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Martin, Die Kei-Inseln (voir ci-dessus, p. 308, note

3. C'est ce que dit également Wichmann, Der Wav\2ni auf Amboina, etc., ïijdschr., XVI, p. 135).

4. Schwager, dans Wichmann, Tijdschr. K. Nederl. Aardrijksk.- Gen., 2. Ser., IX, 1892, p. 184.

Toutes ces circonstances attestent qu'en réalité, l'interruption de la ligne des volcans actifs signalée par Verbeek à TEst de Pantar est fort importante; mais elles montrent aussi qu'une coulisse toute nouvelle se présente à Soemba, Savoe, Rotti et Timor, et que c'est cette nouvelle coulisse qui forme la Cordillère de Banda. D'après cette interprétation, la Cordillère de Banda, sur tout son parcours jusqu'à Céram, ne posséderait pas un seul volcan moderne. Les roches anciennes et les terrains sédimentaires se trouvent à l'intérieur, tandis que du côté externe (Tenimber, Kei), les couches tertiaires dominent, et que plus à l'Est encore, les tables calcaires des îles Aroe jouent le rôle dévolu aux Bahama dans l'arc des Antilles. Ainsi s'accroît la ressemblance de ces chaînes d'îles lointaines.

D'une façon générale, l'étude détaillée des ceintures de calcaire

Fio. 41. — Terrasses coralliennes d'Amboine, d'après R. D. M. Verbeek (Kort Verslag over deAardàeving te Ambon, in-8», Batavia, 1899, pi. III).

Gr^ Oranite ; f , Couches tertiaires ; q, Alluvions ; c. Placages de calcaire coralligène.

corallien et des terrasses qui bordent Java et beaucoup d'autres îles de la Mer de Banda, comme à l'île Christmas, n'offrirait pas un moindre intérêt; ces formations se répètent à Halmahera et en Nouvelle-Guinée, et atteignent des altitudes considérables (fig. 47). Comme on l'a vu, à Java, à Soemba et ailleurs, les couches tertiaires moyennes à Lepidocyclina sont plissées. D'autre part, un juge aussi compétent en pareille matière que Verbeek déclare que dans ces ceintures, il est impossible de trouver de limite entre les formations tertiaires supérieures (pliocènes) et les formations quaternaires ou actuelles, et que l'existence d'une pareille limite est même improbable. Personne ne doute que les dépôts calcaires et coralligènes de l'époque actuelle ne soient le prolongement direct de ces mêmes ceintures, et que parmi ces dépôts les plus élevés sont en même temps les plus anciens.

Ici donc se présente l'occasion rare de comparer les effets des mouvements orogéniques dont Técorce terrestre est le siège et ceux des mouvements négatifs qui affectent par saccades la ligne des rivages, et d'apprécier l'importance relative des uns et des autres.

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L'indépendance réciproque de ces deux ordres de phénomènes, dans cet exemple même, n'en ressort qu'avec plus de netteté*.

11. Prolongements probables de la Nouvelle-Guinée : Amboine, GérametBoeroe. — Le groupe d'iles de Céram et Boeroe, avec Amboine et les Ouliasser, a été décrit par Martin ; de plus, Amboine a été lobjet des recherches spéciales de Verbeek*. Wichmann et Verbeek admettent Tun et Tautre qu'il existe une fosse entre Céram et les îles situées plus au Sud, comme s'il se produisait là une division de Tare'.

On rencontre à Amboine^ d'après Verbeek, de la granitite et une diabase ancienne ; il y a aussi des péridotites, postérieures à ces deux roches, mais le rôle principal revient à des norites porphyritiques pour lesquelles Verbeek propose le nom d' « Ambonite » ; ces ambonites, de même que les péridotites, sont attribuées au terrain crétacé. En tout cas on doit les considérer, de même qu'une partie au moins des roches des Ouliasser et l'île A'Amblau, située à TOuest, comme le prolongement des roches basiques que nous avons suivies jusqu'à Watoe Bella et Manawoko. Il existe encore à Amboine un grès dont Tage est probablement mésozoïque inférieur.

