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III

i«4 LA FACE DE LA TERRE.

calcaire carbonifère, auquel succèdent les étages inférieurs du grand bassin houiller de Kouznetsk. Toute cette série de terrains passe peu à peu de la direction N.N.W. à la direction N.W. et W.N.W. et entoure le bord septentrional du Salaïr. Comme Texistence du Carbonifère a été également reconnue au-dessous de la plaine au Nord du Salaïr, à Novo-Isylinskaïa, il est évident que le Salaïr est limité du côté du Nord par une diramation du bassin de Kouznetsk se dirigeant vers Textrémilé septentrionale du bassin de TElbach, et que les deux bassins houillers se rejoignent au Nord du Salaïr *.

Il résulte de cette disposition qu'au Nord, la chaîne de Kolyvan arrive au voisinage immédiat de TAlataou de Kouznetsk.

Autrefois, on admettait que le grand bassin houiller de Kouznetsk, dont il vient d'être question, bassin compris entre le Salaïr et TAlataou de Kouznetsk, se terminait du côté du Nord à Balakhonka, «ur le Tom (53® 32' de lat. N.). Mais, de même qu'il possède un prolongement au Nord-Ouest à l'extrémité septentrionale du Salaïr, les recherches de houille pratiquées dans le bassin du Masatovskii Kitat ont montré qu'une bande longue et étroite le prolonge dans la direction du Nord entre le Tom et l'Inya, jusqu'au delà du chemin de fer. Cet étroit synclinal, accompagné sur sa bordure sud-est par du calcaire carbonifère, indique sous la plaine la véritable limite entre la chaîne de Kolyvan et l'Alataou de Kouznetsk*.

La partie tout à fait septentrionale de \Alataou de Kouznetsk n'est visible, au Nord de la voie ferrée, qu'à l'état de faibles vestiges. Cette chaîne disparait presque complètement avant d'atteindre la ligne, et l'on n'en voit le long du Transsibérien que la moitié occidentale, correspondant à la série des couches qui, à partir du Dévonien inférieur, s'inclinent vers l'Ouest dans la direction des assises houillères de Kouznetsk. De cette façon, le Dévonien encore visible à l'Est de Tomsk appartient à peu près exclusivement à la chaîne de Kolyvan.

Nous sommes arrivés au 86® de long. E., au delà de 56« 30' de lat. N. Plus au Nord, on ne connaît jusqu'à présent que plaines,

1 . Cette iaflexioD autour de TextFemite du Salaïr et l'avancée des dépôts carbonifères de Kouznetsk sont décrites en détail par B. Polenow, Description géologique de la partie nord-est,,, de la feuille KoUchougina, r. f. (Travaux Section géol. Cabinet de S, M., II, livr. 2, 1897, p. 98-130).

2. A. Krasnopolsky, Recherches géologiques dans la Sibérie Occidentale en 4896 y r. f. (Explor. géol. Ch. de fer de Sibérie, IX, 1898, p. 58-73), et Yaworovsky, Explorations dex gisements de houille près de Soudjenka en 4 896 y r. f. (Ibid., p. 85-108, carte); A» Krasnopolsky, Explorations géologiques et rechetvhes de houille dans les arrondissements de Mariinsk et de Tomsky r. f. (Ibid., XIV, 1898, p. 1-96, carte).

marais et forêts viei^es. Mais les unités que nous avons pu distinguer jusque-là sont : 1® la chaîne de Kolyvan ; 2^ le bassin houiller de TElbach, qu'on doit regarder comme un synclinal écrasé contre le versant oriental de la chaîne de Kolyvan ; 3® le Salaïr, qui s'arrête trop tôt, en permettant la jonction autour de son extrémité septentrionale du synclinal de TElbach avec le terme suivant; 4® le bassin houiller de Kouznetsk, formant le second synclinîil; 5** enfin, à TEst de ce synclinal, TAlataou de Kouznetsk.

2. Alataou de Kouznetsk et Saialr. — L'Âlataou de Kouznetsk est constitué comme le Salaïr, au centre par des roches modifiées que Ton attribue au Dévonien inférieur, puis des deux côtés par des zones de couches dévoniennes plus récentes et de calcaire carbonifère. Sur plusieurs points affleure du granité; dans le Dévonien inférieur, on voit de longues et puissantes bandes de diabase. TchihatchefT considérait avec raison cette chaîne de montagnes comme la limite nord-est de TAltaï. Au Nord, ses terrains s'orientent N.N.W. Vers Blago-Nadejni, leur direction est encore 325 à 330<> N.N.W. , et d'après le même observateur, un peu à l'Est des sources du Grand Youss (Oussa, affluent de droite du Tom), la chaîne se replie vers le S. S.W., ainsi que les couches qui la constituent, pour se relier aux montagnes de Téletzkoïé*.

