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Philippson, La tectonique de l'Égéide j p

2. V. Hilber, Geologische Reise in NordgiHechenland und Makedonien in i894 (Sitzungsber. k. Âkad. Wiss. Wien, Mathem.-naturw. Cl., CHI, Äbth« I, 1894, p. 620). Boue connaissait déjà plusieurs de ces gisements, dont la continuité ne se révèle que maintenant.

4ä6 La face dé LA TËRRÉ.

kia S Mais il se prolonge dans le Péloponnèse ei aiteint, d'après Philippson, après avoir traversé toute la péninsule, l'extrémité méridionale du Golfe de Messénie (fig. 70). Là sa direction est S.S.E., et elle tourne par Cérigo et Cérigotto vers la Crète ' et Rhodes.

Cette grande zone calcaire est bordée du côté de TOuest, de la région du Nord jusqu'aux rives méridionales du Péloponnèse, par une zone de grès plus récents ; du côté de TEst, il existe également, sur une notable longueur, une zone de grès analogue.

Grâce à Técartement de la zone méridienne du Pinde par rapport à la direction S.E. ou E.-W. de TOthrys, il se forme, au sein des arcs dinariques, un vaste domaine intermédiaire. L'on voit s'y intercaler des tronçons arqués de chaînes calcaires s'orientant S.E. ou S.S.E., comme VŒta et le Parnasse. Celles-ci subissent à leur tour une déviation vers TE. et le N.E., et, ainsi qu'il ressort des observations de Bittner et de Teller, traversent à angle droit Tîle A'Eubée.

Plus au Sud, ou mieux plus à l'extérieur dans le système dinarique, on voit reparaître encore une fois les terrains anciens. VAttigue, le Sud de VEubée, Andr os, Keos et Thermia et les îles suivantes jusqu'à Syra et Siphnos sont formées de schistes anciens et de marbres. La direction tourne ici au N.E., conformément à l'allure générale de l'arc. Mais déjà à Syra et à Siphnos, des gneiss à albite se montrent comme soubassement des schistes anciens; à Tinos affleurent des gneiss plus anciens encore, orientés N.N.E., et la plus grande partie d^Antiparos, de Paros et de Naxos est formée de gneiss ou de gneiss granitoïde^

1. Neumayr, Denkschr. k. Akad. Wiss. Wien, Mathem.-naturw. Cl., XL, 1880, p. 112; Philippson, Äeitschr. d. Ges. f. Erdkunde, XXXII, 1897, p. 273 [Thessalien und Epirtis, p. 368]; Hilber, Sitzungsber. k. Âkad. Wiss. Wien, Mathem.-naturw. Cl., cm, 1894, Abth. I, p. 592, et aiUeurs.

[2. La présence du Trias fossilifère en Crèle vient d'être annoncée par L. Caycux, qui a également abordé Tëtude tectonique de cette lie (C.R. Acad. Se. Paris, CXXXIV, 1902, p. 1116 et 1157).]

3. Philippson, Verhandl. Ges. f. Erdkunde, Berlin, XXI V, 1 897, p. 264-280, carte); La tectonique de l'Égéidey p. ii9 [Voir surtout son mémoire : Beiträge zur Kenntnis der

LéOBNDB DB LA FIGDRB 70 {suite),

Nomenclatnre des zones tectoniques : Système de la Grèce Orientale : N, Massif cristallin Septentrional; C, Massif cristallin des Cyclades; K, Zone du Kotsiakas; M, Zone de la Grèce Orientale moyenne (Mo, Sons-zone de l'Othrys ; Me, Sous-sone de l*Œta ; Mp, Soas-zone du Parnasse) ; A, Zone de TArgolide. — Are Êgéen méridional :T^ Zone da Taygète; E, Zone de l'Enrotas ; R, Zone du Parnon; D, Zone Argolico-Arcadionne; H, Zone de l'AchaTe Orientale. — Système de la Grèce Occidentale : Z, Mont Zygos; P, Zone du Pinde (Po, Sous-sone orientale du Plysch : Pk, Sous-ione des calcaires du Pinde ;Pw, Sous*zone occidentale du Flysch);I,Zone Ionienne (Ta, Sooszone de lanina ; Iz, Sous-sone de Zarovina ; Id, Sous-zone du Dropoli : Iw, Cliaino principale do l'Ouest de l'Épire ; le, Sous-zobe de Delviüon ; îp, Sous-zone de Philiataes).

