‹ La face de la terreChapitre 99 sur 137 · K. M. Paul, Grundzage der Geologie der Bukowina^ p · texte numérisé non relu

K. M. Paul, Grundzage der Geologie der Bukowina^ p

2. V. Uhlig, Bericht über das Gebiet der goldenen BistritZy p. 741.

certains noyaux anciens, bien délimités, les discordances typiques des Altaïdes; ensuite, la chaîne enveloppe par un mouvement de torsion le liorst du Danube et passe ainsi aux Carpathes Roumaines. Après Tétranglement déterminé par cette torsion, il se produit un charriage des coulisses dans la direction du Sud, et la fenêtre du Paring apparaît. L'arc Carpathique déborde sur la Chaîne Cimmérienne, puis sur le horst de Podolie et sur les prolongements affaissés des avant-chaînes varisques (montagnes de Sandomir); ir s'étale enfin par-dessus les Sudètes, et c'est alors seulement qu'il va se raccorder avec les Alpes.

L'histoire de la pénétration des Altaïdes en Europe est très complexe. L'édifice anté-permien est certainement encore représenté dans le Balkan Occidental. Les multiples discordances qu'on observe dans la série mésozoïque de la Chaîne Cimmérienne sont sans doute le témoignage des phases ultérieures de cette histoire. On constate aujourd'hui un phénomène singulier, c'est que les chaînes anté-permiennes et mésozoïques {Massif Cimmérien) sont morcelées et masquées, et que. des deux côtés^ les extrémités libres des chaînes plus récentes affluent en quelque sorte vers le domaine pontiqiie; il en est ainsi dans les Carpathes, où, de la Bukovine jusqu'à l'éperon de Valeni, des plissements de plus en plus récents se font sentir; la même allure prévaut dans le Balkan Oriental, et aussi en territoire asiatique p'^ur les plis jeunes, bifurques, du Nord-Ouest du Caucase.

Il semble presque qu'une antique jonction ait été interrompue, et qu'elle tende à se rétablir suivant des lignes nouvelles.

Fractures varisques. — La première partie des Altaïdes européennes, l'arc varisque, avant même de se résoudre en horsts, ne possédait pas une structure homogène. Il renfermait des enclaves calédoniennes, et son allure avait été influencée très profondément par un vaste massif précambrien situé sur son bord méridional, le Massif archéen de la Bohême, Nous en avons déjà parlé (II, p. 197) comme d'un fragment étranger et inexpliqué. Franz E. Suess a, depuis lors, précisé ses limites du côté de l'édifice varisque (voir la pi. IV, ci-jointe); il a nommé la partie occidentale, la plus ancienne, Massif Moldanubien, et la partie riche en graphite qui s'y rattache à l'Est, et dont Tûge est également précambrien. Zone Morave \

L'Est de la Bavière, l'Ouest et le Sud de la Bohême, l'Ouest de la Moravie, le Nord de la Haute-Autriche et le Nord-Ouest de la Basse- Autriche appartiennent au Massif Moldanubien. Celui-ci franchit le Danube sur une largeur notable, à l'état de haut plateau gneissique, et s'affaisse à une grande profondeur en vue des Alpes. Près de Wels,

1. Franz E. Suess, Baa und Bild Oesierreichs, ln-8% Wien-Leipzig, 1903, 1, p. 39, 275, 314.

dans la Haute-Autriche, à 17 kilomètres au Sud de son bord méridional visible et à 26 kilomètres du bord des Alpes, un sondage a percé sur une épaisseur de 1037 mètres des sédiments d'âge tertiaire moyen et, immédiatement au-dessous, à 722 mètres au-dessous du niveau de la mer, on a rencontré le gneiss à cordiérite de la Bohême, sans aucune trace de terrains alpins*.

Un brusque changement de direction, qui se produit au Sud de la station thermale de Marienbad et qu'on peut suivre à travers les montagnes en allant vers la Bavière, indique du côté de l'Ouest la limite avec le territoire varisque du Fichtelgebirge; Hochstetter Ta déjà remarqué. A l'Est, du côté des Sudètes, Bukowski a trouvé, dans la haute vallée de la March (Morava), une limite également nette, tandis que vers le Centre de la Bohème le manteau crétacé masque beaucoup de détail»*.

