III
garie conduit au Gobi Oriental (713 m.), et dans lequel parait être justement situé Nursou. Au delà du kholaï s'élève un horst ou un gradin allongé, où se trouve le passage de Char-Nourou. Ce relief et ses prolongements occidentaux forment au Nord du kholaï une haute muraille continue, qui se poursuit aussi à TEst du Char-Nourou. Le col est absolument nu, et formé de porphyre pétrosiliceux ; du côté du Nord, il y a des schistes, dirigés E.-W. à peu près comme la muraille elle-môme. Des blocs d'un calcaire blanc, cristallin, proviennent sans doute de sommets plus élevés. La descente vers le Nord est en pente douce. Puis vient un escarpement calcaire où les joints de stratification sont horizontaux .
Là, on a trouvé des traces de fossiles probablement dévonicns. Après avoir traversé une steppe, on arrive aux premières collines d'Ebchtché, où se montrent des spilites et des diabases se décomposant en boules concentriques. Enfin, Ton atteint le bord de la chaîne principale de F Altaï Mongol.
A son pied, de nouveaux affleurements de gneiss reparaissent aussitôt. En remontant le Barlyk, on constate qu'au gneiss succèdent des micaschistes violemment plissés, puis, avant d'atteindre le col et à TOulen-Daban même (2819 m.), des schisles argileux et chloriteux, tout imprégnés de filons de quartz et d'autres sécrétions siliceuses, comme nous en avons trouvé déjà au sommet de TOurmougaïtou. Ici encore, sur le versant nord du col, on voit du granité percer les schistes. Le lac Khoulmou-Nor est encaissé dans le granité. Kozlov Ta atteint en venant de l'Ouest et en évalue l'altitude à 6800 pieds (2 072 m. ), tandis que plus à l'Est le lac Ghargin- Tsagan-Nor, situé également sur le versant nord de la même arête montagneuse, n'est qu'à 2500 pieds (761 m.).
La crête du Nam-Kotel, qu'on trouve ensuite en allant vers le Nord, montre des rochers de granité affectant des formes bizarres. Plus loin reparaissent les schistes chloriteux, cette fois avec des intercalations calcaires, puis, au delà de la croupe du Detkhen- Daban, on atteint le bord de la Vallée des Lacs*.
Cette coupe indique que les horsts et les gradins, du côté de la « porte » de Dzoungarie, sont probablement formés de terrains paléozoïques plus récents, tandis que la chaîne principale de l'Altaï
1. Potanin, Esquisses du Nord-Ouest de la Mongolie^ I| p. H4-119. Lo Toyagcar marchait, cotte fois, du Nord au Sud ; par raison de symétrie, nous continuerons à faire connaître la succession des terrains on commençant par le Sud; KozIof, Lettre citée, p. 2Ö.
Mongol montre, là encore, sur le versant de l'Ouest, des gneiss, puis des schistes chloriteux et du granité.
A environ 220 verstes plus à TEst-Sud-Est, la chaîne principale de TAltaïn-Nourou est franchie par le col de Nour-Kéré (vers 96® 20' de long E.), qui traverse le Bourkhan-Ola , sur la route de Khami à Ouliassoutaï. On ne connaît pas son altitude, qui en tout cas est supérieure à celle de TOurmogaïtou (2961 m.) et de rOulen-Daban. C'est par ce col que passe la troisième coupe de Potanin. L'escarpement faisant face au Sud qui limite le premier gradin, le plus méridional, porte le nom d'Eren-Nourou. Une roche dure, de couleur verte, y parait au jour. Au Nord de FEren-Nourou vient une bande désertique, qui règne jusqu'à la longue croupe de granité dénudée de l'Adji-Bogdo. A son pied, du côté sud, il y a du mélaphyre. Cette pente est brusque; vers le Nord, l'Adji-Bogdo possède plusieurs contreforts. A la descente, on arrive à de puissants conglomérats rouges, au milieu desquels on remarque une discordance. Puis se présente, après quelques arêtes secondaires, une nouvelle dépression profonde, celle de Bourou, et alors seulement vient le pied du Bourkhan-Ola , qui fait partie de la chaîne principale de l'Altaïn-Nourou. Une roche noire forme la première crête, appelée Bouren-Khara. Puis l'on arrive à des schistes argileux et chloriteux avec filons de quartz. De la diorite affleure, mais les schistes se prolongent et forment des rochers abrupts et isolés, au sommet du Nour-Kéré. Là se montre également du granité. Les schistes et le granité forment le versant septentrional jusqu'au Tsitsirin-Gol. A ces roches succède une traînée de serpentine, et avec elle on atteint la fosse du lac Chargin-Tsagan-Nor.