D'après cela, l'allure de l'Alataou de Kouznetsk n'est pas rectiligne, mais cette chaîne forme un arc légèrement convexe vers l'Est. Ainsi s'explique le fait que TchihatchefT rattache à l'Alataou de Kouznetsk toutes les hautes chaînes courant au S. S.W. ou plus ou moins parallèles au méridien entre 89** et 90** de long. E., comme les Monts de l'Abakan, puis les montagnes de la frontière, qui s'étendent jusqu'au delà du 30« degré de latitude.

Là d'ailleurs, au Sud-Est, il se produit sans doute une nouvelle déviation, tandis que la forme des chaînons est influencée par de nombreux pointements intrusifs de granité, de syénite et de diorite. Les observations faites par Malevsky au cours de son voyage le long de la frontière, entre la haute Boukhtarma, par 87*» de long. E., et la latitude du lac de Téletzkoïé à peu près, montrent que dans cette haute chaîne, qui semble courir d'abord vers l'Est, puis vers le Nord, les roches schisteuses se dirigent presque constamment au N.E., en dépit de cette inflexion apparente et de

I. p. de TchihatchefiF, Voyage scientifique dans l'Altaï oriental et les parties adjacentes de la frontière de Chine. In-4% Paris, 1845, Atlas, p. 324, 403.

la façon dont sont distribuées les cimes neigeuses des « goltzi »".

De même au delà des sources du Tchoulichman, en territoire Mongol (50« 18' de lat. N.), où le Kendyk-Poup (« Mont du Nombril ») s'élève au milieu du lac Kcndykty (8200 p. [2S00 m.]) et où le Boukom-Béré s'écoule vers TAtjit-Nor au Sud-Est, Adrianov a vu des micaschistes verticaux dirigés 260®*.

L'Alataou de Kouznetsk doit atteindre les Monts de Gorbou, sur le versant Est du lac de Téletzkoïé ; s'il en est ainsi, le Saïliougem et la chaîne-frontière précitée représenteraient des segments un peu plus externes de Tare. En tout cas, l'inflexion subséquente de l'ensemble de ces chaînons dans la région des sources du Tchoulichman, de la Bachka-Oussa et de la Tchouïa demeure un fait important pour la structure de l'Altaï.

La distance entre l'extrémité septentrionale des contreforts de l'Alataou de Kouznestk, dans la plaine au Sud-Est de Tomsk, et le point de la région montagneuse, au Sud-Est du lac de Téletzkoïé, où le cours moyen du Tchoulichman recoupe suivant toute probabilité le prolongement de cette chaîne de montagnes est de cinq

1. Malevsky, Rapport sur une excursion le long de la frontière sud-est des montagnes de V Altaï en iSSd, r. (Gornyi Journal, 1870, II, p. 72-95, carte géol.). P. 78 : au-dessus d'Oussoun Tabata (haute Boukhtarma), schistes amphiboliques, dir. N.E.; — p. 79 : le poteau chinois de Tchimdagatna est sur le granité, le grand goletz du voisinage est formé de diorite ; sur la ligne de partage de la Boukhtarma, on trouve des schistes foncés ressemblant à de la diorite, et aussi des micaschisten et des schistes argileux et chloriteux plongeant N.N.E. 77» (= dir. E.S.E.); — p. 83 : avant-monts de la crête de Kourtchoum, schistes siliceux, dir. N.E.; —p. 84 : les schistes se dirigent N. et N.E.; source de l'Oikhor, borne-frontière chinoise de Souak Oulan-doba (2 828 m., à TE. do 88» de long. E); — p. 85 : diorite et schistes dioritiques, avec porphyre; poteaufrontière de Tsogan-borgasou, schiste argileux, calcaire, roches feldspathiques ; dir. du schiste, N. ; c'est de là que part la route de Kobdo et Ouliassoutaï ; — p. 85 : poteau do Souok (à TE. de 89® de long. E.), diorite et schistes dioritiques, avec schistes argileux, généralement verticaux, dir. N.E. ; — p. 87 : poteau du Kak-Nor (2 520 m. ; en ce point, la chaîne tourne au-dessus de la Steppe de la Tchouïa vers le N. et prend le nom de Saïliougem ou extrémité occidentale du Saïan), schistes allcrnant avec des roches dioritiques, dir. E. ; porphyre sur le chemin du poteau. — Les indications suivantes, p. 88, paraissent se rapporter aux dépôts plus récents, carbonifères, de la haute Tchouïa, et nous les laisserons de côté; — p. 89, poteau de Karagouïa (au N. de 50* de lat. N. et à l'Ouest de la rivière Boukombéré, déjà mentionnée), schistes noirs, dir. N.E. Les cimes du Saïliougem sont formées de granité et de syénite, les deux versants de schistes. Les environs du lac Diouvan-Koul, où le massif se rapproche le plus du Tannou-Ola, sont formés de granité et de syénite ; de ce lac sort le Tchoulichman ; — p. 93 : en se rapprochant de la Tchoultcha, schistes argileux noirs et verts, dir. N.E. Syénite sur la ligne de partage du Karasoulouk. Vers le lac Kara-Koul, diorite, de même au col Sour-Daban, qui franchit la ligne de partage de l'Abakan; — p. 94 : les maigres affleurements visibles le long des cours d'eau qui descendent à la Tchoultcha montrent des schistes affectés de plis très aigus, dir. S.E. — Pour un tableau orographique des montagnes de la frontière, voir E. Chmourlo,L«5 cols montagneux de V Allai méridional^v, (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Géogr., XXXIV, 1898, p. 590-601).

