Preuves justificatives f etc., p
se relever de soû humiliation passée* savait associer autour d'elle tant de célébrités et de renommées fortement établies. Voici, en effet, quels étaient les noms apposés au-dessous du texte du nouveau statut dont nous venons de donner connaissance.
Pierre de Marcâ, archevêque de Toulouse.
Antoine Oodeau, évêque de Vence.
François Bosquet, évêque de Montpellier*.
André de Saussay, évêque et comte de Toul, prince du Saint- Empire.
Bonaventure Roitsseau.
D. de Basocfies, ancien évêque de Verdun, abbé commanditaire de plusieurs riches bénéfices.
Louis Boucherat, avocat consistorial et maître des requêtes.
OuUlaume de Lamoignon, avocat consistorial et maître des requêtes.
Michel Amelot, membre du Parlement et abbé de Lorray.
Jacques Amelot, frère du précédent, premier président à la cour des Aydes.
Druse Daubray, conseiller au Parlement.
Th, Bignon, conseiller au Parlement.
Jérôme Biçfion, avocat au Parlement.
/. B. de Contes, doyen de llnsigne Église de Paris.
Jean Oranger, chanoine de Paris.
Noël de Bry, curé de SS. Cosme et Damien.
Michel de Marolles^, abbé de Baugerais et de Villeloin.
Éloi Ménage.
Fra^içois Hédelin, aumônier du roi et prédicateur de la cour.
François Tallemant, conseiller et aumônier ordinaire du roi.
Jean de Meaupou. conseiller et aumônier ordinaire du roi.
1. L*acte d*agrégatioD signalait en ces termes les causes d'abaissement de la Faculté, avant d'insister sur les espérances de relèvement : « Quom consultissima luris caoo- « nici Facultas, qusB multis scculis sopra cceteras floruerat, coromuni rerum homana- « rum lato, bine amissis rediUbus, quibus veluti nervis omnia corpora stant ac fulciun- «. tur ; indè veteribus institutis, ob neglectam \oW Galli& luris disciplinam, magnâ ex « parte obsoletis, ex antiqu& gloriâ plurimum excidisset... » (Arrêt du 6 septembre 1656.)
2. L ancien protégé du président de Mesmes et de Peiresq, qui se signala par d'importantes réformes dans l'enseignement de TUniversité de Montpellier. Il était célèbre par son érudition et la sagesse de ses conseils. Voir à son sujet une excellente étude de M. l'abbé Henry. (Paris, Thorio, 1889.)
3. Le fameux amateur qui trollectionna le premier fonds d'estampes de la Bibliothèque nationale.
Louis Nublé,
Jean Boscager,
Raymond de Paiccy, \ avocats au Parlement,
Jean Issali,
Pierre Jean Joubert,
Tous étaient docteurs en droit. C'était un assemblage heureux de savants et de sages, d'humanistes célèbres et de praticiens renommés. Les noms les plus glorieux dans l'Église se trouvaient réunis à ceux qui faisaient Tillustration de la robe et du barreau. L'habileté et le choix judicieux du conseil de la Faculté apparaissaient clairement dans un tel résultat, et il était impossible de ne pas admettre que cette académie d'érudits, de philosophes et d'hommes politiques devait faire rejaillir sur l'école de Paris l'éclat particulier qui accompagne toujours des intelligences supérieures, et quelque chose de l'importance conférée par les charges dont ses membres étaient revêtus.
L'institution des docteurs d'honneur que Pierre Halley avait le premier rêvée * et qu'il sut réaliser grâce à la coopération bienveillante de M. de Bellièvre était en somme destinée à donner à la Faculté des protecteurs intéressés à son développement. Ces prélats éclairés, ces conseillers royaux, ces maîtres des requêtes ou membres du Parlement qui allaient être les témoins des efforts de la Faculté ne pourraient s'empêcher de les encourager, malgré l'envie que les Facultés de province ne manqueraient pas d'éprouver à la vue de ces hautes relations. Ed. Martin témoigne dans son discours de 1722' la reconnaissance persévérante de l'École à la mémoire de Louis XIV, à propos de cette institution sans précédents : < Academiam nostram prœcipuè spectans, » dit-il, « in ejus decus et praesidium adjunxit consultissimse Fa-
1. Qaand Buisine prétendait constituer à lui seul la Faculté, ceux qui auraient souhaité en faire partie et qui étaient docteurs en droit proposèrent leur concours même sans rétribution, à la charge seulement d'avoir voix délibérative. Il y eut à ce sujet de graves discussions. Buisine fit paraître un factum où il réfutait cette prétention que soutenait M* Pierre Loysel au nom de rUniversité et des docteurs en droit. (Mémoire pour Maistre Philippes de Buisine, docteur-régent et doyen de la Faculté de décret de l'Université de Paris, défendeur, contre Maistre Pierre Loysel, etc. B. N. Université t. V, Z, 8284, r + g. d. 68.) n y démontre que ces docteurs n'ont aucun droit de ce genre. D y avait bien eu déjà dans la Faculté des docteurs d'honneur, mais c*étaient d'anciens régents qui avaient cessé leurs fonctions parce qu'ils avaient été promus à de plus hautes dignités, et dans les assemblées générales ou particulières ils n'avaient pas voix délibérative. — Historiquement, Buisine avait raison ; au point de vue de la justice il était dans son tort. Or, un des demandeurs joints à M« Loysel était Halley. L'idée de docteurs auxiliaires demeura dans son esprit et l'amena à travailler à procurer Tinstitution de ces professeurs d'honneur dont nous venons de parler.