Céram et Boeroe (Bourou) forment, d'après Martin, une grande bande orientée E.-W. de terrains archéens, en particulier de micaschistes, associés à un calcaire d'âge inconnu, le calcaire de Boeroe. Sur le versant sud de Ceram, on a trouvé les restes d'un Ichthyo-

1 . Verbeek signale des cas où les dépôts calcaires supérieurs ont une faible inclinaison (5 à iO*) et les dépôts moyens une inclinaison plus faible encore, mais où les dépôts les plus récents sont horizontaux. Je n'attribuerais pas une grande importance à ces pion gements parallèlement à l'inclinaison des couches, parce que l'expérience apprend qu'ils peuvent résulter de circonstances fortuites, telles que la décalcification sur le parcours des eaux souterraines. Un défaut d'horizontalité des lignes de niveau serait plus significatif. Peut-être y a-t-il là une répétition des difficultés de l'Altenfjord. Verbeek, Vorloopig Verslag^ etc., p. 37 et suiv.

2. K. Martin, Ueber seine Reise in den Moluiiken, durch Buru, Seran und benachbarte kleinere Inseln (Verhandl. Ges. f. Erdkunde, Berlin, XXI, 1894, p. 506-321, pl. 12 : carte); Reisen in den Molukken, Geologischer TheiL I : Ambon und die Uliasser, in-8«, 98 p. 3 cartes, 5 pl., Leiden, 1897; et Ein Ichthyosaurus von Ceram (Sammlungen d. Geol. Reichsmuseums, Leiden, IV, 1898, p. 70-85, 1 pl. [et Jaarb. t. h. Mijnwezen in Nedorl. O.-Ind., XVII, 1888, wetensch. ged., p. 3-18, 1 pl.]); J. L.C. Schrocdervan der Kolk, Mikroskopische Studien über Gesteine aus den Molukken^ i, Gesteine von Ambon und den U/iassem (Jaarb. v. h. Mijnwezen in Nederl. O.-Indie, XXIV, 1895, wetensch. ged., p. 1-57 [et Sammig. d. Gcol. Reichsmuseums in Leiden, Ser. I, Bd. V, 1896, p. 70-126]) ;R. D. M. Y erbeek, Over de Geologie van Ambon (Verband, k. Akad. Wetensch. Amsterdam, 2. Sect., VI, n» 7, 1899, p. 1-26, 1 pl.); voir ausi les tra?aux déjà mentionnés de Martin et Wichmann sur le Wawani.

3. Wichmann figure en outre un troisième arc, courant de la côte nord-ouest de l'Aûstralitf par les îles Aroe, la côte occidentale de la Nouvelle-Guinée et la côte sud de Misool et d'Obi.

saure, et Ton connaît dans la partie nord-ouest de BoeroedesBélemnites et des Aptychus. Sur de nombreux points de Céram, à Kelang et à Manipa apparaissent des roches eruptives crétacées*.

Près de la côte ouest de Boeroe, le Kapala Madang, formé probablement de calcaire de Boeroe, atteint 2600 mètres.

Il est peu probable en soi que la Cordillère de Soemba et de Timor, après s'être résolue en une série de petites îles et de récifs, reparaisse avec un tel développement. Je préfère donc admettre que Tare de Timor vient s'appliquer contre une autre chaîne autonome, dirigée E.-W., et je suppose que Boeroe et Céram doivent être considérées comme le prolongement de la presqu'île méridionale de la Nouvelle- Guinée.

Plusieurs circonstances appuient cette conjecture, qu'il n'est malheureusement pas possible de discuter en détail, vu le peu de précision des connaissances que nous possédons sur la Nouvelle- Guinée.

La grande Cordillère de la Nouvelle-Guinée se recourbe dans sa partie occidentale de manière à prendre exactement la direction E.-W., et elle atteint sous le nom de Monts Charles-Louis, par 4** de lat. S., la côte ouest.

Dans la presqu'île du Nord, les Monts Arfak (2400 m. environ) suivent également la même direction.

Le Golfe de Berau (M*^ Cluer) s'enfonce si profondément entre les deux péninsules du Nord de la Nouvelle-Guinée, qu'il n'est séparé de la Baie du Geelvink que par une croupe de 25 à 30 kilomètres de large. Cette croupe, d'après A. B. Meyer, est formée de calcaire, tandis qu'au Nord et au Sud on connaît des roches archéennes, en particulier du granité, et aussi du gneiss dans les Monts Arfak*.

