Obroutcher, VAsie Centrale^ I, p
A environ 80 vcrstes plus à l'E. S. E., vers Nan-kou-tchan, où le pied des montagnes a reculé et où la plaine a repris; une grande largeur, les couches sont inclinées vers Tintérieur de la chaîne ; un granité (ou porphyre?) affleure au milieu d'une série paléozoïque ancienne, sur laquelle le Carbonifère supérieur repose en discordance *.
A peu de distance à TEst de cette localité se montre au pied des montagnes une large zone de mélaphyre, avec des tufs et des brèches; elle est également bordée au Sud par du Carbonifère contenant de la houille*.
Cette extrême diversité permet de supposer que le bord septentrional du Nan-Chan ne répond pas à une ligne tectonique homogène. Ce bord suit, il est vrai, la direction générale du Nan-Chan ; les avant-chaînes suivent aussi cette direction, et il en va de même pour les avant-chaînes du Loun-Chan et le Loun-Chan lui-même. Il est possible que laspect actuel de la dépression des oasis du Kan-souetsa largeur variable résultent, du moins en grande partie, d'un affaissement irrégulier, linéaire, suivant des cassures longitudinales.
10. Limite occidentale da Nan-Chan. — Ces montagnes puissantes sont limitées au Nord-Ouest par des chaînes qui font partie des Montagnes de Yarkend (Kouen-lun occidental), c'est-à-dire par TAltyn-Tagh, TAnembar-Oula et leurs coulisses latérales. C'est ainsi que Löczy et Bogdanovitch ont interprété Tétat des choses, et ce qui a été dit plus haut sur la direction et le rôle de la croupe gneissique du San-sian-tsy confirme la justesse de cette interprétation. Au Nord-Est, du côté des oasis du Kan-sou, il n'existe pas de limite tectonique homogène, comme nous Ta montré Texamen du versant nord des Monts Richthofen. Au Sud-Ouest, on peut faire passer une limite, si Ton veut, par le Koukou-Nor, ou par le Chaltyn-Gol et la plaine de Syrtyn, ou par la bordure septentrionale du Tsaïdam; toutes ces limites sont également arbitraires, elles ne peuvent être admises qu'en vue de faciliter Texposition et aucune n'est fondée dans la nature, car la direction des faisceaux de plis ne change guère jusqu'aux Monts Prjévalsky, et la déviation ne se fait même sentir plus au Sud que d'une façon très graduelle. Au Sud-Est, on ne trouve pas davantage de limite, et d'ail-
1. L. Toa Lôczy, Die wissenschafUichen Ergebnisse der Reise.,, in Ostasien , l, p. 543,544 (d'après les fig.-65 et 66).