un large bombement s'étend de Cincinnati dans rindiana, et l'on voit encore apparaître dans le Nord de cet État quelques brachyanticliuaux en forme de dômes, remarquablement

Caractères atlantiques et caractères pacifiques. — La cote orientale de l'Amérique du Nord se divise en plusieurs sections. La première embrasse les côtes nues de la Laurentia jusqu'à la Baie Blanche dans l'Ile de Terre-Neuve (51° de lat. N.). La deuxième, formée par les parties des Appalaches qui émergent de l'Océan, s'étend à peu près jusqu'à Marthas Vineyard (entre 42° et 41° de lat. N.). La troisième comprend une bordure de sédiments secondaires et tertiaires horizontaux, qui s'appuient en discordance contre le flanc interne des Appalaches. En Géorgie et dans l'Alabama, cette bordure recule de plus en plus à l'intérieur des terres et fait place aux dépôts néogènes ou plus récents de la Floride et de la Louisiane.

a. Au voisinage de l'extrémité septentrionale de cette bordure, à l'Ouest et au Sud-Ouest de Boston, des lambeaux de terrain houiller productif se sont affaissés, suivant des cassures limitant de véritables fossés, dans les roches du Piedmont Plateau. Le plus grand forme le bassin coudé de Narragansett (fig. 125), dont la partie méridionale, de direction N.-S., traverse le Rhode Island et arrive à la mer. Ses couches de houille correspondent aux parties supérieures de l'étage de Schatzlar'.

1. E. Orton, First Ânnual Report of thc Geological Survey of Ohio, 3d Organization. Columbus, 1890, p. 45-54.

2. A. J. Phinncy, The Natural Gas Field of Indiana (U. S. Geol. Survey, llth Ann. Rcpl., 1889-90, pt. 1, p. 643-653, pi. LXIV-LXVI); E. M. Kindle, The Niagara ' Domes of Northern Indiana (Amer. Journ. of Se, 4lh ser.. XV, 1003, p. 459-468).

3. N. S. Shaler, J. B. Woodworlh and A. E. Foerste, Geology of the Narragansett Basin (U. S. Geol. Survey, Monograph XXXllI, 1899). In-4^ xx-402 p., .31 pi. dont 2 cartes géol Le terrain carbonifère de la moitié septentrionale de cette fosse est plissé, mais la coupe de la p. 27 montre que le plissement est un elTet secondaire de Taffaissement. Pour Page des couches, voir D. White, Monograph XXXVII, p. 285.

En Europe, à la même époque, le côté interne de Tédifice varisque, déjà arasé de même, a été le siège de transgressions limniques considérables (II, p. 407), particulièrement en Bohême. Dans le bassin de la Sarre, il se produisit un affaissement linéaire comme celui du bassin de Narragansett.

b. Le Newark System est formé par de vastes paquets de sédiments à empreintes végétales. Stur, se fondant sur les travaux de Fontaine, a pu démontrer l'identité de leur flore avec celle du Lettenkohle d'Allemagne , et plus particulièrement avec la flore de Lunz, dans les Alpes Orientales ^ A cela s'ajoute l'apparition, dans les couches de Newark, de Crocodiliens du genre Belodon, qui appartiennent aussi au Keuper supérieur d'Aile- 4i magne. De même, des Poissons (Calopterus) apparentés au genre Semionotus indiquent plutôt le Keuper supérieur.

Le système de Newark forme une longue série de

compartiments, générale- ^ *'**'' "^'^ extérieur au bassin houillcr (blanc) ,, , 1 o t^r linö à indiquer sa forme générale. — AB. Ligne i

ment allonges vers le S.W.,

suivant une direction à peu

près parallèle à celle des

Appalaches, et s'étendant

sur 960 kilomètres, du fond

de la Baie de Fundy à la

limite commune des deux

Carolines. Davis, Darton, Russell, Hobbs et d'autres savants en ont

fait l'objet de leurs recherches, et Russell a coordonné tous les résul-

FiG. 125. — Croquis du Bassin houiller de NarraganseU (Massachusetts et Khode Island), d'après Shaler, Woodworth et Foerste {U. S, Geol. Survey^ Monograph XXXUI, 189«, flg. 6 et 7, p. 120 et 121).

