CHAPITRE II
Méthode de la Faculté.
Direction doctrinale : critique de renseignement défectueux de certains
docteurs et des vices des écoliers. — Dictée des cours ;
durée des études. — Langue employée dans les leçons. — Mode
d'exposition des matières doctrinales.
Un des devoirs les plus importants d*ime institution pédagogique quelconque, est d*approprier son enseignement à l'âge, aux aptitudes, aux connaissances préacquises de ses disciples. L'expérience indique aux maîtres les moyens les plus aptes à satisfaire à ces conditions , et leur inspire journellement les améliorations dont ils peuvent espérer un plus grand profit. Nous rapporterons ici quelques-uns des conseils que la sagesse de Dartis lui faisait donner à sa chère Faculté, en 1647, et nous reconnaîtrons, dans sa fine critique, le portrait de quelques-uns de ses collègues et la copie de leurs travers ^ Pour porter ime appréciation juste et bien fondée sur un des maîtres, disait-il, il faut considérer d'abord ce qu'il enseigne, et, ensuite comment il enseigne.
i) « Yidendum est in primis quid magistri doceant... » Il y a des maîtres qui, si on les observe de près, n'ont d'autre mérite qu'un peu de prestige extérieur et beaucoup de jactance : « oof(av
1. Août 1589. — (Cf Cl. Bataillard, M<9urs judieiairtê de ia Framee du xti* aa la* sHele.) Les boriMs étroites imposées à l'exercice de U charge de notaire apostolique par Henri U, et l'ordonnance de Rousaillon (1563), par laquelle Charles IX interdit aux juges ecclésiastiques de s'opposer aux ordonnances sont d^s manifestations identiques de Tesprit gallican.