‹ La face de la terreChapitre 75 sur 137 · A MO · texte numérisé non relu

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RECOUVREMENTS DE LA SCANDINAVIE CENTRALE diaprés A.E.Tömebohm..

Terrains du Sub Stratum, au Sud-E st ( blanc ) : A • ArchéerL- D a- Grès de DoUl,

Sp - SparagmUt /Si - StZuriuh, ■■ Gabàro dit Jötun^clci . Terrains plissés et Lambeaux de recoiivrement (rose) : K'ArchêeTif Groupe, de Sève: ^^'SparoffTnüe, ar • Schistes d'Are, Rör - Scftzstes de R8ros(Les couches ctunàriennes et siluriennes plus récentes n'ont pas été distinguées par un symbole spécial i. WSà Roches rertes d'migine eruptive f ELUZl Schistes deBrtlc. ^V.TK'^ Groupe d'JSkne (Dévonienf); It Granité récent.

:Échelle de l : 2600000. Hauteurs eu mètres.

verture horizontale et discordante de grès sans fossiles (« Gaisa- System » de Tellef Dahll), qui masque de plus en plus la chaîne plissée. Ces grès forment la plus grande partie de la côte, de TAltenfjord jusqu'au Varangerfjord*.

12. Rapports entre la Seandinavie et TÉcosse. — Â Tinterprétation de la structure des montagnes de TOuest de la Scandinavie par un grand chevauchement, donnée par Tömebohm, on a objecté que le déplacement d'un compartiment terrestre au-dessus d'un autre dans une direction presque horizontale, sur une longueur de 9 à 10 degrés de latitude et sur une largeur susceptible d'atteindre 100 kilomètres, dépasse tout ce que nous pouvons nous imaginer au sujet des phénomènes dynamiques . dont notre globe est le siège. Mais nos conceptions doivent se plier aux faits, et pour ce qui est de ces faits, il ne subsiste guère de divergences sérieuses dans la façon dont on se les représente. On voit nettement, au contraire, qu'il n'existe plus aujourd'hui que les ruines d'un édifice montagneux de proportions encore plus ,vastes. Brögger insiste sur ce que, très souvent, ce sont les roches occupant les altitudes les plus élevées qui se montrent le plus profondément atteintes par le métamorphisme*; et M. Törnebohm attire mon attention sur la présence à Sjangili, au Sud-Ouest du lac de Torneâ, au-dessus du terrain primitif du bouclier et d'une sparagmite n'ofiFrant aucune trace visible de compression, d'une série de roches schisteuses et d'un granité violemment comprimé au sommet. Ceci montre que des masses importantes de terrains, qui jouaient le rôle d'une surcharge, ont disparu. On ne sait pas non plus de combien le glint a reculé vers l'Ouest, sous Tinfluence de l'érosion, depuis l'époque dévonienne; on ignore donc quelle était l'amplitude totale du chevauchement, pas plus qu'on ne sait d'ailleurs jusqu'où il s'étendait vers le Nord et vers le Sud.

Mais sur toute la longueur visible règne la tendance, de la part des parties recouvrantes, à passer vers l'Ouest à une chaîne plissée, consistant en coulisses allongées de direction générale N.N.E. Dans cette chaîne, les anticlinaux et synclinaux de premier ordre (coulisses) sont assez larges, mais de nombreux plis secon-

1. C'est à ce grès que se rapportent les observations de [Reusch et de] Strahan sur rintercalation de blocs glaciaires; [H. Reusch, Skuringsmerker og morxnegrus eftervist i Finmarken fra en période seldre ind « istiden » (Norges Geol. Unders., Aarbogfor 1891, H p.jEnglishSummary); et] A. Strahan, On Glacial Phenomena ofPaleozoin Age in the Varanger Fjord (Quart. Journ. Geol. Soc, LUI, 1897, p. 137-146, pi. VIII-X).

2« W. C. Brôgger, Lagfölgen pâ Hardangervidda, p. 138 et suiv

daires les accompagnent, et les roches y sont affectées d'un métamorphisme dynamique très marqué. Dans les masses de recouvrement, on observe aussi sans doute des traces de compression, mais ce qui domine, sur de grandes.étendues, ce sont les indices d'un étirement extraordinaire {Auswalzung).

Holmquist, dont la coupe de Bodo àKvikkjokk vient d'être men-

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Terrain, fondamental

Fig. 90 et 91. — Explication hypothétique du chevauchement scandinave, d'après Holmquist (poussées symétriques).

tionnée, a tenté de donner du phénomène une explication hypothétique qu'illustrent les figures suivantes*.

Au Nord, le terrain primitif du bouclier plonge plus ou moins brusquement sous le glint. D'ordinaire, les « fenêtres » qui se forment plus au Sud (pi. II) sont également plus rapprochées du bord oriental. A l'Ouest, dans les profondes vallées de la chaîne plissée et sur le bord de la mer, le bouclier n'affleure nulle part : l'inclinaison des couches dans les coulisses, et en particulier l'allure plus ou moins verticale des bandes de marbre, atteste que son prolongement probable doit occuper un niveau très bas au-dessous de la côte occidentale actuelle.

1. p. J. Holmquist, Bidrag tili diskussion om de skandinaviske fjellkedjans tektotäk (Geol. Foren, i Stockholm Fôrhandl., XXUl, 1901, p. 55-71). . .

Holmquist admet un affaissement linéaire, symétrique, avec tendance au rapprochement des deux bords (fig. 90 et 91).

Mais comme à TOuest, du côté de Trondhjem, le plissement diminue d'intensité, comme de plus, dans toute la péninsule, le maximum d'action dynamique se manifeste vers TEst, Holmquist pense qu'un affaissement dissymétrique rendrait encore mieux compte des faits (fig. 92 et 93). Il en conclut que, grâce àl'affais-

Terrains rertversés et plissés

' Ovevauucfvcment

Fig. 92 et 93. — Explication hypothétique du chevauchement Scandinave, d'après Holmquist (poussées dissymétriques).

sèment ultérieur de la partie orientale (c'est-à-dire du bouclier ou de l'avant-pays), le recouvrement devient en somme un renfoncement (Unterschiebung) *.

Cette conception, à tout prendre, ne résout pas le problème, elle ne fait que le déplacer, en le reléguant à une profondeur inconnue au-dessous de la surface. C'est ce qui paraîtra évident si l'on essaye d'appliquer l'échelle de la nature (100 kilomètres) aux parties horizontales des fig. 92 ou 93. Néanmoins, l'image correspond parfaitement à la descente de toute la masse suivant une courbe unique, plongeant au N.W., qui a été signalée au Nord du 69*» de lat. N. (II,

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