est destraversant les synclinaux les plus profonds; aa. Hoc granitique et cambrien do Hoppin Hill et massif de quartz de Diamond Hill; bb. Gneiss et granito do Bristol; ce. Synclinaux remplis de conglomérats; oo. Synclinaux longeant la bordure Nord du bassin ; dd. Direction de la schistosité dans le gneiss aux environs de New Bedford. Los hachures horizontales représentent l'extension du faciès métamorphique. — F. R. Fall River; N. Newport; Pr. Providence. — Échelle do l : 1 000 000.

1. W. M. Fontaine, Conlribulions to llic Knowledge of the Oldcr Mesozoic Flora of Virginia^

au voisinage de la frontière allemande \ Dans le Nord de la France et dans toute TAngleterre, les dépôts marins du Néocomien inférieur sont inconnus. Sur la Charente et dans le Portugal, le Wealdien

FiG. 127. — La bordure atlantique enlre Washington et Baltimore, d'après la Carte du Maryland Geological Survey, G. Gneiss et Micaschistes; Ph, Phi. Phy Hades et calcaires (Terrains paléozoïqnes modifiés) ; M. Marbre: G. Granite; Gb. Gabbro; P. Péridotito et serpentine; C. Crétacé inférieur (Potomac); Cm. SéDooien marin; E. Éoccne. — Échelle de 1 : 810 000.

arrive jusqu'à l'Océan. Les faits observés montrent qu'il faut tracer la limite entre le Jurassique et le Crétacé de manière à attribuer les

I.A. Michalski, Sur la présence du Wealdien et du Néocomien dans la partie nord-ouest de la Pologne, r. f. (Bull. Comité Géol. Sl.-Pélersbourg, XXII, i903, p. 339-384).

AUMOUIQIJE ET ALÏAÏDLS AMÉRIGAIXES. 645

couches saumàtres du Purbeckien au Jurassique, tandis que les sables de Hastings et le Wealdien appartiennent au Néocomien inférieur et peut-être même en partie au Néocomien moyen.

La formation de la zone du Potomac a commencé pendant celte phase négative. Dans le Maryland, on trouve à la base des arkoses, et au-dessus des argiles. Les couches inférieures contiennent une flore wealdienne et néocomienne. Au-dessus vient la formation du Raritan. Un examendes gisements portugais, dans lesquels CholTat et De Saporta ont reconnu Tassociation de flores terrestres avec des faunes marines à Tépoque crétacée, a permis à Ward de démontrer que la flore du Raritan correspond au Vraconnien, c'est-à-dire à la limite du Gault et du Cénomanien *.

La flore du Potomac est connue au Sud de Philadelphie, à travers le Maryland, jusqu'au Nord de la Virginie. Nous aurons encore à en signaler des affleurements beaucoup plus méridionaux. La flore du Raritan s'étend de Martha's Vineyard au Maryland. Ward a montré qu'elle est identique à la flore de la formation de Tuscaloosa, dans r Alabama, laquelle se présente dans des conditions analogues.

d. Au-dessus de cette bordure interne, non marine, vient la tramfjression marine du Sénonien supérieur. De Martha's Vineyard, elle se poursuit à travers les Carolines, la Géorgie et l'Alabama, puis, coupant perpendiculairement la direction des Appalaches, elle tourne à l'intérieur de la vallée du Mississipi (I, p. 367, fig. 62; II, p. 508).