Ici, nous devons interrompre la description de la coupe, pour jeter un coup d'œil sur l'extension de la chaîne en longueur.
De Kobdo, Kozlov s'était engagé, au Sud du Kara-Oussou, dans une dépression qui s'allonge au S. E. et porte le nom de Dserga; c est précisément celle où Potanin a recueilli, près d'Oeschi, des empreintes végétales de la série de l'Angara. L'itinéraire de Kozlov le conduisit, en suivant le bord septentrional de l'Altaïn-Nourou, au col de Khongour-Obonyn-Daban (8300 pieds, 2529 m.), non loin du second passage de Potanin par l'Oulen-Daban ; la descente eut lieu ensuite vers le lac Khoulmou-Nor (6800 pieds, 2072 m.), à travers des rochers de granité ayant l'aspect de matelas. Un second col atteint 7400 pieds (2253 m.), puis l'on arrive au lac Toun-Koul (6200 pieds, 1 889 m.) ; au delà d'un nouveau col, la vallée s'abaisse alors vers le Chargin -Tsagan- Nor jusqu'à une profondeur inai-
tendue, à 2500 pieds seulement (761 m.). Plus à TEst encore, la ligne de partage entre le bassin de ce lac et celui du Bagan-Nor, à 3700 pieds (1127 m.), est formée d'argile rouge et de conglomérat.
Le Chargin-Tsagan-Nor (761 m.), situé sur la bordure nord de la chaîne principale, r Altaln-Nourou, mais séparé de la fosse du Dsapkhyn par la chaîne du Taïchir, est donc à peu près aussi profondément déprimé que la surface de rOubsa-Nor, au point le plus bas de la Vallée des Lacs. Ces deux lacs sont, Tun et l'autre, complètement isolés et sans écoulement.
Revenons à notre coupe.
La bordure septentrionale de la dépression correspond au versant méridional, qui est très escarpé, du Taïchir, le chaînon dont nous venons de parler. Elle est formée de serpentine, comme la bordure opposée, et sa hauteur est considérable. Vers le Nord, le Taïchir est constitué par un calcaire, mais au-dessous, de la serpentine est également visible. L'on atteint ainsi, à la résidence de Djasagtou-Khan, la fosse du Dzapkhyn. Au Nord de cette fosse se trouve la traînée basaltique observée par Klémentz, et qui, de ce côté, entoure le Khangaï*.
Dans l'intervalle compris entre la troisième et la quatrième coupe de Potanin, Ladygin, de l'Altaïn-Nourou, s'est avancé vers le Sud jusqu'à Sou-tchéou. Son voyage nous a appris, comme résultat principal, que sur tout cet espace, de nombreuses chaînes ou arêtes se succèdent avec la direction E.S.E., — à tel point qu'il n'est guère facile d'indiquer une limite orographique bien nette entre les premiers contreforts de l'Altaï Mongol et les chaînes d'orientation identique qu'on doit regarder comme le prolongement du Beï-Chan. // se produit évidemment là une déviation générale de S.E. à E.S.E. et E. ou E.N.E., déviation qui affecte non seulement l'allure de l'Altaï Mongol, mais toute la région du Gobi, et même, comme nous le verrons bientôt, jusqu'à certaines parties du Nan-Chan^
L'extrémité de l'Altaïn-Nourou porte le nom de Gytchigin-Oula, et Ladygin l'a franchie à l'altitude de 7000 pieds [2130 m.]. On y trouve des schistes et du granité. Au Sud viennent ensuite deux chaînons orientés E.S.E., le Bourgoustin-Nourou et l'Ederingin-
1. Kozlov, Izviestiia Soc. Imp. Russe de Géogr., XXXVI, 1900, p. 30; Potanin, Esquisses du Nord-Ouest de la Mongolie^ I,p. 183-216; pour les plantes fossiles d'Oeschi, Toir même ouvr., I, p. 102, et HI, p. 87.