2. A. V. Adrianov, Voyage à V Altaï et au Saïan, fait en i88i, r. (Zapiski Soc. Imp Russe de Qéogr., XI, 1888, p. 222).

degrés de latitude; les poteaux méridionaux de la frontière sont à une distance de deux degrés de plus.

Revenons vers le Nord.

Au flanc occidental de TAlataou de Kouznetsk s'adosse le

Fig. 18. — Le bassin houiller de Kouznetsk, d'après Derjavin (Ëxplor. géol. Chemin de

fer de Sibérie, livr. I, 1896, p. 102, pi. III).

1. Terrain houiller ; 2. Carbonifère inférieur et Dévonien; 3. Roches eruptives (^anite, porphyre,

diabasc, mélaphyre). — Échelle de 1 : 750000.

bassin houiller, déjà mentionné, de Kouznetsk (flg. 18). Grâce aux travaux de Bogdanov, Derjavin, Vénukov, etc., c*est la partie septentrionale de ce bassin qui est la mieux connue *. En faisant

1. La bibliographie est très étendue; il suffira de citer : D. I. Bogdanov, Esquisse géologique de la partie sud-ouest du bassin carbonifère de Kouznetsk, r. ( Verhandl . Russisch-k. Mineralog. Ges., 2. Ser., XVIII, 1883, p. 149-204, pi. IX-XII. dont 1 carte géol.); P. N. Vénukolf, Les dépôts carbonifères du bassin de Kousnetsk, r. f. (Trav. Section gëol. Cabinet de S. M.,I, livr. 2,1895, p. 55-87); A.Derjavine, Sur le bassin houiller de Kouznetsk, r. f. (Explor. géoL Ch. de fer de Sibérie, I, 1896, p. 91-101, pi. III : carte montrant la configuration du bassin). [Voir aussi B. Polénoff, Description géolo^ gigue des feuilles Boiissovo et BéresovkayT. f. (Trav. section géol. Cabinet de S. M., III, livr. 2, 1901, p. 133-338).]

i98 LA FACE DE LA TERRE.

abstraction de ses étroits prolongements vers le Nord et le Nord- Ouest, le grand axe de la région productive, entre Balakhonka et l'extrémité sud du bassin, mesure environ 240 verstes, sur une largeur de 80 à 100 verstes. Toutes les couches sont concordantes. Au-dessus du calcaire carbonifère, Derjavin signale quelques traces du Culm, puis viennent les couches de houille, qui sont presque toujours fortement inclinées. D'après les récentes recherches de Zeiller, la flore monte jusqu'à un niveau qui est l'équivalent chronologique du Gondwana inférieur*.

A rOuest du bassin, il se produit sur une assez grande distance un renversement de la bordure du Salaïr, de sorte que les couches de houille plongent vers l'Ouest, sous le calcaire carbonifère. Puis vient, en s'avançant vers le centre de la cuvette, un grand synclinal, suivi plus à l'Est, en allant vers l'Alataou de Kouznetsk, par un anticlinal. Sur la bordure orientale extrême, on revoit des couches à peu près verticales. En ce sens, l'expression de « bassin » n'est donc pas rigoureusement exacte. Au centre affleurent en outre des massifs considérables de mélaphyre.

A partir de Kouznetsk, la rivière Tom traverse le bassin dans toute sa longueur, mais son lit est plus rapproché du bord oriental. A Kouznetsk, le Tom reçoit un affluent important, le Kondom, qui vient du S. et du S.S.W. Sur les rives du Kondom, on voit comment le bassin se ferme vers le Sud. Inostranzev a fait sur ses affluents de droite, le Tylbess et le M oundibach , des observations intéressantes. En aval d'Aïl, sur le Kondom, affleure d'abord, au-dessous des couches de houille, le calcaire carbonifère. Les termes suivants de la série inférieure sont modifiés par des masses intrusives de porphyre et deporphyrite.il y a des roches à épidote, grenat et fer magnétique, formant une bande orientée N.N.E.- S.S.W. On constate en outre qu'il y a production de laccolithes*.

En suivant la région limite entre le Salaïr et l'Alataou de Kouznetsk, nous arrivons au voisinage de la rivière Biya, qui sort du lac de Téletzkoïé. Il y a longtemps déjà, un observateur sagace, Helmersen, remarquait que les montagnes que la Biya traverse entre ce lac et le coude de Sandipskoïé sont le prolongement du Salaïr^.

