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4«! dowlwHU» mU'ru'MT, de même que dan^ la flore de Bajo de Velis A^ft% la K^puMique Argentine. Nous ratiribuerons provisoirement, cjpttUffmément aux conclaf»ions de Zeiller, à l'époqae permienne V
lïaprhH ejtlüf il e»t probable que les couches à empreintes végétale» d'Ou^t-Baléi et de toute la lisière de lamphithéâtre aux environn d'Irkoutnk appartiennent à des divisions plus récentes de cette tU'Yutf de même que celles qui bordent Tare de Verkhoîansk, sur le cjmrn inUtrutur de la Lena.
En t^;nant c^>mpte des plantes et des reptiles permiens récemment d^tœuverts dans le Nord de la Russie par Amalitzky, il est d^fHormaÎH fK^rmin de supposer que, malgré la présence de la Téthys dan» Tintervalle^ l'évolution de la vie organique sur le continent de (îondwana au Sud et sur le continent de FAngara au Nord a suivi une marche tout à fait parallèle.
Il résulte en même temps de tout ce qu'on vient de lire que la Kibérie Orientale diiïère à beaucoup d'égards de la Sibérie Occidentale. Ce contraste réside surtout dans l'absence, à l'Ouest, des roches énjptîves basiques et dans la généralité du recouvrement \mr les dépAts récents.
Les transgressions marines, qui pénètrent par le détroit de Tourf^aï, sont étrangères & l'Est. D'abord apparaît dans ce détroit la Oaie supérieure d'Europe, mais elle semble n avoir recouvert qu'une faible partie du Sud-Ouest. Puis viennent, par la même voie, les IraiisgressiouH marines de l'Eocène supérieur et de l'Oligocène, et un bras clo mer, en suivant le bord oriental de TOural, atteint Temphuumienl actuel de l'Océan Arctique. A l'époque des forêts de I uinbro, le détroit do Tourgaï se ferme, et k partir de ce moment aucune mor no pénMro eu Sibérie par cette « porte ».
Los transgressions de la zone arctique correspondent à d'autres divisions do ^^ro mésozoïquc; on ne constate de transgression terliairo qu'il l'époque oligocène, et ce n'est alors qu'un prolongement ilo coUo do Tourgaï; par contre, un terme nouveau vient s'y ajouter, tu transgression toute réconto de la Mer Glaciale.
Au point do vm^ dos transgressions, le contraste n'est pas tant ontro la Sibérie Occidentale et la Sibérie Orientale qu'entre Tourgaï ol lo Nord.
^^ \i^ /«iU»r. Jt#»M(ii*yN(*t sur la ftort fossiU de C Allai ;BuU Soc. Géol. de Fr., a* itM\, XXIV» UiW. p. 4(U'»-487U en parliculier p. 471-482^: Examende la flore de tAllitk #1 dt h Ti^HifOHska »n/W*i>iirf [et SoHvelles observations sur la flore fossile du ^ijtxiH dt Ki^mii0tU vl\ H. AcAd. Se,, CXXXIV, 1962. p. 881<89r]. U est asseï singulier ^Uo )\^Uuov» eu »'«ppii>'«nt uniquement sur h nature des roches basiques, les ait attribuées ^ )>p\H|Uo pensionne ou au Trias v^^ip« Maak, Le crrde de Viliouisky Appendice au t. Il .
Ces diverses circonstances donnent à Thydrographie du Nord de la Sibérie certains caractères spéciaux. Toutes les eaux s'écoulent vers le Nord; d'ailleurs, le plateau de TEst et la plaine de TOuest ne sont pas seuls à contribuer à Ténorme apport d'eau douce que reçoit la Mer Glaciale, car une notable partie des précipitations tombées sur les hautes montagnes du Sud gagne, par le lénisséi, les embouchures arctiques.
En ce qui concerne les trois artères principales, TOb, le lénisséi et la Lena, on constate les différences suivantes :
La plaine occidentale, recouverte de dépôts récents, forme, si Ton fait abstraction des rivières sans impoi'tance du Nord-Est des toundras arctiques, un seul grand domaine fluvial, dont les eaux réunies s'écoulent à la mer par l'Ob. A l'Est, le centre du plateau joue au contraire le rôle d'une ligne de partage, et sa surface est drainée soit directement à la mer, soit par l'Est et par l'Ouest, ce qui donne au lénisséi et à la Lena, par rapport au plateau, le caractère de fleuves de bordure.
Les grandes plaines de l'Amérique du Nord sont remplies par des dépôts crétacés, qui se sont étendus sur la dépression en venant du Sud. Plus tard, l'aire d'extension des sédiments tertiaires au Nord du Golfe du Mexique s'est réduite régulièrement autour du même point du Sud, et en ce même point du Sud d'où étaient parties les transgressions se trouvent aujourd'hui les bouches du Mississipi (I, p. 367, fig. 62). Une certaine continuité des phénomènes est donc manifeste, et le delta nous apparaît comme un prolongement des formations antérieures.
Le Sahara présente une disposition semblable. Quoique les bouches du Nil occupent un emplacement tout à fait excentrique, on constate néanmoins que leur site est déterminé d'avance par le rétrécissement progressif des courbes qui limitent l'extension des terrains crétacés et tertiaires (I, p. 459, fig. 68).
Aucun des grands fleuves sibériens n'affecte une allure analogue. Les transgressions arctiques s'étalent sur toute la largeur des côtes du Nord de l'Asie,
L'Ob, qui ressemble le plus au Mississipi ou au Nil, présente par un contraste marqué vis-à-vis de ces cours d'eau des transgressions non seulement vers son embouchure, mais aussi vers la tête de son système hydrographique. Au Sud, ces transgressions ont uti* lise le détroit de Tourgaï en suivant la pente que draine actuellement le Tobol.
Le lénisséi est un fleuve de montagnes, constitué par des tron-»
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çons dont Torigine est différente. Sous les noms de Khoua-Khem et d'Oulou-Khem, il suit d*abord la vallée longitudinale qui borde au Nord le Tannou-Ola ; puis il coupe le Sa ïan Occidental et atteint par une suite de tronçons transversaux Krasnoïarsk et le confluent de l'Angara^ qui lui apporte les eaux du Khangaï; après avoir longé le pied occidental de la bande archéenne, il pénètre enfin dans la partie nord-ouest du plateau paléozoïque, dont il reçoit les artères occidentales jusqu'à Touroukhansk.
Les artères orientales vont à la Lena. Ce fleuve coule dans une simple vallée d'érosion, dont l'origine remonte probablement à une époque très reculée. C'est seulement dans sa partie inférieure qu'elle est maintenue par les plissements du Khara-Oulakh, et qu'elle est déviée en même temps que TOlenek. Elle possède à un degré très marqué les caractères d'un fleuve de bordure ; mais nous verrons plus loin que le bassin de TAldan semble représenter, au delà de la Lena, un prolongement du plateau.