2. Ladygin, Izviestiia Soc. Imp. Russe de Géogr., XXXVÎ, 1900, p. 174 et suiv.
Nourou (4500 pieds [1300 à 1400 m.] : schistes verts, aurifères), puis une longue dépression, \q. Naren-Khoukhou-Gobi (1100 pieds, 335 m.). C'est là, de beaucoup, la cote la plus basse. Cette dépression est limitée au Sud par la longue chaîne du Koko-Tyrriyrty (col à 5000 pieds [1500 m.]; sommets à environ 6000 pieds [1800 m.]), qui, en s'infléchissant du S.E. à TE.S.E., établit une jonction curviligne, à travers toute cette partie du Gobi, entre l'Adji-Bogdo, au Nord-Ouest, dans l'Altaï Mongol, et la chaîne de Tostou, le Douché et le haut Noïn-bogdo, à l'Est, en passant par le Kökö-Tymyrty et la longue série d'arêtes qui s'y rattachent; nous retrouverons le Noïn-Bogdo en décrivant la quatrième coupe de Potanin.
Quant aux arêtes qui viennent au Sud du Kökö-Tymyrty, il est impossible de les séparer du Beï-Chan.
La quatnème coupe de Potanin passe à l'Ouest du 101® de long. E. et est distante de 330 verstes environ de la troisième, à l'E.S.E. Sur son parcours, l'Altaïn-Nourou a disparu, et la chaîne n'a plus aucune unité.
Le point le plus bas sur ce méridien, le Gachioun-Nor, à l'extrémité de l'Edzin-Gol, n'est probablement pas à plus de 830 ou 840 mètres d'altitude. Au Nord de ce lac, on trouve une série de chaînons allongés, souvent discontinus. Nous suivrons, pour les chaînons méridionaux, les récentes observations d'Obroutchev, et pour les chaînons septentrionaux, que ce voyageur n'a pas visités, la relation de Potanin*.
En partant du lac, après avoir traversé un désert, sur une soixantaine de verstes, on atteint la première arête, le Soukhomton: elle est constituée par du grès supra-houiller très épais, dirigé E.N.E. (80®); puis, au delà d'une dépression de peu de largeur, vient une chaîne beaucoup plus importante, formée de plusieurs crêtes parallèles et portant dans sa partie la plus élevée, au midi, les noms de Tostou, Douché et Noïn-Bogdo, Ces reliefs, nous venons de le dire, appartiennent à l'arc qui vient du Kökö-Tymyrty. Au pied sud de la chaîne on voit du grès, mais les cimes noires qui la dominent sont en mélaphyre. Des blocs de basalte et de limburgite, qui parsèment les pontes d'un des sommets à Textré-
1. Potanin, La frontière tangoute-tihétaine et la Mongolie centrale ^ r., in-4'», S*-Pétersbourg, I, 1893, p. 503 et suiv. ; V. Obroutchev, Esquisse orographique et géologique de la Mongolie centrale, de VOrdos, du K an-sou oriental et du Shen-si septentrional, r. (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Géogr., XXX, 1894, p. 239 et suiv.); du même, LAsie Centrale, le Noi^ de fa Chine et In Nan-Chan, r., in-4% IT, p. 408-433.
iU LA FACE DE LA TERRE.
mité orientale du Noïn-Bogdo, font supposer qu'il existe en cet endroit un centre d'éruption récent. Plus à TE.N.E. encore sont situées Tarête de Deng et la montagne de Khongor-Oba, toutes deux ayant une direction différente. Elles sont formées de porphyre, de tuf et, à TEst, de granité.
Passons maintenant à la coupe menée par Potanin à travers le Douché. Le versant nord de ce chaînon est en grès supra-houiller. Une large dépression le sépare de la croupe du Némegétou. Celleci est moins élevée (1836 m.) et présente une silhouette moins découpée. Au col se montrent de la porphyrite et par endroits du granité. Dans la partie orientale de cette chaîne, dans le massif du Dsolin, la direction tourne à 290**; Ton y voit du porphyre et du grès avec des filons porphyriques.