On connaît en plusieurs endroits des enclaves calédoniennes. Uehe en a décrit en Thuringe '. L'exemple le plus frappant répond aux massifs de Rocroi, de Serpont et de Stavelot (Hohe Venu), dans l'Ardenne. Gosselet a montré que l'étage de Llandovery participe encore à leur direction aberrante, tandis que le Dévonien les recouvre en discordance *.

1. R. J. Schubert, Die Ergebnisse der mikroskopischen Untersuchung der hei der ärarischen Tiefbohrungzu Wels durchteuften Schichten {iahrb. k. k. GeoL Reichsanst., LUI, 1903, p. 385-422, pi. XIX).

2. G. Bukowski, Verband], k. k. Geoi. Reichsanst., 1900, p. 198, et ailleurs. La série des formations paléozoïques anciennes de la Bohême occidentale disparaît, non loin de Prague, sous la couverture crétacée. Jahn a pu établir qu'elle décrit souterrainement une courbe, qu'elle reparaît au bord oriental de TEisengebirge, et que ses Iambeau7[, flottant sur le basalte, sont ramenés au jour aux environs de Pardubitz; J. J. Jahn, Die Silarformation im östlichen Böhmen (Jahrb. k. k. Geol. Reichsanst., XLVIII, 1898, p. 207-230). Les constatatioos^ antérieures en date, de Krejci laissent entrevoir un résultat analogue.

3. K. Th. Liebe, Uebersicht aber den Schichlenaufbau Ostthüringens (Abhandl. zur Geol. Specialkarte v. Preussen, V, Heft 4, 1884, p. 401-530, 2 cartes; en particulier p. 434 et 441). Voir aussi Zimmermann, Jahrb. k. Preuss. Geol. Landesanst., XV, 1894, p. lviii. Le prétendu « système du Frankenwald », de Liebe, s'expliquerait sans doute par la direction des cassures de la Franconie.

4. J. Gosselet, Remarques sur la discordance du Dévonien sur le Cambrien dans le massif de Stavelot (Annales Soc. GéoJ. du Nord, XV, 1887-88, p. 158-161); voir aussi ibid., XllI, 1885-^, p. 288, et surtout : VArdenne. In-**, Paris. 1888, p. 705 et suiv. (Mém. pour servir à Texplic. de la Carte géol. détaillée de la Fr.). Certains diétails apparaissent déjà dans André Dumoflt, Mémoire sur les terrains Ardennais et Rhénan de VArdenne, du Rhin^ du Brabant et du Condros, 1" partie (Mém. Acad. Roy. Se. Bruxelles, XX, 1847, p. 45-92). Pour le Condroz, voir (j. Simoens, De l'indépendance, en Belgique, des chaînes calédonienne et hercynienne (Bull. Soc. Belge de GéoI., Bruxelles, XX, 1900, Proc.-verb., p. 100-102). P. Fourmarier admet qu'ultérieurement s'est produit un chevauchement complet du bord septentrional du Hohe Venn : P. Fourmarier, La structure du massif de Theux et ses relations avec les régions voisines (Annales Soc. Géol. de Belgique. XXXIII, 1905-1906, Mém., p. 109-139, pi. V-VIl : cartes); du mène. La tectonique de VArdenne (Ibid., XXXIV, 1906-1907, Mém., p. 15-123, pi. I-XII : cartes et coupes, en particulier p. 113). G. Simoens décrit encore, à l'W.N.W. de Nivelles, des traces calédoniennes situées extérieurement à la bordure varisque : Exemple de failles bordières du massif du Brabant (Bull. Soc. Belge de Géol., XXI, 1907. Proc.-verb., p. 71), Il ne semble pas absolument certain que ces gisements ne puissent appartenir à Tensemblc dont il sera question plus loin sous le nom de •• Saharides ».

