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L. de Löczy, qui a traversé la partie méridionale du pays en

[1. Voir F. LepriDce-Ringuet, Étude géologique sur le Nord de la Chine (Annales des Mines, 9* sér., XIX, 1901, p. 346-430, pi. IV- VI : cartes, coupes et photogr.); suivie de : R. Zeiller, Note sur la flore houillère du Chansi (Ibid., p. 431-453, pi. Vil) : une chaîne importante de terrains anciens, le Ouan-houa-Chan, orientée en arc de cercle du S.S.W. au N.E., Tient s'intercaler entre le bassin houiller do Tae-yuen-fou ot le tronçon moyen du Hoang-ho.]

2. V. Obroutchev, Esquisse orographique et géologique de la Mongolie Centrale t de VOrdoSf du Kan-sou Oriental et du Chen-si Occidental, r. (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Ooogr., XXX, 1894, p. 231-353); du mémo, UAsie Centrale, le Nord de la Chine et le Nan-Chan, 1, p. 188-266.

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venant de Si-ngan-fou, c'est-à-dire du Sud-Est, et en se dirigeant vers Lan-tchéou, a trouvé au-dessous du loess le grès supra-houiller, puis des traces du Carbonifère. Près de Ping-liang-fou,il atteignit la crête du Lo-pan-Chan (lOe« 45' de long. E., SS« 45' de lat. N.), dont la largeur mesure 25 kilomètres; c'est un synclinal oblique, dont Taxe plonge vers rW.,de calcaire carbonifère fortement plissé et de grès gris. Ces mêmes roches sont ailleurs, dans TOrdos, horizontales et plus ou moins masquées par le loess.

Un peu à TOuest du Lo-pan-Chan, on voit pour la première fois des schistes chloriteux, puis de nouveau, sur ^80 kilomètres, du loess, et enßn, un peu au Sud-Est de Lan-tchéou, dans la gorge rocheuse du Hoang-ho, du gneiss apparaît, dirigé E. 30® N.*.

Nous devons admettre qu'un vaste plateau degrés supra-houilier très peu accidenté occupe tout l'espace situé à l'intérieur du coude du Hoang-ho, jusqu'au Lo-pan-Chan, où un plissement est visible, et jusqu'à la vallée du Weï. Sous le 108® méridien, cela représente une largeur de plus de 7 degrés de latitude.

Ce plateau n'est pas seulement limité par le coude du fleuve. Partout le Gobi se trouve à un niveau plus élevé et l'Ordos à un niveau inférieur, et la descente est jalonnée par une série de chaînons rocheux, tournant souvent de véritables falaises vers l'Ordos. Ces chaînons sont disposés la plupart du temps en coulisses obliques, et certaines de ces coulisses s'avancent jusque sur la rive droite du Hoang-ho. Pour les examiner, retournons à une grande distance au Nord, aux escarpements de Sin-tchéou, et de là franchissons au N.N.W. la frontière mongole.

2. Les Montagnes du Hoang-ho. — Lorsque, venant de Peking, on quitte à Siouen-hoa-fou la route de Kalgan pour prendre la direction de l'Ouest et suivre le Yang-ho en longeant la route de Koukou-Khoto, après avoir franchi le Koulou-Chan, chaînon gneissique orienté N.E., on atteint à la mission chrétienne Oerr-shisan-hau le bord des nappes basaltiques du Sud de la Mongolie. A partir de cette station, et surtout à partir de Koukou-Khoto, se succèdent de longs chaînons montagneux, qui suivent la rive nord du Hoang-ho jusqu'à son coude nord-ouest. Les renseignements les

4. L. von Lôczy, Die wissenschaftlichen Ergehnisse der Reise des Grafen Bêla Széchenyi in Ostasien j l, 1893, p. 492 et suiv. Depuis, Futterer a franchi ces montagnes isolées; K. Futterer, Durch Asien. Erfahrungen, Forschungen und Sammlungen wahrend der von Amtmann Dr, Holderer unternommeîten Reise, I. Geographische Charakter- Bilder, in-8", Berlin, 1901, p. 471 et jjuiv.

plus importants sur ces régions peu connues ont été donnés par Armand David et par Prjévalsky*.

