Discours de M. Ed. Martiii (1772), p
endroit les années de la seconde période. Période de transition et d'expectative, son caractère spécial méritait d'être accusé fortement, et pour cela, elle ne devait pas être confondue avec les années préparatoires qui conduisirent à Tarrêt de 1679. Assurément, si nous considérions les événements à leur éclat, nous aurions songé à donner comme démarcation sensible à un âge de la vie doctrinale de la Faculté la réforme royale de 1679-1680, mais nous avons trouvé que les éléments absolument nouveaux introduits par la création de docteurs surnuméraires était une manifestation trop signiûcativc de l'œuvre de sécularisation, pour ne pas en dater l'origine de la dernière époque de la Faculté '. La transformation absolue de l'École de droit n'est pas encore produite par l'adjonction des docteurs qui n'appartiennent pas au collège sex viral, soit, mais sera-t-elle complète, même lorsque l'enseignement du droit romain sera proclamé; le sera-t-elle jamais, jusqu'au jour où un code unique , inspiré par un même esprit puissant, viendra cimenter une science que distribueront des maîtres créés pour elle?
1. Les docteurs agrégés cootestaient aux régents leur droit de s*appeler Collège lexviral, puisque la rérorme de 1656 avait si radic&lemeot modifié la coostitutioD de la Faculté : «... La question n'est pas de sçavoir si les six docteurs régens, dans le temps qu'ils formoient seuls le corps de la Faculté, avoient le droit de se désigner par le titre de Collège sexviral ; il faut conoottre s'ils peuvent le faire encore aujourd'hui, après qoe par les augmentations faites au nombre des membres de la Faculté en 1^^ et 1682, ils ne forment plus un collège de six personnes, mais sont devenus les membres d*ua collège plus nombreux qui est celui de h Faculté. » Archives de la Faculté de droit, n* 119. Coll. Demante : Réponse pour les docteurs-agrégés aux assertions tirées du Mémoire des Docteurs-Régcns, n»6, p. 6.
3e PÉRIODE (1656-1793)