Cet édifice varisque, asses hétérogène, est traversé par des cassures dont le plus grand nombre sont évidemment d'origine locale, tandis qu'à côté se montrent deux groupes d'accidents linéaires trahissant par leur allure autonome une origine tout à fait différente. L'un de ces deux groupes est caractérisé par la direction N. ouN.N.E., et l'autre par la direction N.W. ou W.N.W.

l» Accidents en rapport avec le plissement. — Nous ne mentionnerons que quelques exemples de fractures indigènes.

Les vraies failles longitudinales sont rares et, à ce qu'il semble, limitées à l'Ouest.

L'exemple le plus notable est celui du fossé de la Sarre et de la Nahe. Ce graben est bien connu, grâce à l'exploitation des mines et à d'excellents travaux. D'après Leppla, son histoire est la suivante : Après la surrection de la chaîne varisque se forma un fossé longitudinal, au fond duquel s'entassèrent les veines de charbon du terrain houiller supérieur et le Rothliegende, accompagné de sédiments d'origine locale et de roches intrusives. Puis, à l'époque du Rothliegende supérieur, un anticlinal allongé, le « Pfälzer Sattel », prit naissance.. Ensuite, mais toujours avant le dépôt du Grès bigarré, l'aile Sud de cet anticlinal s'affaissa, le long d'une faille dont le rejet atteint environ 2000 mètres. Après le dépôt du Grès bigarré, et peut-être seulement au début de la période tertiaire, sont survenus de nouveaux affaissements de 50 à 100 mètres. Ainsi donc, il est établi que des failles longitudinales ont pris naissance dans ce bassin avant l'époque du Houiller supérieur, après le Rothliegende supérieur, et avant et après le dépôt du Grès bigarré *.

Ce fossé se dirige au N.E. vers le Rhin et au S.W. vers la France. En suivant la direction varisque, des sondages ont, conformément aux prévisions de Nicklès, atteint le terrain houiller supérieur, dans le département de Meurthe-et Moselle, entre 700 et 800 mètres de profondeur ^

1. A. Leppla, Geologische Skizze des Saarbrücker Steinkohlengebirges (Aus d. Pestschrift z. IX. AUfT. deutsch. BergmannstAge). In-S**, 57 p., Berlin, 1904.

2. R. Nicklès, De Vexistence possible de la Houille en Meurthe-et-Moselle. In-S", 24 p., Nancy, 1902; C. Gavallier, Sur la découverte de la houille en Meurthe-et-Moselle (G. R. Acad. Se, CXL, 1905, 1" sem., p. 893-895); R. Nicklès, Sur les recherches de houille en Meurtlie-et- Moselle (Ibid., p. 896-898); R. Nicklèa, Sur la découverte de la houille à Abaucourt, Meurthe-et- Moselle (ibid., GXLI, 1905, 2' sem., p. 66-68) ; voir aussi les notesde Ber^eron, Laur, etc. ^Voir en outre : R. Nicklès et H. Joly, Sur la tectonique des terrains secondaires du Nord de Meurthe-et- MoseUe (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4* sér., VU, 1907, p. 293-306, carte dans le texte; résumé, G. R. Acad. Se. GXLIV. 1907, 1*' sem., p. 586-589, carte); R. Zeiller, Sur la flore et sur les niveaux relatifs des sondages houillers de Meurthe-et-Moselle (G. R. Acad. Se, GXLIV, 1907, l" sem., p. 1137-1143); J. Bergeron, Sur les dômes du terrain houiller en Lorraine française (Ibid., p. 1185-1186); R. Nicklès, Sur Vexistence de la houille à Gironcourt-sur-V raine {Vosges) (Ibid., CXL VIII, 1909, V sem., p. 32:3-326); P. Termier, additions à la note précédente (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4* sér., IX, 1909, p. 75-76).]