1. Toute la bibliog^raphie est indiquée dans B. K. Polénov, Les idées nouvelles sur Vâge du bassin houiUer de Kouznetsk^ r. (Travaux Soc. Naturalistes S^-Pétenbourg, XXVII, i896, livp. i, C. R. des séances, p. 283-293).

2. A. A. Inostranzeff, Excursions géologiques dans le distinct d'Altaï en i894, r. f. (Trayaux Section géol. Cabinet de S. M., I, livr. 2, 1895, p. 1 et suiv.).

3. G. von Helmersco, Reise nach dem Altai, im Jahre iSS4 ausgefiUi.rt (Bdiev und Helmorson, Beitr&ge zur Kenntniss des Russischen Reiches, XIV, 1848, p. 48 et 109).

Comme Helmersen savait que plus à TOuest règne la direction E.-W., il fut très surpris de constater que la branche la plus courte du crochet représenté par le lac de Téletzkoïé, la branche du Nord, est seule une vallée transversale, tandis que la direction de la branche la plus longue, qui est parallèle au méridien, ne diffère que fort peu de celles des couches. Dans la partie septentrionale du lac, il trouva pour les schistes argileux d'abord une direction S.W. et une inclinaison très forte, passant souvent à la verticale; puis, tout le long de la rive orientale, et en particulier sur les pentes des Monts Gorbou, une direction S. S.W. ; sur la rive occidentale, la direction se rapproche encore davantage de celle du méridien*.

Les vues de Tchihatcheff sur la direction de TAlataou de Kouznetsk et celles de Helmersen sur le prolongement méridional du Salaïr sont en parfait accord.

Ces deux chaînes de montagnes se dirigent dans leur partie septentrionale vers le S. S. E. y et sont séparées par le basssin houiller; puis, sous la latitude de Kouznetsk environ, leur direction se recourbe graduellement vers le S, S. W. tandis que le bassin houiller se relève. Dans les montagnes méridionales voisines de la frontière, la déviation au S. W. achève de se dessiner.

3. Déviation de TAltal. — La déviation du Salaïr et de TAlataou de Kouznetsk, de môme que la direction constante au N.E. qui a été observée dans les montagnes de la frontière, représentent le début d'une inflexion en arc de cercle qui règne dans tout le centre orographique et en même temps dans la région culminante de TAltaï.

Remarquons d'abord que dans ce massif suprême, de même que dans tout l'Ouest de l'Altaï jusqu'au delà de l'Irtych, contrairement à ce qui se passe pour la plupart des chaînes plissées de haut relief, on ne connaît pas de bande gneissique de quelque étendue, et que, d'une façon générale, le gneiss n'y est signalé que rarement et sous forme d'affleurements locaux. On y rencontre une prodigieuse abondance de roches schisteuses, des micaschistes, des schistes chloriteux et argileux, contenant parfois des bancs calcaires, et dans les horizons plus élevés, en une foule d'endroits, des fossiles du Dévonien et du Carbonifère inférieur. Comme dans le Salaïr et dans l'Alataou, ces schistes sont percés

1. G. von Helmersen, Reise nachdem Altai, etc. p. 59, 96 etsuiv., carte.

par des culots de granité, de syénite, de porphyre ou de diorite et par des filons de ces roches. Un grand nombre des gîtes métallifères fameux de TAltai sont situés dans leurs auréoles de contact. D'autre part, on ne retrouve pas les basaltes du faîte primitif. Les massifs intrusifs en question paraissent souvent former les « goltzi )),mais il est loin d'en être toujours de la sorte, et le consciencieux Gebier déclare formellement qu'on ne trouve point de granité dans les moraines du glacier de la Biéloukha, mais seulement des chloritoschistes*.

L'ancienne carte de Gebier représente fort bien l'allure arquée de la chaîne, et cette allure coïncide avec celle des terrains. Du côté de l'Est, en partant de la haute plaine de la Tchouïa, on voit se dresser entre le Yassater et la Topolevka le chaînon du Jik-tou, dont les couches fortement relevées s'alignent E.N.E.- W.S.W. Il est ensuite coupé par l'Argout, et c'est à l'Ouest de ce cours d'eau que se trouvent la Biéloukha et le sommet de l'arc. D'après Sapojnikov, les cimes du Jik-tou atteignent 4000 à 4200 mètres, et celles de la Biéloukha 4 400 et 4 340 mètres-. Dans l'espace compris entre le Katoun et le confluent du Koksou ai de l'Argout, la direction de la chaîne est devenue d'abord N.W., puis N.N.W.

Helmersen insiste également sur cette structure en arc de cercle. A ses yeux, la Boukhtarma représente une première vallée longitudinale curviligne. Tandis que Malevsky a trouvé encore sur la haute Boukhtarma, près d'Oulan-Dabassou, la direction N.E., Helmersen signale déjà sur son cours moyen la direction N. W. Au Nord de la Boukhtarma s'élèvent, comme tronçon occidental d'un premier arc, les Monts Kholsoun. Ensuite vient un grand sillon curviligne dont les éléments successifs sont figurés par les vallées du haut Katoun, du Koksou et du Yassater, puis, au Nord de ce sillon, on trouve l'arc culminant des Monts du Katoun, dont nous avons déjà parlé, avec la Biéloukha '.