Fig. 70. — Allure des chaînes de la Grèce continentale, d'après A. Philippson (Annales de Géographie, VIII, 1898, pi. III;.

1. Gneiss; ?. Schistes cristallins et marhres; 3. Terrains siSdimentaires anciens; 4. Flysch; 5. Limites des zones tectoniques (voir la nomenclature au bas de la page ci-contre); 6. Roches volcaniques récentes ; 7. Plongement des couches ; 8, Pli anticlinal ; 9, Pli synclinal. — Échelle de 1 : 3000 000, Longitude E. (Paris),

LES TAÜRIDES ET LES DINARIDES. 439

Philippson regarde ce massif gneissique des Cyclades comme un ancien noyau montagneux, qui aurait exercé une influence sur Tallure de Tare. La disposition des schistes en arc de cercle est très nette, et on peut bien en chercher le prolongement dans les bandes de roches anciennes, orientées N.N.E. ou N.-S., que nous avons signalées dans la région du rebroussement taurique,àChio,aux Spalmadori et à Mételin.

Mais, comme cela ressort des travaux de Lacroix, il existe également, au Sud du gneiss des Cyclades, une zone de schistes anciens et de marbres. La partie méridionale, non volcanique, de Milos en fait partie, ainsi que Tîle de Polykandros et la montagne calcaire de l'Hagion Elias à Santorin ^

Amorgos, constituée par des calcaires foncés, s'oriente auN.E., dans le sens du rebroussement.

Un fait très remarquable, c'est que bien loin de là, dans le Nord de l'île de Cérigo, il existe, d'après les observations de R. Leonhard, un lambeau de phyllades anciens dont la direction est E.N.E. ; ces roches sont recouvertes en discordance par des calcaires, qui s'orientent S.E. et E.-W. dans le Sud de l'île, conformément au dessin de la courbe qui rattache le Taygète à la Crète *.

L'arc volcanique court par Égine, Methana, Poros, MiloSy Santorin et Nisyros. 11 est donc compris en grande partie dans le domaine des schistes anciens, mais il en sort à l'Est pour suivre l'allure de l'arc externe.

La transition est ménagée d'abord par les montagnes calcaires de l'Argolide et de l'Arcadie. Aux environs de Sparte, Douvillé a signalé des traces du Trias '.

On atteint alors le grand arc qui rattache le Pinde à la Lycie, en enveloppant tout l'Archipel.

Le Pinde présente sur presque toute sa longueur des couches

griechuchen Inselwelt (Petermanns Mitteil., Ergänzungsheft Nr. 134, 172 p., 4 cartes, 1901)]; et H. Baron yon FouUon undV. Goldschmidt, lieber die geologischen Verällnisse der Inseln Syra^ Syphnos und Tinos (Jahrb. k. k. Geol. Reichsanst., XXXVII, 1887, p. 1-34, pl. I-U : cartes). Voir aussi F. Schafarzik, Geologische Notizen aus Griechenland (Jahresber. kgl. Ung. Geol. Anst. für 1893, 1895, p. 177-192, notamment p. 189 et suIt.).

1. A. Lacroix, Sur la constitution minéralogique de Vile de Polycandros (G. R. Acad. Se, CXXIV, 1897, p. 628-630).

2. R. Leoohard, Die Insel Kythera (Petermanns Mitteil., Ergänzungsheft Nr. 128, 1899, carte; voir notamment p. 7 et 10).

3. Douvillé, Sur une Ammonite triasique recueillie en Grèce (Bull. Soc. Géol. de Fr., 3* sér., XXIV, 1896, p. 799). [Voir aussi L. Gayeux et Ed. Ardaillon, Preuve de texis^ tencedu Trias en Grèce. Position stratigraphique du calcaire du Cheli (C.R. Acad.Sc, CXXXÏII, 1901, p. 1254-1256).]

plongeant à TEst, et la même inclinaison caractérise la zone occidentale des grès (fig. 71); Philippson en conclut à bon droit que tout le Pinde est renversé dans la direction de TOuest.

A rOuest de ce faisceau, dans FÉpire et dans les îles Ioniennes, se succèdent de nouvelles bandes de calcaire et de grès; on y connaissait depuis longtemps TÉocène, le Crétacé et le Jurassique; dans rÉpire, on a également trouvé du Lias*. Ce sont ces bandes qui viennent s'enfoncer sous la Mer Adriatique dans le promontoire des Monts Acrocérauniens, constitué par un calcaire h Rudistes.

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