Dans son prolongement ultérieur, cette direction n'aboutit pas au Plateau Central; mais les longues traînées de gisements houillers. souvent limitées par des failles, qu'on observe dans cette région, et qui ont été considérées tantôt comme des canaux et tantôt comme des cuvette-? synclinales, rappellent beaucoup, par un grand nombre de leurs caractères, le fossé de la Sarre. Les études de Michel-Lévy, De Launay, etc., sur leur structure, et celles de Fayol et Grand'Eury, sur leur mode de remplissage (II, p. 399-404), ne permettent guère de douter qu'ils se sont formés dans des bassins distincts dès l'origine. Là encore, il y a des failles qui sont antérieures au terrain houiller supérieur. d'autres qui sont seulement anté-triasiqucs, et d'autres enfin dont Vù-^^ est plus récent*. Le long chapelet de bassins houillers qui s'étend de Souvigny à Pléaux ne répond à un alignement varisque que sur la bordure Nord et la bordure Sud du Plateau Central : ailleurs, c'est une fracture ou un graben, et on aurait tort, par conséquent. de le considérer comme une ligne directrice du plissement (II, p. 184 -.

Un second exemple est fourni par la falaise méridionale de VErz^jfbirge. Laube a montré que cet escarpement, au lieu de suivre la direction des couches, recoupe obliquement la série des zones de terrains \ Il se termine à l'Est en face de la fracture de l'Elbe et doit, par conséquent, être plus récent que celle-ci. En même temps, une plateforme crétacée s'abaisse des hauteurs de l'Erzgebirge vers la fracture de l'Elbe. Le bassin de lignitesqui s'étend au pied du massif est recoupé par des cassures parallèles. La faille de l'Erzgebirge n'a que des rapports éloignés avec les basaltes du Nord de la Bohême. Ceux-ci commencent à apparaître en Bavière, se prolongent vers l'Est à travers le Riesengebirge jusque vers Ostrau, et possèdent quelques bouche> d'éruption isolées fort loin au Sud et aussi au Nord de l'Erzgebirge. Mais, en fait, ils atteignent leur plus grand développement dans la région affaissée.

Un exemple de nature différente correspond à la faille du Danuhe, de Ratisbonne à Passau (I, p. 249-255). Elle est comprise en entier dans le Jurassique supérieur. Son tracé est légèrement concave. Il nV a vrai-

i. Voir, par exemple : Michel-Lévy, Sur les roches éraptives basiques^ cambriennfs <k Maçonnais et du Beaujolais (Bull. Soc. Géol. de Fr.. 3' sér., XI, 1882-83, p. 278) : TaiHes datant du Permien supérieur.

2. L. De Launay, Études sur le Plateau Central^ II, Le massif de Saint- Saulge et ses relations avec le terrain houiller de Decize (Bull. Service Carte frêol. de la Fr., Vil, 1805-1896. n* 46, p. 183-205, 4 pi.; noUmment p. 193). J. Bergeron s'est demandé si ce lon^ alignement ne formerait pas la limite des cassures armoricaines; voir son travail intitulé : De Vexlension possible des différents bassins houilters de la France (Mém. Soc. des Ingénieurs civils, S" sér., XIII, 1906, p. 1337, pi. 109).

3. G, G. Laube, Geologie des böhmischen Erzgebirges, II (Archiv d. Naturwiss. Durchforschung v. Böhmen, VI, n* 4, 1887, p. 1-259; nombreux passages).

PÉNÉTRATION DES ALTAIdES EN EUROPE. 577

ment fracture que sur quelques tronçons de son parcours; ailleurs, les couches s'abaissent vers la plaine en décrivant une flexure, comme le ferait un tapis sous l'influence de son poids. Au-dessus de cet accident se trouvent les pointements éruptifs connus du Ries, du Höhgau, etc. 11 est plus récent que le Crétacé supérieur et plus ancien que la Mollasse d'eau douce inférieure. L'amplitude de l'affaissement est considérable. A Ochsenhausen, au Sud d'Ulm, à 30 kilomètres de la fracture, un sondage poussé jusqu'à 738 mètres de profondeur (à 141 mètres au-dessous du niveau de la mer) n'a pas atteint la base de la Mollasse. On a souvent supposé que cette faille se rattachait, d'une manière ou d'une autre, à la formation des Alpes.