La partie interne de la bordure tourne ensuite vers le Nord, jusqu'au delà du confluent de l'Ohio, et, au N. de 37°, s'infléchit vers le S. S.W., de manière à envelopper la dépression du Mississipi. Dans ces parages, c'est-à-dire dans le Sud-Est du Missouri et le Nord-Est de l'Arkansas, on ne voit qu'un escarpement continu des terrains anciens qui se poursuivent au S.W. jusqu'au delà de Little Rock (Arkansas); alors, un peu au N. de 34"*, se produit un changement. Tandis que la zone tertiaire se prolonge dans la direction du S.W. par delà le Rio Grande, jusqu'au Mexique, le bord interne de la formation crétacée tourne à l'Ouest, suivant un tracé sensiblement rectiligne*. Il passe

1. Lester F. Ward, The Potomac Formation (Ü. S. Geol. Survey, 15th Ann. Rept, 1893-94, p. 307-397, pi. IMV); le même, Some Analogies in the Lower Cretaceous of Europe and America {Id., 16th Ânn. Rept., 1894-95, part I, p. 463-540, pi. XCVlI-CXn), et Status of the Mesozoic Floras of the United States (Ü. S. Geol. Survey, Monograph XL VIII, 1905, en particulier p. 574 et suiv.); 0. G. Marsh, The Jurassic Formation on the Atlantic Coast {Xmer. Journ. of. Se. 4th ser., 11, 1896, p. 433-447; et VI, 1898, p. 105-115); W. B. Clark and A. Bibbins, The Slratigraphy ofthe Potomac Group in Maryland (Journal of Geol., Chicago, V, 1897, p. 479- 506), et Geology of the Potomac Group in the Middle Atlantic Slope (Ibid., XIII, 1902, p. 187- 214, pi. 22-28, dont 2 cartes géol.).

[2. A. C. Veatch, Geology and Underground Water Resources of Northern Louisiana and

au pied méridional des Monts Ouachita et, presque parallèlement à la Rivière Rouge, pénètre dans les rése^^'es des Indiens Chocta^' et Chickasaw et dans l'Oklahoma jusqu'au delà du 100« méridien. Dans cette vaste étendue, et jusqu'aux Cordillères du Nouveau-Mexique, s'élèvent les plates-formes crétacées du Texas.

Les recherches de R.T. Hill et de son collaborateur Vaughan nous ont donné une image expressive de cette vaste région*. Le Texas (688 340 kilom. carrés) est plus grand que T Autriche -Hongrie (625 557 kilom. carrés), que TEmpire Allemand (540 484 kilom. carrés) ou que la France (536408 kilom. carrés). La Craie horizontale, y compris une bande située au delà de la Rivière Rouge, occupe à elle seule 440 000 kilomètres carrés. A l'Est, elle plonge normalement sous la bordure tertiaire. A l'Ouest, elle est englobée dans les plissements des Cordillères et se poursuit au Mexique avec des caractères peu différents. Vers le Nord, elle s'étend en lambeaux discontinus dans le Kansas et l'Oklahoma. Or, la flore néocomienne du Potomac apparaît dans son terme le plus inférieur, les Trinity Sands *, et ses niveaux les plus élevés correspondent au Sénonien supérieur du Maryland; on voit donc que la puissante série sédimentaire de la Craie du Texas s'est formée tout entière dans le même espace de temps que la bordure atlantique du Maryland et du New Jersey, et qu'elle n'est autre chose qu'un élargissement et un épaississement de cette bordure. Il s'y est intercalé de l'Aptien, et surtout une épaisseur considérable de Céno-

Soulhern Arkansas. (Ü. S. Geol. Survey, Professional Paper n" 46). In-4% 422 p., 51 pi. dont 1 carie gcol. à 1 : 1 000 000, pi. 111, 1906.]

t. Rob. T. Hill, Geography and Geology of the Black and Grand Prairies^ Texas, with detailed descriptions of Ihe Cretaceous Formations and special référence toArtesian Waters (Ü. S- Geol. Survey, 21sl Ann. Rept.. 1899-1000, pt. 7, p. 1>666, pi. I-LXXl, cartes); le même, Topo^ graphie Atlas of the United States, folio 3, Physical Geography of the Texas Begion, in-folio, lOOiO; R. T. Hill and T. Wayland Vaughan, Geology of the Edwards Plateau and Rio Grande Plain adjacent to Auslin and San Antonio, Texas ([]. S. Geol. Survey, 181 h Ann. Rept., 1890-97, pt.2, p. 193-321, pi. XXI-LXIV, cartes). Yoiroussi R.T.Hill, 0/1 OM/{y%i4rea5o/f/ieCofiiaiurAe Séries in Kansas, Oklahoma and New Mexico {Amer, Journ. of Se, .3d ser., L, 1895, p. 205-234), et T. W. \ au^han, Additional Notes on the Oatlying Areas of IheComanche Senes (Ibid., 4th ser., IV, 1897, p. 43-50). [Voir aussi les folios 42 (Naeces), 04 (Uvalde) et 76 {Austin) du Geoloyie Allai ofthc United States, Washington, 1898-1002.]