L'alignement du Golfe de Berau correspond à une zone marine dans laquelle on ne trouve pour ainsi dire aucune île jusqu'à la côte orientale de Célèbes; cette zone est bordée au Nord par les îles Misool, Obi Besar, Mangoli et Soela Besi, Taliabo et le groupe des Peling, qui forment une chaîne parallèle à Céram et à Boeroe et atteignant Célèbes. Au Sud d'Obi Besar, la profondeur atteint 3400 mètres.

1. Pour les roches anciennes au Nord de Boeroe, voir aussi J. L. G. Schroeder '▼an der Kolk, Mikroskopische Studien über Gesteine aus den Molukkeny III (Sammlungen

d. Geol. Reichsmuseums in Leiden, Ser. I, VI, 1900, p. 77-127).

2. A. B. Meyer, Auszüge aus den auf einer NeurGuinea Reise im Jahre 4873 geführten Tagebüchern von-^^als Erläuterung zu den Karten der Geetvink-Bai und des Mac Cluer- Golfes, in-folio, Dresden, 1875, p. 1.6; A. Frenzel, Mineralogisches aus dem Ostindischen Archipel (Jahrb. k. k. Geol. Reichsanst., XXVII, 1877 (Tschermak, Mineralogische Mitthcil.), p. 306-308).

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Pour la connaissance de cette chaîne d'îles, les observations de Verbeek sont encore très importantes. Des roches archéennes, presque toujours associées à du granité, se montrent sur la plupart des îles de Varchipel Peling, puis à Taliabo, Mangoli, Soela Besi, et aussi, d'après Wichmann et Kükenthal, aux îles Obi.

Sur la côte sud de Taliabo et de Mangoli s ajoutent des couches jurassiques, qui renferment d'après G. Boehm Slephanoceras Hmnphriesia}ium, Slephanoceras Brongniarti et Belemnites Gerardi^ puis des couches crétacées à Hoplites, Acanthoceras, Schloenbachia et InoceramusK Dans TEst, à Misool, l'expédition du « Siboga » a trouvé des Ammonites et des Belemnites.

Les roches eruptives crétacées dont il a souvent déjà été fait mention sont connues dans plusieurs localités de la presqu'île orientale de Célèbes, la presqu'île de Banggai, aussi bien au Nord, •du côté du golfe de Tomini, qu'au Sud, du côté du golfe de Tolo; elles reparaissent à Obi Besar, Obi Latoe et dans la petite île Tamat.

Wichmann indique que, de la presqu'île sud-est de Halmahera, une traînée de roches à olivine se suit par Faoe près de Gebee et par Gag jusqu'à Waigeoe; et Verbeek signale ces roches eruptives crétacées sur un si grand nombre de points entre Misool et Waigeoe, qu'il est probable qu'elles forment, associées à des sédiments tertiaires, la plus grande partie des îles comprises entre Halmahera et la Nouvelle-Guinée.

Elles reparaissent à Batanta, Salawati, et à l'état de cailloux roulés, dans le lit des rivières, sur la côte nord de la Nouvelle-Guinée, ainsi que dans la Baie du Geelvink, à l'île Roon^ dont le reste est fait de micaschistes. Les serpentines sont très recherchées des indigènes, qui les emploient à la fabrication de leurs armes, comme Beccari nous l'apprend pour ceux du voisinage de la Baie de Humboldts

Un fait très remarquable, c'est que toute la partie de l'archipel qui s'oriente de l'E. à TW., entre la Nouvelle-Guinée et Célèbes, ne possède pas de volcans. Au Nord seulement, du côté de Halmahera, Wichmann et Verbeek citent toute une série de montagnes andésitiques. Ce sont, d'après Verbeek : le Lawien (à l'Est d'Obi Besar), le Pisang, le Kofiaoe (au Nord de Misool), et un peu plus au Nord le Klaarbeek» Wichmann considère ces pointements comme jalonnant une ligne de fracture venant du Sud-Ouest de Halmahera et

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