De même, Michel-Lévy a décrit, dans l'Est du Plateau Central, toute une série de « plissements à grand rayon de courbure » qu'il considère comme autant d'anticlinaux effondrés, parallèles aux Alpes; ces plis démontreraient que, dans cette région, le horst était moins rigide. Il s'agit là d'une influence des Alpes sur le horst, tandis que l'influence des horsts sur les Alpes admise par d'autres observateurs ne se manifeste que par les déviations des Alpesi,

Non moindre est la diversité des contours des horsts. Il arrive souvent qu'une cassure reste invisible dans les terrains anciens, et qu'elle se traduit brusquement en pénétrant dans leur couverture sédimentaire. Une roche servant d'horizon caractéristique, comme une nappe intrusive ou un banc de schistes siliceux, permet de reconnaître de nombreuses fractures qui, autrement, demeureraient, insoupçonnées (fig. 105); et les travaux des mineurs ont plus d'une fois résolu le terrain en une mosaïque de fragments polygonaux. Plus est poussée loin l'observation, — dont la limite est la plaque mince, examinée au microscope, — et plus l'influence des grands phénomènes diminue : ce sont les compressions, les déplacements et les adaptations locales dont on aperçoit les effets. L'analyse devient alors un travail à peu près stérile.

Si l'affaissement affecte un territoire ainsi morcelé, il se produit des. horsts limités par des failles affectant les longueurs et les directions les plus diverses, toutes absolument indépendantes de l'allure des terrains,, parfois influencées peut-être par les plans de schistosité parallèles, mais où jamais, comme sur le Danube, la tendance à la formation de flexures ne se fait jour.

1. W. Branco, Schwabens 123 Vahan- Embryonen und deren tafferffälUe Aasbrucksröhren (Jahreshefte d. Ver. f. valerl. Naturkunde in Württemberg, L, 1894, p. 519). Michel-Lévy, Étude sur les roches cristallines et eruptives des environs du Mont-Blanc (Bull* Service Carte géol. de la Fr., I, n" 0, 1889-1890, p. 24 et suiv.); le même, Bull. Soc. Géol. de Fr., 3' sér. ,. XVin, 1889-1890, p. 691.

Un exemple de rindépendance des fractures bordières est fourni par Denckmann, dans la description si instructive qu'il adonnée du korsl du Kellerwald, entre Cassel et Marburg*.

La carte du Harz Occidental de Langsdorff indique, sur un espace

FiG. 103. — Failles morcelant la bande des diabases du Harz Occidental entre Osterode et • le Clausberp:, d'après M. Koch [in F. Beyschlag. P. Krusch, J. 11. L. Vogt, Die Lagerstätten der nutzbaren Mineralien und Gesteine nach Form, Inhalt und Entstehung, 1. In-8% Stuttgart, 1909, p. 28, (Ig. 35).

I. Schistes de Wissenbach ; 2. Diabases qui leur sont associées; 3. Âmy^daloïdcs oi tufs; 1. Coachcs à Stringoc6j)hales: 5. Schistes à Cypridinos; 6. Diabase variolitique prenue: 7. Schistes siliceux et adinoles; 8. Grauwacko do Clausthal; 9. Grauwacko de Grand; 10. Permien (Zochstoin): 11. Allaviens anciennes; 1-2. Failles et filons métallifères. — I^Ichelle de 1 : 50 000.

ayant 18 kilomètres de long et autant de large, environ 44 accidents tectoniques, s*orientant à peu près E.S.E., mais dont quelques-uns recoupent les autres suivant un angle aigu; tous se montrent obliques

1. A. Denckmann, Der geologische Bau des Kellerwaldes (Abhandl. k. Preoss. Geol. Landesanst., neue Folge, Heft 34, p. 1-88, pi. I-III : cartes, 1901).

Ed. Sübss. — La Face de la Terre.

T. m. PI. IV.

Croquis tectonique du^^S^ '^3, planche finale).