2. Hill, U. S. Geol. Survey, 2l8t Ann. Rept., pi. 7, p. 165; W. M. Fontaine, Notée on Some Fossil Plants from the Trinity Division of the Comanche Séries, of Texas (Proc. Ü. S. National Mus., XVI, 189:J,p. 201-282, pI.XXXVI-XLlll);L.F.Ward,MonogrophXLVlIl,p. 320.

3. Les « Trinity Sands » sont, d'après Hill, dessables et argiles Iransgressifs. Ils renferment une flore néocomienne et aussi des fossiles marins aptiens (11. Douvillé. Bull. Soc. Géol. de Fr., 3' sér., XXVI, 1898, p. 387; W. Kilian, ibid., 4* sér.. Il, 1902, p. 358; Hoplites furcatus). Au-dessus viennent les sobles calcaires, et d'abord la « Fredericksburg Division •, que Hill signale comme le plus important des termes Iransgressifs ; sa puissance, vers le Rio Grande, est supérieure à 200 m., mois diminue du côté delalerre. Le terme supérieur, dit « Edwards Limestone » (Calcaire à Iludisles), est placé par Douvillé dans le Gaull supérieur, plutôt que dans le Cénomonien inférieur, tandis que G. Böhm a démontré sonéquiva-

Les calcaires crétacés du Texas ont été découpés par rérosion en plates-formes distinctes, savoir : a. le Llano Estacado, limité au Nord par la Rivière Canadienne, à TOuest par le Pecos; b. Y Edwards Plateau, qui le prolonge au S.E., limité au Sud par le Balcones Escarpment, lequel correspond à une zone de failles qui se suit vers le N.N.E. bien au delà du fleuve Colorado; c. à l'Ouest du Pecos, le petit Plateau de Siocklon, qui s'étend jusqu'aux Cordillères; et enfin, d. la masse continue de la Lampasas Cut Plain et de la Grand Prairie, dont fait partie la zone bordiere du Nord, sur la Rivière Rouge, et la Black Prairie. qui en est séparée par un long talus (fig. 128). Il faut ajouter à l'Ouest et au Nord-Ouest quelques lambeaux, restés accrochés aux Cordillères, dont certains sont redressés et portés à de grandes altitudes.

Les grands plateaux a, i et d enveloppent au centre du Texas un vaste espace, vers lequel ils tournent leurs falaises d'érosion et dans lequel affleure le substratum du terrain crétacé. Dans le Burnet County, en amont d'Austin, sur le Colorado, des roches anciennes se montrent au jour. D'après les indications de Comstock, on y rencontre du gneiss archéen et du granité gneissique, de direction N. 75*" \V. , puis des schistes précambriens fortement redressés, de direction dominante N. 36« \V.*. Des forages pratiqués au sommet