La dépression, large à peine de 20 à 30 verstes, qui s'étend au Nord du Némégétou, contient le point le plus déprimé qu'on rencontre sur ce méridien après le Gachioun-Nor (H35 m., Potanin). En se retournant, on constate que le Némégétou, de même que le Tostou, qui est plus éloigné mais plus élevé, présente de grands escarpements faisant face au Nord.
La chaîne suivante du côté du Nord, le Baïn-Tsagan{\ 670 m.), est formée de gneiss ; elle ne se dégage que progressivement du kholaï, qu'elle rétrécit par ses premiers contreforts. Étant donné sa faible hauteur, elle est singulièrement large ; vers le Nord, elle s'abaisse sur la vallée d'un petit cours d'eau, le Leg (1 440 m.), où du basalte affleure de nouveau*.
Déjà, avant de traverser le Baïn-Tsagan, un spectacle saisissant par le contraste s'offre au voyageur venant du Gobi : c'est la vue du puissant massif de Vlkhé-Bogdo, avec la couronne de taches de neige qui entoure sa cime arrondie et son cortège de montagnes neigeuses. Aucune végétation forestière n'en garnit les pentes ; seuls quelques buissons se montrent dans les ravins ; la nudité du Gobi remonte jusqu'à la limite des névés. Les avantmonts étendent leurs escarpements jusqu'au Leg. La largeur do l'Ikhé-Bogdo est de 22 verstes. Le versant nord est également très raide et la descente est difficile. L'Ikhé-Bogdo se compose de granité ; sur un point Ton signale des schistes avec intrusion de syénite. Au-dessus de ces terrains anciens, des nappes de basalte s'étalent en gradins successifs et même, au point culminant de son itinéraire (2 534 m.), Potanin s'est trouvé sur du basalte. L'Ikhé-
1. M. Klémcntz me dit que plus à l'Est, près de Khatoun-Sountoul, une butte isolée de basalte en coloones se dresse au milieu du désert.
Bogdo reproduit donc, loin au Sud, ce type des « goltzi » couronnés d'épanchements basaltiques dont le Mounkou-Tsagan-Khardyk nous a déjà fourni un exemple*.
Au Nord, les montagnes s'abaissent sur le lac Orok-Nor(l 240m.), qu'un contrefort de l'Ikhé-Bogdo, le Khodzou, entoure vers le Nord. Puis Ton arrive à la fosse du Dzapkhyn, qui, là, n'a guère qu'une vingtaine de verstes de largeur.
A TEst de cette coupe, les chaînons étages du Gourban-Saïkhan (« Les trois Seigneurs ») peuvent encore atteindre, dans l'Altaï Mongol, 2500 mètres d'altitude.
C est ainsi que se modifie l'aspect du faîte primitif vers le Sud- Ouest et le Sud, en dehors du Khangaï. Dans cette zone externe, au Sud du Tannou-Ola, se creuse la Vallée des Lacs, avec laquelle commence le morcellement de la bordure en horsts, fosses et gradins. Fragment par fragment, le faîte s'abaisse par tranches successives vers la « Porte » de Dzoungarie. L'Altaïn-Nourou, la chaîne majeure de l'Altaï Mongol, est lui-môme un horst de ce genre. Bien que les cassures et les effondrements donnent lieu parfois à un véritable labyrinthe d 'arêtes entre-croisées ou bifurquées, de cuvettes sans écoulement et de longues fosses s'ouvrant vers l'extérieur, ces accidents présentent néanmoins, dans l'ensemble, une disposition commune qui permet d'y voir autant de lignes disjonctives périphériques du faîte ; la Vallée des Lacs et la fosse du Dzapkhyn, ainsi que la fosse du Zaïssan, rentrent dans la môme ordonnance.
On doit d'ailleurs attendre beaucoup des découvertes futures. Klémentz croit reconnaître dans la partie méridionale de l'Altaï Russe les indices d'un renversement vers le Sud*.