1. Roches cristallines anciennes (granité, P^ de l'Altvatergebirge; 4. Micaschistes, roches amphiboliques du Nord du Böhmerwald f " Centre de la Bohême; schiste» paléozoTques anciens et schistes d'âge indéterminé depa^^onifère inférieur; 11. Carbonifère supérieur (terrain houiller) et Permien ; 12. Terraif récents. - Echelle de 1 : 2 500 000.

Abréviations ; .4»!. Amberg; i4n. AnnabergPran^onsbad : Ge. Gera; Gl. Glatz; Gô. Görlitz; Gr. M. Gross Meseritsch; Ht. Hirschbe^a»» ^- Landskron; Z. Leitmeritz; Me. Meissen; A/«?. Melk; AU Neudek; Ne. Neisse; i^egensburir [Ratisbonne]; Ri. Riesa; S. Sazava; Sa. Strehia; 5» />. St. Polten Ta. l^en; Ztc. Zwickau.

à la direction des plis*. Il est possible que là on ait affaire à des surfaces de schistosité.

Sur le bord des horsts se présentent parfois aussi des lignes un peu plus longues, dont l'origine est inconnue. A ce groupe appartiennent, par exemple, les cassures dirigées à peu près N.-S. qui limitent vers rOuest le Morvan et le petit horst adjacent de Saint-Saulge, et dont on doit Tétude à Michel-Lévy. Elles se poursuivent vers le Nord, à travers les sédiments plus récents, jusqu'au delà d'Auxerre, et DoUfus a pu

FiG. lOG. — Failles de la région houillère du Lancashire, d'après les cartes du Geological Survey of Great Brilain, réduites par W. Prinz {Bull. Soc, Belge de GéoL, XVIU, 1904, Mémoires, p. 144-145). — Échelle de 1 : 500 000 environ.

établir qu'elles sont plus récentes que le Calcaire de Beauce et plus anciennes que les Sables de la Sologne, qui se placent au-dessous du deuxième étage méditerranéen, à peu près au niveau du Schlier autrichien '.

La diversité de type des fractures bordières ne saurait être épuisée ici. Ordinairement, tout ce qui se dévoile au regard ne saurait être

1. \V. LangsdorlT, Gang- und Schichten-Studien aus dem westlichen Oberharz, In-8**, 47 p., carte, Clausthal, 1885; du même : Geologische Karte des Westharzes, { : 25 000. In-folio, Clausthal ; et Beiträge zur Kenntniss der Schichtenfolge und Tektonik im nordwestlichen Oberharz. In-S"*, 29 p., 8 pl. coupes, 1 carte, Clausthal, 1808. — W. Prinz a donné également, dans le Bull. Soc. Belge de Géol., XVIII, 1904, Mém., p. 144, 145, une bonne figure extraite de la carte des bassins houillère d*Anglelerre (région comprise entre Preston« Halifax et Manchester). La direction dominante est N.W. ; des cassures transversales donnent lieu & une véritable mosaïque (flg. 100).

2. G.-F. Dolirus, Bull. Soc. Géol. de Fr., 4« sér., IV, 1904, p. 568.

qu'un fragment du réseau des joints d'une mosaïque ; or, ce réseau na pas été produit, mais utilisé par Vaffaissevient, qui Ta ainsi rendu visible. Ça et là parait alors, au milieu de cet ensemble, un accident étranger, reconnaissable à sa longueur et à sa direction particulière.

2"* Accidents d'origine étrangère : Fractures N. ou N.N.E. (Fractures rhénanes ou africaines). — La direction varisque, N.E.-S.W., domine dans les Vosges, de Ronchamp et de Belfort jusqu'à la Sarre. Dans la large cuvette triasique du Haardt-Wald, il existe également des failles n'ayant qu'un faible rejet, qui courent obliquement depuis le bord Sud de cette cuvette dans la direction de Bergzabern. En atteignant la vallée du Rhin, elles forment le fossé de Langenbrücken. A ce faisceau appartiennent aussi les fractures de l'Odenwald (I, p. 253).