1. Fr. Gebier, Vebersicht des Katunischen Gebirges y der höchsten Spitze des Russischen Altai (Mém. Savants étrangers Acad. Imp. Se. S^-Pëtersbourg, III, 4837, p. 455-560, carte; voir notamment p. 509). Sur Taspect pittoresque des « goltzi » du haut Âltal, voir les descriptions du botaniste V. V. Sapojnikov, Dans V Altaï, journal d-un voyage fait eni895f r., in-8«, Tomsk, 1897, avec 3 cartes et 40 photogr.; comparer avec J. C. Branner, Results of the Branner- Agassiz Expedition ta Brazil, IV, Two Characteristic géologie Sections on the North-east Coast of Brazil (Proc. Washington Acad. Se, II, 1900), p. 191, pi. X : « An exfoliated peak of Quartz-Monzonite at Sete de Setembro, Rio Mucury. »

2. V. V. Sapojnikov, Izviestiia Soc. Imp. Russe do Gêogr., XXXV, 1899, p. 508.

3. G. von Helmersen, Reise nachdem Allai, etc., p. 179 et suiv.

Il semble que le cours moyen du Katoun, d'Ouïmon à son confluent avec TArgout, corresponde également à une vallée longitudinale du même genre, et que les Monts Terektaïskii représentent un tronçon d'un troisième arc. Néanmoins, comme me Tapprend M. Klémentz, la direction N.N.W. ou N.N.E. règne dans la plus grande partie de la vallée de la Tchouïa; les montagnes du pourtotir du lac de Téletzkoïé, qui sont le prolongement du Salaïr et de l'Alataou, doivent donc conserver jusque-là leur direction.

Le Jik-tou s'appelle dans Touvrage de Tchihatcheff « Chaîne des Monts Arhhyte. » Ce n'est pas sans raison que cet observateur a comparé les longs rameaux de TAltaï à la Sierra Nevada d'Espagne, dont la croupe large et monotone est exclusivement constituée par des schistes*.

Helmersen,en partant d'Ouïmon, près de la jonction du Koksou et du haut Katoun, a gravi la haute chaîne du Katoun et a parcouru son versant ouest et sud-ouest jusqu'au voisinage des sources du Katoun et du glacier de la Biéloukha, en se maintenant à une altitude considérable. Pendant la montée, il trouva des chloritoschistes et un peu de serpentine, puis, en plusieurs endroits, du granité, de la syénite et aussi du gabbro; dans l'ensemble, cependant, les schistes dominent, et la descente vers le haut Katoun, de môme que la traversée de la partie méridionale des Monts Kholsoun, eut lieu entièrement dans des schistes argileux '.

Chtchourovsky, en compagnie de Gebier, a franchi les crêtes du Kholsoun septentrional. Ici encore, la chaîne est formée en majeure partie de schistes ai^ileux. Un massif granitique y fait saillie entre rOuba Noire et l'Ouba Blanche et s'étend jusqu'aux sources du Tourgoussoun. Des filons de porphyre traversent les schistes dans plusieurs localités, et vers l'origine du Koksou (Petit Koksou),

1. La nomenclature des montagnes est très confuse, en particulier dans les ouvrages anciens. La caite de TËtat-major Russe désigne soua le nom de Khrébet Saliougem, et, plus au Nord, de Saliougem, tout le massif formant la frontière à partir du 88 <» de long. E., autour des sources de la Tchoula, et, vers le Nord, jusqu'au 52» de lat. N. ; j'ai adopté cette manière de voir. Gebier et Bunge réservent le même nom à une région plus restreinte et qui, en partie du moins, est différente : ils donnent le nom mongol de « Sailùghem » à une chaîne d'altitude médiocre, dirigée S.W.-N.E., et qui, outre les sources de la Tchouïa, comprend celles de la Bachka-Oussa : les moutagnes situées plus au Nord, et où se trouvent les sources du Tchoulichman, sont appelées par ces auteurs « Altiim-tu ». Dans l'ouvrage de Tchihatcheff, le coude des montagnes qui entourent les sources de la Tchouïa s'appelle u Chaîne d'Irène Karagai » et son prolongement au N.N.E. (c Chaîne do Toungoun-'Iaïga »; par contre, le nom de a Monts de Sailouguème » est attribué à un petit chaînon situé au Nord de la haute Tchouïa.

2. G. von Helmersen, Reise nach dem Altai, etc., p. 162-176; Gebier a suivi le même itinéraire.

on trouve du porphyre en place. La cime la plus élevée du Kholsoun qui ait été gravie est constituée par du porphyre et de Tamygdaloïde, entourée de schistes argileux *.

