‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 161 sur 281 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

3. •> Cum videritis aliqaem professorem dod studere, dieite iUam igntrum esse, « volupUs enim quam percipiuot ex labore suo viri eniditi, non permitlit eot quieicere. » /6id., p. 9.

4. 11 signale en particulier des étuJiants qui ne s'attachaient qu*ao titre « <*# obligat. • ou bien à celui « de usuris » ou encore au titre » de spoosulibus », etc.

science juridique , voyons maintenant de quelle manière cette science était offerte à son travail et à son intelligence.

Autrefois les statuts défendaient aux maîtres de dicter leurs cours, Tintroduction insensible de Tusage contraire fît tomber cette prohibition en désuétude. Nous constatons la première reconnaissance officielle de ce changement dans la recomman^ dation faite, par les statuts de 1598, aux auditeurs, de transcrire sur des cahiers la leçon dictée du maître ^ Cette obligation fut encore précisée davantage dans Tédit de 1679 : «Nul ne pourra c prendre aucun degré ni lettre de licence en droit... qu*il n*ait c écrit ce qui sera dicté p^ les professeur^... » Elle devint même dans Tesprit de la Faculté d'une si essentielle gravité que les do6teurs redoutaient dé laisser compromettre les études en tolérant sa trangression '.

• Pendant la première période de la Faculté, il fallait quarante mois d*étude avant d^aspirer au grade de bachelier. Ces longues et inu>> tiles épreuves n^'avaient plus aucune raison d'être depuis que l'en» seignement s.'était modifié et que Timprimerie mettait aux mains de tous les textes qu'on était autrefois obligé de copier avec un fastidieux travail. La Faculté entreprit donc, dès la fin du ■xv« siècle, de diminuer la durée de ce stage; mais les autres fa-r milles de TUniversité s'y opposèrent, afin de ne pas laisser s'augmenter les privilèges des Décrétistes. Robert Gaguin, docteur ea décret qui, eh qualité de général des Mathurins, avait une certaine influence sur tout le corps universitaire, fit tous, ses efforts pour satisfaire les justes revendications de son collège, mais il se heurta à la mauvaise volonté des Facultés réunies. A plusieurs reprises les débats se rouvrirent aux assemblées générales, et ce ne fut qu'en 1534 qu'on obtint de réduire à deux ans le temps d*études nécessaire pour le baccalauréat'.

L*enseignement à Paris, comme dans les autres Universités, était toujours donné en latin. Il se trouvait cependant des novateurs, étrangers à l'enseignement, qui réclamaient l'introduction de la langue française dans la Faiculié. Charondas le Coron insiste fortement pour obtenir cette réforme. Dans ime sorte de dialogue galant et assez fade qui fit le tour des écoles ^, il parle entre, autres choses de l'excellence de la langue française et de son utilité pour l'enseignement du droit. La lettre à l'Académie em-

i. « DicUta doctomm «xcipiat. » Slatuls de 1598.

2. Cf. Mémoire sur les moyens de rendre les études de droit plus utiles. -». P. C LoMiY, docteur eo droit canoo. ~ Paris, Saugraio, 1768.

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