DoBARLE, I, p. 268 et sniv
4. Saint-Hilaire existait déjà au xii* siècle, mais seulement à titre d*oratoire; vers Tan 1200, cette église devint paroisse. Elle fut démolie en 1795 et remplacée par une maison particulière.
5. « ... Ad communem usum doctornm regencium et scholarium studenciuro, in eadem « grande sumptuosum et notabile ediflcium construere in loco scolarum eiusdem ad « actus doctorales solemnes studii exercendos, matutinales lecturas, repeticiones, dispu- « taciones et alia exercicia peragenda. » Lettre de Tévéque Guillaume, citée ap. Jourdain {Histoire de V Université).
Tenue moins florissante à la suite des longues guerres et des discordes civiles qui avaient épuisé le royaume. Louis XI voulut rendre au collège quelque peu de son ancien prestige en se déclarant son protecteur (1482). Il prit sous sa défense et sauvegarde spéciale les doyen, docteurs et bedeaux des Décrets, et leur accorda des privilèges variés ^ Ce roi aimait beaucoup la science juridique, et la légende rapporte qu*il avait songé à réformer la justice suivant les préceptes du droit canonique, mais en réduisant considérablement ses prescriptions, en sorte qu'elles eussent toutes été comprises dans un petit volume. Un seul droit et une seule coutume pour tout le royaume , nulle distinction de grandeur ou de richesse en matière de justice; diminution des frais de procédure ; réduction des officiers inférieurs des tribunaux, tels étaient, paraît-il, ses principes '. Peut-être les avait-il formés et mûris dans dans la société d*Ambroise de Cambrai, dont il recherchait volontiers les conseils. — Les docteurs, de leur côté, s'efforçaient aussi de relever leur école défaillante, et, pour récompenser ceux d*entre eux qui s'étaient adonnés sans retour à renseignement, ils arrêtèrent en conseil que tout régent qui aurait persévéré pendant vingt ans dans sa charge de professeur serait désormais exempt de cours et recevrait néanmoins les honoraires habituels '. Ces avantages pourtant ne profitaient guère^ qu'aux individus, et la science, au lieu de se développer, devenait déplus en plus difficile d'accès, car l'avarice des orgueilleux parvenus empêchait l'admission des aspirants de bonne volonté. Un témoignage bien significatif de ce triste . état de choses, c'est qu'au commencement du xvi^ siècle, les docteurs de Conty et Dorigny percevaient à eux seuls les bénéfices de la Faculté et que leurs délibérations, au lieu de pourvoir au développement des études, se bornaient à quelques questions matérielles : répartition des émoluments, discussions intéressées avec le bedeau ou vaines ' futilités de préséance !
Les dernières années de cette première période furent agitées par rimportante question du Concordat. Arrêté en 1515 à Bologne dans l'entrevue de Léon X et de François I, le concordat rencontra une vive opposition dans l'Université \ Quand parut le texte de la bulle Primitiva illa Ecclesia, les Facultés de théologie et de
1. Ordonnances des rois de France, t. XIX, p. 43 : « Omnes qui res publicas... Datûm. an. Dom. 1482 mense aug. »