Si Ton s'éloigne des hautes montagnes vers le Nord, c'est-à-dire vers la Steppe de Barnaoul, ou vers l'Ouest, c'est-à-dire vers l'Irtych, on constate que les affleurements isolés de granité persistent ; l'un des plus connus correspond aux colonnes rocheuses du lac de Kolyvan. En outre, des fossiles dévoniens et carbonifères inférieurs apparaissent dans les terrains stratifiés. Vers le Nord, ces terrains tendent à prendre une direction méridienne, tandis que vers l'Irtych la direction N.W. domine, en général.

Au Nord, près du bord de la steppe, au village de Routchen sur la Loktevka, où des couches carbonifères prennent part au plissement, Inostrantzev a trouvé dans des quartzites et des schistes chloriteux la direction N.-S. *. Nombreuses sont les indications de gisements de fossiles dévoniens sur le versant occidental, en allant vers l'Irtych, dans l'espace compris entre la basse Boukhtarma et rOulba, et même au delà'.

En aval du confluent du Narym, sur une grande longueur, l'Irtych coupe la direction des schistes argileux sous un angle si aigu que sa vallée doit être considérée comme une vallée longitudinale. Là, au bord même de l'Irtych, le granité recouvre sur une étendue considérable des schistes argileux en couches fortement inclinées. Hermann, G. Rose, Humboldt, Helmersen, Cotta et d'autres observateurs ont signalé ce fait remarquable, qu'ils ont essayé d'expliquer tantôt par un glissement mécanique et tantôt par un épanchement. Bogdanov décrit avec détails une coupe longue de six verstes, le long de laquelle un granité blanc recouvre la surface irrégulière des schistes verticaux *.

i. Grég. ChichouTovaliy, Voyage géologique dans rAltaï,r.,m-H'',MoacovL, 1846, atlas, p. 293-304.

2. A. Inostranzeff, Excursions géologiques dans le district d'Altaï en i894, p. f. (Tra?. Section géol. Cabinet de S. M., ï, livr. 2, 1895, p. 30).

3. Tschernyschew a décrit récemment le Dévonien inférieur de la mine Kranïov.««kii, près Ridderskoïé, et montré une fois de plue que les sédiments dévoniens de l'Altaï ont los mêmes caractères que ceux de l'Europe; Th. Tschernyschew, Materialien sur Kenntniss der devonischen Fauna des AltaVs (Verhandl. Russisch-k. Mineralog. Ges., 2.Sor., XXX, 1893» p. 1-38, pi. I-IV). On trouvera une liste des gisements dans G. von Peetz, V âge des schistes argileux de V avant-poste de Verkhné-Otdàinsk dans V Altaï, r. (Trav. Soc. Naturaliates S^-Pôtersbourg, XXVIII, 1897, livr. 1, C. R. des séances, p. 82- 89). [Voir aussi H. v. Peetz, Beiträge zur Kenntniss der Fauna aus den devonischen Schichten am Rande des Steinkohlenbassins von Kusnetzk, r. a. (Trav. Section géol. Cabinet de S. M., IV, 1901, p. 1-393, 6 pi., 1 carte).]

4. B. P. Hermann (Bey träge zur Physik, OekonomiCf Minéralogie, etc., besonders der Russischen und angränzenden Länder, in-8% Berlin und Stettin, 1786-1788, III,

Les mêmes schistes argileux et chloriteux forment avec une direction N.W., à TOuest de Tlrtych, les montagnes de Kalbin.

Au Sud- Est, au delà des Monts du Narym, se trouve le lac J/arAa- Koul (1407 m.), profondément encaissé dans les montagnes, au pied du haut Sary-Taou et de ses contreforts. D'après Struve et Potanin, le sommet du Sary-Taou (3268 m.) est un massif arrondi, accessible de tous les côtés, de granité avec filons de diorite. Une série de dépressions jalonnent la limite du culot de granité et des hautes montagnes adjacentes, qui sont formées de schistes verts. Sur les bords du lac, ces schistes affectent la direction N.W. *.

D'après cela, il est permis de supposer que le Sary-Taou appartient encore à TAltaï, et probablement à la partie occidentale de Tare méridional, lequel est très peu connu.

L'Altaï Russe diffère complètement de l'ancien faite. C'est ce que montre avec évidence l'allure de l'Alataou de Kouznetsk, orienté perpendiculairement à la direction maîtresse de la moitié occidentale du faîte, et la pénétration d'un certain nombre d'avantchaînes autonomes dans le domaine intermédiaire de Minoussinsk,