Le fossé rhénan (fig. 107) * a été considéré, dans le présent ouvrage, comme une bande de terrain affaissée entre deux horsts, les Vosges et la Forèt-Noire (I, p. 261). Ce que l'on voit n'est d'ailleurs qu'un reste, car, près d'Alpersbach, à l'E.S.E. de Fribourg (994 m.), Steinmann a trouvé dans un tuf basaltique des blocs de terrains mésozoïques, qui rendent probable une dénudation de 600 à 750 mètres sur la Forêt- Noire; et, dans la Basse- Alsace, les sondages entrepris pour la recherche du pétrole^ ont montré, d'après Schumacher, que le remplissage tertiaire atteint au moins 780 mètres d'épaisseur \

Dans l'Ouest, le tracé général des fractures dévie légèrement de la ligne droite, et elles dessinent des courbes plus ou moins adoucies. Benecke a fait voir comment des fragments allongés du massif tantôt

[I. L. van Werveke, Beigleitworte zur Höhenschichtenkarte von Elsass- Lothringen und den angrenzenden Gebieten im Massstab 1 : 200 000. Herausgeg^eben von der DirekLioD der Geologischen Landesuntersuchung von Elsass-Lothringen. In-S", 57 p., 1 carte tectonique. Strassburg, 1906; L. van Werveke, Aperçu sur la constitution et l'histoire géologique des Vosges (Annales Soc. Géol. de Belgique, Liège, XXXIV, 1907-1909, Mémoires, p. 247-264, pi. XIX et XX : coupes générales) ; et Die Tektonik des Sundgaues und ihre Beziehungen zur Tektonik der angrenzenden Theile des Juragebirges (Mittheil. Geol. Landesanst. Elsass-Lothringen, VI, 1908, p. 321-339, carte dans le texte).]

[2. Les résultats de ces études ont été résumés par L. van Werveke dans Touvrage de H. Hftfer, Die Geologie des Erdöls, des Erdgases, Erdwachses und des Asphalts. In-S", Leipzig, 1906, p. 209-234.]

3. G. Steinmann, Die Nagelfluh von Alpersbach im Schwarzwalde (Berichte d. Naturforsch. Gesellsch. Freiburg i. B., IV, 1894, p. 1-32); du môme, Die Neuaufschliessung des Alpersbacher Stollens (Bericht d. Oberrhein. Geol. Ver., 35. Versamml., 1902, 4 p.); E. \V. Benecke, H. Bücking, E. Schumacher und L. van Werveke, Geologischer Führer durch die Elsass. In-t2, Beriin, 1900, p. 142. — Pour un tableau d^ensemble de toutes les cassures rhénanes, de Bàlc à Darmstadt, voir la carte de G. Regel mann : Geologische Uebersichtskarte von Württemberg und Baden, in-folio, 6. Aufl., 1906; et le mémoire du même auteur : Die wichtigsten Strukturlinien im geologischen Aufbau Sudwestdeutschlands (Zeitschr. Deutsch. Geol. Gesellsch., LVIi. 1905, Monatsber., p. 299-318). [< Un sondage près de Witteisheim nux environs de Mulhouse est resté dans le Tertiaire à une profondeur de 1 119 m.! » (L. van Werweke, .Vnnales Soc. Géol. de Belgique, Liège, XXXIV, 1907-1909, Mém., p. 263).]

s'abaissent d'un seul coup en profondeur, en déterminant dans le paysage un contraste tranché entre les montagnes et la vallée- plaine, et tantôt restent accrochés à la région saillante, comme des gradins formant aujourd'hui des collines intermédiaires; en outre, ce géologue a montré comment, d'autre part, de longues fractures se retrouvent en plein affleurement des terrains anciens ^ Vers Dambach et Barr, il se produit un élargissement progressif du Graben, disposition qui persiste au delà de Strasbourg jusqu'à Worth.

La direction normale des cassures bordières ne disparait pas, d'ailleurs, mais elles ne sont pas apparentes dans le relief du sol, et, à l'Ouest, il s'est formé comme un golfe au sein du massif montagneux, le champ de fractures de Saverne . D'après Benecke, les failles bordières plongent fortement à l'E., tandis que dans le champ de fractures tout bouleversé de Saverne, les pendages sont quelconques.

Près de Worth, le bord

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