Le P. Gerbillon, Second voyage, etc., p
2. A. Th. V. Middendorff, Reise in den aussersten Norden und Osten Sibiîiens während der Jahre 18A3 und iSU. In-4», S»- Petersburg, IV, Thcil 1, 1867, cartes; p. 114, 140, et surtout 211 et suiv.
de rOlekma jusqu'au versant du Baïkal (vers 113**) ; d) le lablonovii, de là jusqu'au Gobi.
Middendorff était arrivé à se représenter ainsi les choses, en étudiant les relations de ses prédécesseurs et à la suite d'un long et pénible voyage sur le versant sud du tronçon médian. Il n'eut pas à franchir la prétendue chaîne de partage; mais il rapporta la nouvelle inattendue que, par suite des termes vagues du traité de Nertchinsk, la plus complète incertitude régnait sur le tracé de la frontière avec la Chine, et même que les Chinois avaient placé leurs bornes de démarcation beaucoup plus au Sud qu'on ne le supposait en Russie.
Ces découvertes eurent pour effet de provoquer l'envoi de plusieurs expéditions en vue d'étudier la ligne de partage des eaux. Maydell les a toutes énumérées; et Ton remarquera que Schwarz, l'astronome de la grande expédition qui parcourut la Sibérie de 185S à 1858, exprimait déjà des doutes sur l'existence d'une pareille chaîne, longue et continue*.
Quelques années plus tard, on conçut le projet de mettre les laveries d'or de l'Olekma en communication avec Tchita. Au nombre des personnes envoyées à la recherche d'une route nouvelle se trouvait le prince Kropotkin. Après de nombreux voyages dans ces régions, Kropotkin déclarait, en 1875, que la longue muraille qui était censée s'étendre d'Ourga au Kamtchatka n'était qu'un pur « produit de l'imagination » : la prétendue chaîne continue du Khrébet Stanovoï, servant de ligne de partage des eaux entre la Mer Glaciale et l'Océan Pacifique, n'existerait pas du tout, qu'on la conçoive haute ou basse, escarpée ou aplatie ^
Kropotkin nous a donné un tableau très net du massif montagneux du Vitim. A partir de la Tsipa, sur trois degrés de latitude et sur une grande distance vers l'Est, règne la plus complète unifor-
i . Baron Gerhard Maydell, Reisen und Forschungen im Jakutskischen Gebiet Ostsibiriens, II (Schrenck und Schmidt, Beiträge zur Kenntniss des Russischen Reiches, 4. Folge, II, 1896, p. 164, 206, 274, 32Û, etc.). On trouve en outre d'importantes indications sur l'orographie de cette région dans l'ouvrage de Fr. Schmidt, P. v. Glehn et A. D. Brylkin, Reiseri im Gebiete des Amurstromes und auf der Insel Sachalin (Baer und Helmersen, Beiträge zur Kenntniss des Russischen Reiches, XXV, 1868, 304 p., 3 cartes).
2. P. Kropotkin, Esquisse de ^orographie de la Sibérie Orientale, r. (Zapiski Soc. Imp. Russe de Géogr., V, 1875, p. 1-91, 1 carte, 4 pi. de profils; voir p. 56, etc.). L'existence du Stanovoï oriental est contestée de la façon la plus formelle dans les Memoiren eines Revolutionärs du même auteur, in-8'*, Stuttgart, 1900, p. 10-14. [Ëd. française, publiée sous le titre de : P. Kropotkine, Autour d'une vie. Mémoires, 1 vol. in-18, Paris, 3- éd., 1902, p. 229-233.]