L'Altaï Russe se distingue de l'Altaï Mongol par son inflexion et aussi par sa constitution. Des schistes très épais, en partie paléozoïques, y dominent; au contraire l'Altaï Mongol est principalement caractérisé par des gneiss, découpés en horsts et en longues fosses. Malheureusement^ la limite entre les deux massifs est presque inconnue. Il est probable qu'il existe le long de la frontière mongole ou un prolongement tectonique du Kholsoun, ou un nouvel arc de l'Altaï Russe. Nous avons déjà vu que le Dévonien

p. 108) pensait que le granité avait été poussé ("« angeschoben n) sur les schistes; G. Rose (Mineralogisch-geognos tische Reise nach dem Ural, dem Altai und dem Kaapisehen Meer, in-8", Berlin, 1837-1842, I,p. 611) décrivit le premier les multiples pénétrations du granité dans les schistes, confirma la superposition du granité aux schistes et publia deux vues dessinées par A. de Humboldt. D'après Humboldt, le granité aurait coulé (« ergossen «) sur plus de 5000 m., en bancs presque horizontaux, sur les schistes argUeux presque verticaux (Fragmente zur Geologie und Klimatologie Asiens, p. 3) ; O. von Helmersen (Reise nach dem Allai, im Jahre i834 ausgeführt; Baer und Helmersen, Beiträge zur Kenntniss d. Russischen Reiches, XIV, 1848) regarde le granité comme une nappe d'épanchement ; B . von Cotta (Der Altai, sein geologischer Bau und seine Erzlagerstätten, in-8«, Leipzig, 1871, p. 40 et suiv., fig. 10-12) a cru pouvoir expliquer cette coupe par une montée oblique du granité. On trouvera une description détaillée de cette partie des cours de l'Irtych, avec carte géologique, dans le mémoire de D. P. Bogdanov, Le« Montagnes de /7r/^c/i, r. (Matériaux pour la Géol. delà Russie, XI, 1883, p. 143-166, pi. III).

I. K. Struve et G. Potanin, Voyage au lac Zaissan et dans le bassin de CIrtych Noir jusqu'au lac Marka-Koul et au Mont Sary-Taou, r. (Zapiski, Soc. Imp. Russe de Géogr., I, 1867, p. 363-427; voir notamment p. 414).

transgrcssif du Tannou-Ola et du Kharkira pénètre probablement jusque dans le bassin du haut Kobdo.

Il existe sur la haute Tchouïa des couches à empreintes végétales de la série de F Angara *. Sur la Boukhtarma, on trouve aussi des lignites tertiaires *.

4. La Steppe des Kirghiz. — Les Monts de Kalbin, qui suivent la rive gauche de Tlrtych jusque vers Oust-Kamennogorsk, font encore partie de TAltaï, et les roches de TAltaï afQeurent encore beaucoup plus au Nord-Ouest sous la forme de collines isolées. Dans la ville même de Sémipalatinsk^ Tlrtych met à nu des dépôts dévoniens, et de part et d'autre de sa large vallée jusqu'au delà de 51*30' Vissotzky a relevé les affleurements isolés de granité, de porphyre et de diabase, ou de Dévonien et de calcaire carbonifère qui se montrent sous les couches tertiaires anciennes d'origine marine ou sous une couverture de dépôts plus récents. La chaîne n'est pas coupée par une cassure, mais ses plis rasés disparaissent successivement sous la plaine'.

Plus au Sud-Ouest, dans Talignement du lac Zaïssan et au delà, on voit une longue chaîne courant au N.W., jalonnée par les collines Kandygataï (au Nord de la route Kokpcîkty-Sergiopol), Aldjan, Arkat et Ourdataou; elle atteint en deçà du 78® de long. E. le massif granitique et porphyrique du Degelén (921 m.), et vient ainsi se rattacher aux montagnes de la Steppe des Kirghiz (fig.l9).

A une plus grande distance encore au Sud-Ouest du lac Zaïssan s'élève la longue chaîne du Tarbagataï. Avec cette légère courbure vers le Sud qui est caractéristique pour les branches du Tien-Chan, le Tarbagataï court au N.W. ; au delà de Sergiopol il a pour prolongement les Monts Djinghiz, et au delà de la ligne de partage entre l'Irtych et le Balkhach il se relie de même aux montagnes de la Steppe des Kirghiz. Le massif du Kouou, formé comme le Degelen de granité et de porphyre, paraît correspondre réellement à l'extrémité de la chaîne Tarbagataï-Djinghiz. Le Kouou et le

{, Malevsky, Gornyî Journal, 1870, II, p. 89.

2. J. Schmalhausen, Ueber tertiäre Pflanzen aus dem Thaïe des Flusses Buchto^ma am Fusse des Altaigebirges (Palaeontographica, XXXIII, 1887. p. 181-216, pl.XVIII-XXII). La question de savoir si cette flore doit être regardée comme pliocène, ou comme la flore montagneuse d'une autre époque de Tëre tertiaire, n'est pas résolue.

3. N. Wyssotïky, Recherches géologiques dans la steppe Kirghise et sur f Irtych, r. f. (Explor. géol. Ch. de fer de Sibérie, I, 1896, p. 21-33, pi. I : carte géol.) [Voû* ci-après, p. 476.]

I/ALTAI ET LES ALTAIDES.

Degelen sont reliés par la croupe dévonienne du Mourdjik, s orientant de même au N.W.