Un peu à TOuest de Oerr-shi-san-hau (par environ 40^ 47' de lat. N. et 113® 18' de long. E.) se trouve, tout entourée de laves, une nappe d'eau. David la qualifie d' « étang » ; dans la relation de Prjévalsky, elle porte le nom de Kir-Nor. De ces laves émerge, d'après Prjévalsky, la chaîne Chara-Khada^ probablement appelée ainsi à cause de ses calcaires jaunes. Elle court au S.W., dans la direction de Koukou-Khoto. A cinquante kilomètres plus à l'Ouest vient la chaîne parallèle Souma-Khada , plus élevée que la précédente et n'étant comme elle rocheuse que sur les bords; elle est presque entièrement granitique ; son pied se trouve à 1 600 ou 1 700 mètres. Au Nord de Koukou-Khoto se dresse un chaînon long et étroit,qui n'est peut-être qu'un prolongement du Ghara-Khada; en changeant de direction, de S.W. à W.S.W., il se rapproche du Hoang-ho. Sur un grand nombre de cartes, il porte le nom d'In-Chan. D'après Prjévalsky, ce nom s'applique à toutes les montagnes qui bordent la partie du Hoang-ho dirigée de l'W. à l'E. Ce chaînon longé le fleuve au Nord de la ville de Bao-tou, sous la forme d'une muraille haute et abrupte. David l'appelle Monts Ouratou. Cet audacieux explorateur a franchi l'Ouratou au Nord de Sartshy (un peu à l'Est de Bao-tou). Après avoir traversé une bande de granité et de porphyre, il atteignit une zone assez large de terrain houiller et de grès, puis, au delà de Ché-kouen, les montagnes gneissiques et granitiques de Ou-than-djao, la haute plaine d'Ou-Teuïni-Gol, la chaîne gneissique du Tchanghini-Oula, qui est parallèle à TOuratou, la plaine desséchée de Mao-min-ngan et encore une chaîne de gneiss. C'est ainsi que la région montagneuse située au Nord du Hoang-ho se divise suivant des lignes parallèles*.

L'In-Chan (Ouratou) se termine brusquement, d'après Prjévalsky, après un cours de 250 kilomètres, au chaînon rocheux de Mouni-Oula (le Wula-Chan de Rockhi.ll),qui parait présenter les mêmes caractères. La partie occidentale de l'In-Chan, le Syrounboulyk et le Mouni-Oula sont formés de granité, de gneiss, de

1. P. Armand David, Journal d'un voyage en Mongolie fait eni866 (Nouv. ArchWes du Muséum, Paris, III, 1867, Bulletin, p. 18-96, pi. 4-7 : cartes; et IV, 1868, Bulletin, p. 1-83, pi. 1-2 : cartes); N. y. Prschewalski, Reisen in der Mongolei, im Gebiete der Tanguten und den Wüsten Nord-Tibets in den Jahren i 87 0-1 87 3 ^ deutsch von A. Koho, in-8«, Jena, 1877, p. 120, 134, 217, et ailleurs.

2. David figure sur la pi. 2 du tome IV, au delà de la dernière chaîne de gneiss qne nous mentionnons ici, une large plaine où se trouvent deux lacs d'eau saumàtre et une nouvelle chaîne granitique, encore plus éloignée, au Nord do cette plaine.

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granulite, de roches à amphibole, puis de porphyre et de roches eruptives plus récentes. Le Mouni-Oula dépasse 8000 pieds [plus de 2438 m.] ; il forme une bande nettement limitée de 100 kilomètres de long sur environ 25 kilomètres de large et a un aspect sauvage, vraiment alpin. Son extrémité occidentale est située un peu au Nord du Hoang-ho (108« 30').

On remarque déjà depuis Koukou-Khoto la disposition oblique, en coulisses, de ces chaînons, telle que l'extrémité orientale de chacun d'eux déborde sur l'extrémité occidentale du précédent vers le Nord. A partir de là cette disposition devient encore plus frappante.

Au versant nord de Tln-Chan occidental s'adosse un chaînon court, le Chokhoïn-Daban ou « Montagne du Calcaire », et au Nord de ce chaînon apparaît une nouvelle coulisse, le Cheïten-Oula, dirigée W.S.W. ou E.-W. Elle représente le début de la chaîne des « Montagnes Noires », Khara-narin-Oula, qui s'allonge en arc de cercle sur 370 kilomètres, en s'infléchissant de l'W.S.W, au S.W. et en encadrant ainsi dans sa concavité tout le coude nord- ouest du Hoang-ho. Prjévalsky connaissait déjà la descente brusque sur le Hoang-ho et les roches archéennes de ces montagnes, mais, comme en tant d'autres endroits, les observations d'Obroutchev fournissent un tableau nouveau et très particulier de l'état des choses*.

La mission de San-to-khou, sur les rives du Hoang-ho, est à 875 mètres, une plaine fort large d'alluvions récentes, où s'entrecroisent d'anciens lits du grand fleuve, la sépare du pied des montagnes (930 m.). La hauteur relative du Khara-narin-Oula dans ces parages ne dépasse guère 1 000 ou 1 200 mètres ; la chaîne est d'ailleurs traversée dans toute sa largeur par un long défilé, le Gyr- obo-khoundy, qui permet de la franchir à 1 580 mètres d'altitude. On y trouve du gneiss et du granité, des schistes anciens et des calcaires cristallins, mais ces roches n'épousent pas la direction de l'arc montagneux et s'orientent au N.N.E. Il en résulte que la chaîne se subdivise en un grand nombre de bandes accolées l'une à l'autre, dont quelques-unes, les bandes de granité et de gneiss, présentent des contours arrondis, tandis que les autres, celles où dominent les schistes, culminent dans des cimes aiguës. Des gorges obliques entaillent la chaîne parallèlement à la direction des couches, et la plus importante est celle du Gyr-obo-khoundy.

I. Obroutchev, Esquisse orographique et géologique de la Mongolie Centrale, etc., r. (Izriestiia Soc. Imp. Russe de Géogr.,XXX, 1894, p. 239, 243^ ; LAsie Centrale j le Nord de la Chine et le Nan-Chan, II, p. 434-476,

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