‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 148 sur 281 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Le Droit aux bénéfices.

▲ftedre de la msûtrise es arts. — État des gradués ayant le Concordat et

depuis. — Intervention du Parlement, insistance des autres Facultés. — Considérations sur l'obtention

des bénéfices par les grades.

Les étudiants qui, jusqu'à un certain points étaient en droit d'exiger des améliorations et des perfectionnements dans le régime de la Faculté, allaient devenir les victimes de ce besoin général de réglementation. Tous les gradués de TUniversité, nous Tavons dit, pou'yaient aspirer aux bénéfices, mais la liberté laissée aux décrétistes, de ne pas acquérir la maîtrise es arts était cause d'une tension constante dans l'Université. C'est là qu'élèves et maîtres se rencontraient toujours, unis sur le même terrain, pour la défense de leurs privilèges. Toute indiscipline d'une part, toute rancune égoïste de Tautre, cessaient pour faire face aux compétitions des adversaires. Disons donc quelques mots de cette affaire de la collation des bénéfices qui occupa si longtemps les diverses Facultés jalouses des canonistes.

Ce sont les souverains Pontifes qui habituèrent l'Université de Paris à compter sur les bénéfices ecclésiastiques pour récompenser ses suppôts « ; ils se firent même plus tard les défenseurs de ses droits en condamnant la conduite de certains évêques qui se refusaient à ouvrir^ aux gradués les postes avantageux de leurs diocèses '. La fixation des droits des gradués semble avoir été définitivement arrêtée au commencement du xv* siècle, c'est, du moins, Topinion de Thomassin qui s'appuie sur un passage significatif de la chronique du moine de Saint-Denis, c On voit ici, » dit le savant auteur :

a io Que les gradués se nommaient dans les rôles des Universités, et ensuite, ils étaient en droit de se faire pourvoir des bénéfices qui leur étaient échus ;

a 2^" Ils avaient un mois pour délibérer s*ils accepteraient, ou s'ils refuseraient ; et pendant ce temps- là le bénéfice ne pouvait être donné à d'autres ;

« 3° Ils pouvaient refuser les bénéfices de peu de revenu ;

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