De longues croupes de quartzite dévonien inférieur, entre lesquelles s'étalent des synclinaux de couches dévoniennes plus récentes et de calcaire carbonifère, des « ballons » granitiques arrondis et des rochers de porphyre sillonnent le pays, et quelques crêtes dominent d*un millier de mètres la contrée environnante. On

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Altitudes ea pieds anglais.

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FiG. 19. — Montagnes de la Steppe des Kirghiz eutre Karkaralinsk et Baïan-Aoul,

d'après Vissotzky.

Y, 7C Granite et Porphyre; 7c' Tufs porpbyrique» ; rf, Dévonien; c, Carbonifère inférieur. Échelle de 1 : 2100000.

la qualifie de steppe à cause du caractère de la végétation, et surtout à cause de Tabsence de forêts.

Sauf la jonction qui vient d*ètre signalée avec les étoilements projetés au N.W. par les chaînes de TAsie Centrale, les contours de ce massif montagneux, dans toutes les directions, sont indécis. 11 s'abaisse, se décompose en collines isolées et disparaît sous les plaines. Au Nord-Est, il s'affaisse dans la direction de Pavlodar à l'approche de la dépression sibérienne. Au Nord, Krasnopolsky a montré que les mêmes terrains se retrouvent au-dessous du sol au moins jusqu'au voisinage du 53® de lat. N., entre Omsk et Akmolinsk,dans le lit delà Séléta*. Au Nord-Ouest, Kokchetaou est situé

1. A. Krasnopolsky, Rechtrehes géologiques dans la Sibérie occidentale en 1896^ r. f. (Explor. gëol. Ch. de fer de Sibérie, IX, 1898; Séléta, p. 73-81).

près du bord. La région montagneuse atteint ensuite Tlchim, mais au Sud-Ouest, du côté de Tourgaï et des sables du Kara-Koum, au Sud du côté des « Steppes de la Faim » ou Bedpak-Dala, de même que dans la direction de la rive septentrionale du Balkhach, ses limites sont tout à fait indéterminées et d'ailleurs très mal connues.

La présence de gîtes métallifères et de couches de houille a motivé renvoi dans cette région d'un certain nombre d'expéditions minières, notamment celle que dirigea Théophilatiev en 18t4, et plus récemment les travaux d'Antipov. Les études entreprises en vue de la construction du Transsibérien par Krasnopolsky au Nord-Ouest et au Nord, par Vissotzky à l'Est (Karkaralinsk, Baïaii-Aoul) et par Meister à l'Ouest (Akmolinsk, Atbasar) permettent de reconnaître les grands traits de sa structure*. Meister les a résumés dans un tableau d'ensemble en donnant une carte de la région comprise entre 66® et 76<* de long. E. ^

Le pays est formé de granité, de porphyre et de diabase, de Dévonien et de Carbonifère. D'après Krasnopolsky, les couches de houille que l'on a rencontrées en plusieurs endroits reposent tantôt sur du calcaire carbonifère et tantôt sur du granité^. Comme d'ailleurs on y cite Asplenium whitbyense et Pkyllotheca striata, il est certain qu'une partie des couches est plus récente que le Carbonifère.

L'on voit des plis qui se dirigent au N.W. et d'autres qui se dirigent au N.E. Au Sud-Est, jusque vers la région comprise entre Karkaralinsk et Baïan-Aoul, règne la direction N.W.-S.E. du Tarbagataï. La carte qu'on a donnée Wissotzky montre très bien comment, du Sud-Est, la chaîne dévonienne du Mourdjik et son prolongement l'Arkalyk s'approchent de cette région, tandis que la croupe également dévonienne de l'Ouch-Katyn s'avance en sens contraire, et comment, au Nord de Karkaralinsk, les deux directions de plissement se rencontrent.

Mais bientôt, du côté de l'Ouest, la direction N.W. s'efface et

1. A. Kranopolsky, Gisements de charbon au voisinage de Hrlych, r. (Gornyi Journal, 1894, II, p. 289-303); du même : Travaux de la section minière dans la Sibérie occidentale en iS93, r. f. (Bull. Comilô Géol. S^-Pêtepsbourg, XIII, 1894, p. 179-203), et Recherches géologiques dans la steppe kirghise et sur l'Irtych^ r. f. (Ibid., I, 1896, p. 1- 45, ayec uno carte géologique de la partie orientale de la Steppe) ; Â. Meister, Explora^ lions géologiques dans les steppes kii^ghises sibériennes, r. f. (Ibid., V, 1896, p. 51-68); pour les gites métallifères, voir surtout ÂntipoT, Gornyi Journal, 1892. La distance du Mont Degelen à Tlchim, comptée vers le W.N.W., est d'environ 850 verstes.

2. A. Meister, Explorations géologiques faites dans la steppe kirghise en iê94'iS96, r. f. (Explor. géol. Ch. de fer de Sibérie, XV, 1899, p. 1-180, carte; voir en particulier p. 163 etsuiv.).

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