leiice avec les calcaires des Schiosi dans les Dinarides, et par conséquent avec le Cénomanien supérieur (Zeitschr. Deutsch. Geol. Gesellsch., L, 1808, p. 331). Hill cite Sphenodiscus pedernalis (d'après Douvillé in De Grossouvre, Les Ammonites de la Craie supérieure, p. 140; certainement cénomanien supérieur) et Ostrea Munsoni^ que je considère avec CholTat comme identique à Chondrodonta Joannœ ChofT. des calcaires à Rudistes du Portugal et des couches des Schiosi (R. Hoernes, Sitzungsber. k. Akad. Wiss. Wien, Mathem.-naturwiss. CL, CXI, 1902, Abth. I, p. 667). De même, l'étage qui surmonte l'horizon d'Edwards, Tétage de Washita, montre l'ascension d'un grand nombre d'espèces indigènes, et les rares formes européennes, comme Alectryonia carinata, indiquent encore le Cénomanien. Par-dessus vient le Grès du Dakota (étage de Woodbin's Hill), qui se coince vers le Sud sur le Brazus, par 31*^30' et qui, plus au Nord, marque le début de la série transgressive. Les rares coquilles marines qu'on y a signalées donnent toujours encore l'impression d'une faune cénomanienne (A. de Lapparent, Traité de Géologie, 3" éd., 1893, p. 1205). Ce grès renferme un flore de Dicotylédones bien connue. Au Sud du Brazos,. les dépôts continuent à être calcaires; bientôt se montrent dans le calcaire d'Austin des espèces appartenant au sommet du Sénonien inférieur (Mortoniceras Texanum^ accompagné comme en Burope pa.T Ptacenticeras Syrtale); puis viennent les • Navarre beds « (Sénonien supérieur), avec Oryphea vesicularis et Ostrea larva\ enfin, comme dernier niveau, les « Arkadelphia beds •, mis à nu par l'érosion au-dessous du Tertiaire. Dans le Colorado et plus au Nord, on trouve, au lieu des calcaires supérieurs du Texas, des couches argilo-sableuses, qui surmontent directement l'étage du Dakota; ce faciès commence avec l'étage de Benton. Des nombreuses publications américaines nous nous bornerons à citer : C. A. White, The Lower Cretaceous of Ihe Southwest and ils relation to ihe underlying and ovcrlying formations (Amer. Journ. of Se, 3d ser,, XXXVIII, 1889, p. 440- 445); R. T. UiW, Paleontology of the Cretaceous Formation of Texas {Proc. Biol. Soc. Washington, Vill, 1893, p. 9-40 et 97-108, pi. I-VIII et XH-XIII); R. T. Hill and T. W. Vaughan, The Lower Cretaceous Grypheas of the Texas Region (Ü. S. Geol. Survey, Bull, n" 151, 1898, 139 p., 35 pi.). Voir en outre A. Heilprin, The Geology and Paleontology of the Cretaceous Deposits of Mexico (Proc. Acad. Nat. Se. Philadelphia, 1890, p. 445-469, pi. 12, 14).

1. T. B. Comstock, Report on the Geology and Minerai Resources of Ihe Central Minerai

de l'Edwards Plateau, au S.W. de Fredericksburjr, ont atteint le granité sous la Craie à la profondeur de 55 mètres seulement (457 m. au-dessus de la mer) et, près de Kerrville, à 85 kilomètres au S.W. du Colorado, à la profondeur de 381 mètres (environ 152 m. au-dessus de la mer) *.

Sur ce massif ancien, le Grès cambrien de Potsdam repose à plat et en discordance, dans la vallée du Colorado*. Le Massif de Burnet n'est pas la continuation des Appalaches, mais un « Monadnock i».

100» weatlX.v. Gréent.

Fin. 128. — Les plateaux crétacés du Texas, d'après R. T. Hill.

Si. Silurien; Cb. Carbonifère; P. Permien (« Red Beds •); Cr. Crétacé; Te. Tertiaire. — Échelle do 1 : 12 500 000 environ.

c'est-à-dire une partie saillante du soubassement, due dans ce cas ua nivellement imparfait d'un antique système de montagnes, arasé, comme le bouclier canadien, avant l'époque du Grès de Potsdam.

A ce grès succède le Silurien, puis le Carbonifère inférieur. Du Carbonifère supérieur entoure une partie du massif ancien et s'étend dans- la direction du Nord'. Il apparaît dans une attitude horizontale

Region of Texas (2d Ann. Rept. Geol. Survey of Texas, 1890, p. 553-664. pi. XXI, XXII : cartes). La partie occidentale de celte région apparaît sur la belle carte géologique de Hill (U. S. Geol. Survey, 21st Ann. Rept., pt. 7, pi. LXVl).

1. Hill and Vaughan, Geology ofthe Edwards Plateau, p. 217, 271, 273.

2. C. D. Walcott, Note on Paleozoic Rocks of Central Texas (Amer. Journ. of Se., 3d ser., XXVIIl, 188i, p. 431-433).

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