Mémorial, an
a promeutz ausditz doctoratz en université fameuse cum rigore « examinis^. »
Malheureusement, la vénalité des charges de judicature, innovation que nous serions tenté de qualifier de funeste, et dont sans en peser peut-être toutes les conséquences» se rendirent coupables Louis XII et François I^', découragea souvent les bonnes volontés. L'ordonnance de Blois (mai 1579) ' contribua, il est vrai, à diminuer le mal en rendant aux grades quelque chose de leur importance et à l'autorité un réel contrôle que consacrèrent définitivement les statuts de 1600, mais il y avait dans cette pratique une cause incontestable d'affaiblissement pour les études juridiques.
Les insignes des grades restèrent à peu près les mêmes pendant cette période, et ce n'est qu'en de légers détails d'agencement ou de coupe que la mode fit sentir son empire aux amples robes académiques. Voici la description donnée par les statuts de réformation de 1598 des vêtements du licencié : oc licenciatus a extempli togà indutus et teniâ sericeâ de coUo ad togœ lum- « bos pendulâ qualem viros sacri ordinis ac senatorii decet , vel a epomida nigri coloris...^ » Les attributs du docteur étaient toujours la chape, le livre des canons, la barrette et l'anneau qui lui étaient remis par le doyen le jour de la réception : c primo c induatur cappâ doctorali, deindè zona cingatur qu» balteo mic litari quodanunodo respondet; hinc liber primum clausus, « deindè apertus ostendatur, ut meminerit sibi ignota primum «fuisse sacrorum canonum placita, certèque incognita, deindè, c post multos et assidues labores tandem facta pervia et aperta... « Ad hœc pileo doctorali operiatur caput, et, ne quid desit, quasi « ad ritum spiritualis conjunctionis, annulus auri puri cÛgito