15. Gobi Oriental. — Pour apprécier la manière dont le faîte se comporte par rapport au Gobi Oriental, nous ne pouvons nous appuyer que sur un seul document : la description de l'itinéraire Kiakhta-Ourga-Kalgan par Obroutchev^.
1. Les basaltes de la rivière Leg et du campement de Kiakhtou près de l'Ikhé- Bogdo ont été décrits par P. Venukov {Vorhandl. Russisch- k.Mineralog. Ges., 2. Ser., XXV, 1889, p. 245). Sur le prolongement oriental de Tlkhé-Bogdo, voir le rapport de KlémenU, Izviestiia Section Sibérie Orientale Soc. Imp. Russe de Géogr., XXV, n- 2-3, 1894, p. 127, 128. — La continuité des chaînons situés à TEst (Arzi-Bogdo, Gourban- Saïkhan) a été établie par Pievtsov. Plus au Sud-Est encore s'y rattache lo Khourkhou, découvert par Prjévalsky.
2. D. Klémentz, Voyages -jn Mongolie Ocridentate (Bull. Soc. Géogr. Paris, 7- sér., XX, 1899, p. 325).
3. Obroutchev, Esquisse géologique de la roule des caravanes de Kiakhta à 'Kalgan,
Au Sud d'Ourga, où la rc^gion privée d'écoulement débute par un grand nombre de dépressions fermées et de cuvettes plus ou moins étendues, la hauteur des montagnes est de 1 400 à 1 500 mètres. La contrée qui vient ensuite na pas Taspect d'un désert plat, mais de montagnes alternant avec des collines. L'altitude moyenne décroît en même temps peu à peu ; on arrive à la plaine de Daïtkhin-Tala, dont la largeur est de 33 verstes et où, circonstance tout à fait exceptionnelle, l'horizon s'ouvre librement à l'Est et à rOuest. On pourrait presque supposer qu'elle représente une fosse. Le sol s'y abaisse vers le centre de 950 mètres à 850, au puits de Saïn-Oussoti, et cette cote est la plus basse de tout ritinéraire. Tout le pays, d'ailleurs, est relativement peu élevé et Obroutchev qualifie la région qui s'étend à partir de ce point, sur 340 verstes, de « dépression centrale du Gobi Oriental ». Vers le Sud, les altitudes ne dépassent pas 900 à 1 100 mètres jusqu'aux Monts Taboun- Tokhoun (1 300 à i 400 m.), et le point culminant est atteint en arrivant à la Grande Muraille (1625 m.). Vers Kalgan se produit une descente rapide.
Sur les débris nivelés des anciennes montagnes reposent en discordance les sédiments du Gobi, consistant en conglomérats à grains fins, grès tendres, marnes rouges et verdàtres et calcaires marneux blancs. A quelques verstes au Sud de la plaine de Daïtkhin-Tala, on peut constater à la butte basaltique appelée Tchernaïa Gora ou « Montagne Noire » qu'une partie de ces dépôts est antérieure aux basaltes, et qu'une autre partie leur est postérieure'. Là, les sédiments en question sont disloqués et s'orientent E.N.E., comme les terrains sous-jacents. Plus au Sud, une très grande partie delà dépression médiane est occupée par des assises horizontales de même nature, découpées en lambeaux tabulaires. La découverte déjà signalée d'une mâchoire de Rhinocéros ou A' Aceratherium dans les marnes blanches du Khouldyin-Gobi a montré que ce sont des dépôts d'eau douce, d'âge tertiaire moyen ou supérieur.
Suivons maintenant Obroutchev, en partant d'Ourga, et jetons avec lui un coup d'œil rapide sur les terrains anciens qui s'étendent à une certaine distance.
La zone paléozoïque qui vient des bords de l'Onon avec ladirec-
r. (Izvicstiia Soc. Imp. Russo de Géojïr., XXIX, 1893, p. 347-390, 1 pi. de coupes) ; du même : LAsie Centrale, le Nord de la Chine et le Nari-Chan, I, p. 25 et suiv., carte. Quelques indications se trouvent aussi dans G. Potanin, Im rouie postale de Saln-Oi/.vsou en Mongolie, r. (Izviestiia Section Sibérie Orientale Soc. Imp. Russe de Géoan\, XXIV, n» 2, 1893, p. 56-63).